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Les ères géologiques

Les ères géologiques

HISTOIRE DE LA STRATIGRAPHIE

Ce sont les mineurs, qui, il y a 3 à 4 siècles, ont voulu comprendre la structure des différents étages des roches dans lesquelles ils évoluaient.

Le principe de superposition des couches sédimentaires est proposé par un géologue danois Niels Stensen (Nicolas Stenon), en 1669.

Les couches supérieures seraient, sauf bouleversement géologique, plus jeunes que les couches inférieures.

Notons toutefois qu’à cette époque les caractéristiques des roches étaient faites sur les critères d'observations basiques,  l’apparences, la couleur et la structure ou même l’odeur.

Fort heureusement les fossiles, présents dans pratiquement tous les sédiments, vont permettre de faire des relations entre des zones stratigraphiques différentes ou semblables.

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Niels Stensen

(Nicolas Stenon),

1638 - 1686

James Hutton

1726 - 1797

Abraham Gottlob Werner

1749 - 1817

William Smith

1769 - 1839

C’est en 1795 qu’un géologue Ecossais, James Hutton, décrit le Principe d’Actualisme ou d’Uniformitarisme, selon lequel les changements géologiques sont uniformes en fréquence et amplitude à travers le temps, s’opposant ainsi au Neptunisme d’Abraham Gottlob Werner, minéralogiste Prussien d’origine Saxonne, alors très populaire, selon lequel les roches se sont formées à partir de la cristallisation de minéraux dans les océans du passé de la Terre.

Werner note par exemple que de nombreuses couches de roches sédimentaires rencontrent d'autres couches avec des angles inhabituels, ce qui suggère que la première couche s'est déposée puis déformée et qu'une autre couche s'est déposée par-dessus. Il propose aussi que l'intérieur de la terre est chaud et que cette chaleur est le moteur de la création de nouvelles roches : l'érosion par le vent et l'eau produit des sédiments qui se déposent en couches dans la mer puis la chaleur consolide ces sédiments. (Wikipédia Abraham Gottlob Werner)

 

William Smith un géologue Britannique est le créateur de la première carte géologique de la Grande-Bretagne et le « Père de la géologie anglaise », titre que lui donne Adam Sedgwick. 

Il fait deux apports importants à la géologie, la découverte des fossiles stratigraphiques, base de la biostratigraphie, parfois appelé principe de succession faunal ou principe de succession faunistique, et l'extension des régularités de la disposition des strates entre elles du niveau local au niveau régional, national et au-delà.(Wikipédia William Smith)

LA BIO-STRATIGRAPHIE

 

La bio-stratigraphie utilise les fossiles stratigraphiques pour établir des biozones, une unité fondamentale définie à partir de l'extension d'un ou de plusieurs taxons (a priori, des espèces). Les biozones représentent des intervalles corrélables dans des faciès lithologiques éventuellement hétérogènes. On parlera de « zones à ... » et on établira des corrélations de zones fossilifères. Ces zones de terrains sont rapportées à des chronozones théoriques, c'est-à-dire que l'ensemble des couches d'une « zone à x » est considéré s'être déposé entre l'apparition d'une espèce indice x et sa disparition, même si certaines couches intermédiaires peuvent ne pas contenir d'individus de l'espèce x, en raison de variations paléo-environnementales, d'un biais d'échantillonnage sur le terrain (manque de chance...) ou autres raisons. 

Critères d’un fossile stratigraphique

Pour être qualifié de fossile stratigraphique (ou fossile indice), un taxon doit répondre à plusieurs critères essentiels. [fr.wikipedia.org]

Une grande répartition géographique

Les fossiles stratigraphiques doivent présenter une très large répartition géographique, c’est‑à‑dire être présents dans différentes régions du globe. Cette large distribution garantit que le fossile n’est pas limité à une localité particulière, ce qui en fait un marqueur fiable pour corréler les strates à l’échelle régionale, voire mondiale. [fr.wikipedia.org]

Une durée d’existence géologique courte

Les fossiles indices doivent avoir existé pendant une période relativement brève à l’échelle des temps géologiques. Cette courte extension stratigraphique permet d’identifier des intervalles de temps précis. La présence d’un tel fossile dans une strate indique donc un âge bien défini, rendant possible une datation relative fine des terrains. [fr.wikipedia.org]

Une grande abondance

Les fossiles stratigraphiques doivent être abondants dans les strates où ils apparaissent. Une forte abondance augmente la probabilité de les retrouver dans différents affleurements et fournit un nombre suffisant de spécimens pour établir des corrélations fiables. À l’inverse, les fossiles rares constituent de mauvais indicateurs stratigraphiques, car leur faible occurrence rend les corrélations difficiles et incertaines. [fr.wikipedia.org]

Une identification aisée

Les fossiles indices doivent posséder des caractères morphologiques distinctifs, facilement reconnaissables. Une morphologie caractéristique limite les risques de confusion avec d’autres espèces et garantit une identification fiable, condition indispensable à une corrélation et une datation précises des strates. [fr.wikipedia.org]

Les fossiles ne présentant pas ces caractéristiques sont dits panchroniques. Ils ont une très longue durée d’existence à l’échelle géologique et, de ce fait, ont peu ou pas de valeur pour la datation biostratigraphique. [fr.wikipedia.org]

Quelques exemples

 

Ammonites (Mésozoïque)

Groupe : Céphalopodes marins
Ère : Trias – Jurassique – Crétacé

Les ammonites sont les fossiles stratigraphiques les plus emblématiques. Elles présentent :

  • une très large répartition géographique (océans du monde entier),

  • une évolution rapide,

  • une morphologie facilement identifiable (coquille spiralée cloisonnée).

 Exemples précis :

  • Pleuroceras spinatum → sommet du Pliensbachien (Jurassique inférieur)

  • Perisphinctes tiziani → Jurassique supérieur

  • Scaphites hippocrepis → Crétacé supérieur

Certaines espèces d’ammonites n’ont existé que quelques centaines de milliers d’années, offrant ainsi une excellente résolution temporelle. [universalis.fr]

Pleuroceras spinatum.jpg

 

Trilobites (Paléozoïque)

Groupe : Arthropodes marins
Ère : Cambrien – Permien

Les trilobites sont très utilisés pour la stratigraphie du Paléozoïque :

  • grande diversité d’espèces,

  • évolution rapide durant certaines périodes,

  • abondance dans les sédiments marins anciens.

 Exemple :

  • Certaines espèces du Cambrien inférieur servent de marqueurs très précis de cet intervalle.

Ils sont toutefois moins efficaces à l’échelle fine lorsque leur groupe persiste longtemps sans renouvellement rapide. [universalis.fr]

Trilobites.jpg

 

Graptolithes (Ordovicien – Silurien)

Groupe : Hémichordés planctoniques
Milieu : Marin profond

Les graptolithes sont d’excellents fossiles stratigraphiques car :

  • ils sont planctoniques (donc largement dispersés),

  • leurs espèces ont souvent une durée d’existence très courte,

  • leur morphologie est distinctive.

Ils sont largement utilisés pour subdiviser l’Ordovicien et le Silurien avec une très grande précision. [universalis.fr]

Graptolite.jpg
Graptolite - planche a.jpg

 

Foraminifères (Mésozoïque – Actuel)

Groupe : Protozoaires marins microscopiques
Taille : < 1 mm

Les foraminifères, en particulier les foraminifères planctoniques, sont parmi les meilleurs fossiles stratigraphiques :

  • extrêmement abondants,

  • très bien conservés,

  • large répartition géographique,

  • évolution rapide pour certaines lignées.

Ils sont largement utilisés en géologie pétrolière et pour la stratigraphie du Cénozoïque et du Crétacé. [universalis.fr]

Foraminifères.jpg

 

Conodontes (Cambrien – Trias)

Groupe : Vertébrés primitifs (microfossiles denticulaires)

Les conodontes sont d’excellents fossiles stratigraphiques car :

  • ils ont une large distribution,

  • une évolution rapide,

  • une excellente conservation,

  • une grande abondance dans les sédiments marins.

Ils sont notamment utilisés pour définir certaines limites d’étages dans l’échelle stratigraphique internationale (GSSP). [universalis.fr]

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Exemple de mauvais fossile stratigraphique (contre‑exemple)

Dinosaures

  • rares,

  • continentaux,

  • durée d’existence globale très longue,

  • restes souvent fragmentaires.

👉 Ils sont donc panchroniques et impropres à la datation biostratigraphique fine. [universalis.fr]

Dinosaure fossilisé.jpg

STRATOTYPES

Exemple de répartition de fossiles index.jpg

Au XIXᵉ siècle, les observations de terrain réalisées par les stratigraphes sur des affleurements de référence conduisent à la définition de stratotypes. Un stratotype est une coupe géologique servant de référence pour définir un étage de l’échelle stratigraphique. Ces étages sont le plus souvent nommés d’après la région où ils ont été décrits pour la première fois, avec le suffixe ‑ien (par exemple : Jurassique supérieur, Pliensbachien, Toarcien).

Cependant, la multiplication des études locales entraîne la création de nombreux noms d’étages parfois redondants ou recouvrant des intervalles de temps similaires. Afin d’éviter les ambiguïtés et d’unifier la chronologie géologique, une normalisation devient nécessaire.

C’est dans ce contexte qu’en 1980, l’International Union of Geological Sciences (IUGS) et l’International Commission on Stratigraphy (ICS) établissent l’échelle stratigraphique internationale. Les limites des étages sont désormais définies par des GSSP (Global Boundary Stratotype Section and Point), souvent appelés « clous d’or », qui correspondent à des points de référence précis dans une coupe stratigraphique mondiale.

Bien que cette échelle soit universelle, certains anciens noms d’étages continuent parfois d’être utilisés dans des contextes régionaux ou historiques, en fonction des traditions locales de la géologie.

Pourquoi et comment a-t-on divisés les temps géologiques ?
Termes employés.

Ce cartouche est un copié/collé de wikipédia

Terminologie

L'échelle des temps géologiques est subdivisée en plusieurs unités : les unités chronostratigraphiques, géochronologiques et magnéto stratigraphiques. Les unités chronostratigraphiques sont définies à partir des méthodes litho stratigraphiques et bio stratigraphiques et organisent les couches sédimentaires de la croûte terrestre en une échelle temporelle relative. Les unités géochronologiques correspondent à des intervalles de temps, dont les âges sont obtenus par les méthodes de datation absolue. Ces deux catégories d'unités utilisent différents termes qui sont équivalents et suivent une hiérarchie précise :

Unités chronostratigraphiques et Unités géochronologiques.
Définitions et limites
Éons de la Terre *

 

L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques, l'éonothème. Le terme éon est également utilisé dans le cadre de la planétologie pour permettre de décrire l'histoire des planètes.

L'histoire de la Terre est découpée en quatre éons. Les trois premiers, qui couvrent les 4 premiers milliards d'années de l'histoire de la Terre sont parfois regroupés au sein d'un superéon nommé le Précambrien.

Les quatre éons terrestres sont les suivants, du plus ancien au plus récent :

  • Hadéen (de - 4,65 à - 3,8 milliards d’années),

  • Archéen (de - 4 à - 2,5 milliards d’années),

  • Protérozoïque (de - 2,5 à - 0,541 milliards d’années),

  • Phanérozoïque (depuis l’explosion biologique cambrienne il y a 541 millions d’années, jusqu'à nos jours).

*L'éon est l'intervalle de temps géochronologique correspondant à la plus grande subdivision chronostratigraphique de l'échelle des temps géologiques, l'éonothème.

 

Les 4 éons sur 24 heures.
Ères

Les différentes subdivisions de l'échelle des temps géologiques correspondent à des conditions paléo-environnementales, paléontologiques ou sédimentologiques similaires et homogènes dans chacune. Les ères sont définies selon des arguments paléontologiques et géodynamiques, bien que les premiers l'emportent sur les seconds dans la limitation des ères du fait de leur antériorité par rapport aux études géodynamiques.

La base du Paléozoïque, première ère du Phanérozoïque, se caractérise par les grandes bio diversifications cambrienne et ordovicienne et par l'apparition et la prolifération des fossiles à carapaces et coquilles ; cette ère est marquée par la présence du taxon des trilobites et est marquée par deux cycles orogéniques : le calédonien et l'hercynien. La limite Paléozoïque / Mésozoïque est caractérisée par la crise biologique du Permien-Trias (la plus sévère des cinq grandes extinctions, qui voit la disparition de taxons caractéristiques de l'ère Paléozoïque comme les trilobites et les fusulines), par la fragmentation du supercontinent de la Pangée et une discordance stratigraphique dans plusieurs régions du monde (Amériques, Sibérie...) : elle marque la fin du cycle hercynien et le début du cycle alpin.

L'ère Mésozoïque est définie par la présence des grands dinosaures non-aviens, des ammonites et des nummulites. Les mammifères, apparus simultanément avec les dinosaures, sont alors de taille modeste (les plus grands ont la taille d'un blaireau) mais sont numériquement fort nombreux et plus divers qu'aujourd'hui du point de vue de la classification. L'ère est marquée par une série d'orogenèses à l'origine de la ceinture alpine6,7 et s'achève par une phase d'extinction massive qui voit disparaître des taxons comme les ammonites, les dinosaures non-aviens ou les ptérosaures : c'est la crise Crétacé-Paléogène, abrégée en K/P, dont l'issue inaugure le Cénozoïque.

L'aube de l'ère Cénozoïque voit d'abord de grands oiseaux qui ne volent pas prendre les niches écologiques terrestres libérées, mais ensuite et rapidement, en mer comme sur terre et dans les airs, les mammifères se diversifient et certains acquièrent à leur tour des dimensions imposantes. L'ère est marquée en son milieu par la grande coupure Éocène-Oligocène (en lien avec une chute de météorite dans l'actuelle baie de Chesapeake et une autre en Sibérie centrale8), et à sa fin (les deux à trois derniers millions d'années avant le présent) par un cycle de glaciations entrecoupées de périodes interglaciaires (nous sommes dans l'une de celles-ci).

 

Périodes

Les géologues et paléontologues utilisent de plus en plus le terme de « système » plutôt que celui de « période » car ils se réfèrent à des formations géologiques et des ensembles de fossiles, plutôt qu'à une séquence de temps. Les phylogénéticiens et les paléontologues font généralement référence à des stades de développement de la vie et la nomenclature est assez complexe. Ils n'utilisent plus les termes anciens de « Précambrien » pour les périodes antérieures à ~ 541 Ma avant le présent, de « Primaire » pour le Paléozoïque, de « Secondaire » pour le Mésozoïque, ni de « Tertiaire » pour le Cénozoïque, et le « Quaternaire » ne désigne plus une période mais la dernière subdivision du Cénozoïque. Ces anciennes dénominations ont cependant tant circulé dans les sources, qu'elles réapparaissent encore fréquemment dans les publications et les documentaires, même récents.

 

Étages

En géologie et paléontologie, l'étage est l’unité de temps de base dans l'échelle des temps géologiques : sa durée est en général de l'ordre de quelques millions d'années. Il est la subdivision d'une série géologique basée sur la chronostratigraphie, c'est-à-dire sur l'âge déterminé par les méthodes de la biostratigraphie et de la litho stratigraphie.

Au XIXe siècle les géologues et plus spécialement les stratigraphes ont regroupé, sur un même affleurement, des ensembles de couches sédimentaires partageant des caractéristiques paléontologiques communes. Ces affleurements-type, naturels ou artificiels (carrières), appelés stratotypes, sont devenus des sites de référence pour définir ces intervalles de temps spécifiques que sont les étages, dont les noms proviennent généralement des sites où ces formations ont été décrites pour la première fois, auquel on ajoute le suffixe -ien (exemples : Hettangien, Oxfordien, Bajocien). S'il est utilisé comme nom propre, le nom d'un stratotype commence par une majuscule, mais employé en tant qu'adjectif, il commence par une minuscule (exemples : « niveau hettangien » ou « fossile oxfordien »). Ces noms peuvent parfois varier d'un pays à l'autre ou d'une langue à l'autre, en fonction de l'histoire de la géologie dans chaque pays ou continent.

Mais ces premières descriptions, limitées à l'échelle de bassins sédimentaires ou de pays, ont abouti à une multiplication du nombre d'étages. Il s'est vite avéré que plusieurs d'entre eux pouvaient recouvrir tout ou partie d'un même intervalle de temps. Au cours du XXe siècle, la tendance dominante a donc été de simplifier l'échelle stratigraphique des étages (mis en synonymie, avec des suppressions ou même des créations sur de nouveaux stratotypes plus représentatifs de l'intervalle de temps considéré).

À partir des années 1980, la Commission internationale de stratigraphie (ICS) et l’Union internationale des sciences géologiques (UISG) se sont appliquées à définir une échelle stratigraphique universelle des étages géologiques. Dans ce but des points stratotypiques mondiaux (PSM) (en anglais : Global Boundary Stratotype Section and Point, GSSP) ont été définis sur les stratotypes. Ils déterminent les limites existantes entre deux étages géologiques sans laisser la possibilité de lacune ou de chevauchement entre eux. La définition des points stratotypiques mondiaux est toujours en cours mais la majorité des étages sont déjà encadrés par ces PSM.

 

Étymologies

L’étymologie des éons, ères et périodes géologiques est celle des noms donnés aux subdivisions de l'échelle des temps géologiques basés sur la géochronologie. Ces noms proviennent soit des lieux où leurs roches ont été étudiées pour la première fois, soit d'une signification gréco-latine. Le nom d'une subdivision est souvent lié à un stratotype, affleurement-type (étalon) qui permet de définir une subdivision de l'échelle des temps géologiques, dans un travail coordonné par la Commission internationale de stratigraphie et l’Union internationale des sciences géologiques. Le mot stratotype associe la racine latine stratum (couche, couverture) et la racine grecque typos (empreinte, marque) qui en latin a donné tipus (modèle, symbole).

Du passé vers le présent, voici l'étymologie des dénominations géologiques des subdivisions stratigraphiques de l'échelle des temps géologiques, que sont les éons (ou « éonothèmes »), ères (ou « érathèmes »), périodes, époques et étages (ou « âges ») :

ÉON HADÉEN - de l'Hadès (enfer) en grec : période de la formation de la Terre, ainsi nommée en raison des conditions extrêmement variables qui y régnèrent, dépassant largement la fourchette de températures compatible avec la « chimie de la vie », sans compter des chocs majeurs comme celui entre Gaïa et Théia, à l'origine de la Lune.

 

ÉON ARCHÉEN - très ancien en grec :

  • Éoarchéen - aube du très-ancien en grec.

  • Paléoarchéen - ancien très-ancien en grec.

  • Mésoarchéen - moyen très-ancien en grec.

  • Néoarchéen - nouveau très-ancien en grec.

 

ÉON PROTÉROZOÏQUE - vie première en grec :

  • Paléoprotérozoïque - ancienne vie première en grec.

    • Sidérien - ferreux (épais dépôts de fer rubané).

    • Rhyacien - torrent de lave en grec (le nom parle de lui-même).

    • Orosirien - chaîne de montagnes en grec (surrection de chaînes).

    • Stathérien - stabilisé en grec (il s'agit des socles continentaux).

  • Mésoprotérozoïque - moyenne vie première en grec.

    • Calymmien - couvert en grec (sédimentation par-dessus les socles).

    • Ectasien - étendu en grec (extension des sédiments).

    • Sténien - étroit en grec (étroites ceintures métamorphiques).

  • Néoprotérozoïque - nouvelle vie première en grec

    • Tonien - étiré en grec (fragmentation du continent Rodinien).

    • Cryogénien - engendrant du froid en grec (« terre boule de neige »)

    • Édiacarien - d'Ediacara (site australien).

 

ÉON PHANÉROZOÏQUE - vie visible en grec (fossiles visibles à l'œil nu) :

  • ÈRE PALÉOZOÏQUE - vie ancienne en grec (jadis appelé Primaire : on pensait initialement que l'histoire de la Terre commençait par cette ère, il y a ~ 541 Ma)

    • Cambrien - de Cambrie (ancien nom du Pays de Galles).

    • Ordovicien - des Ordovices (ancienne tribu galloise).

    • Silurien - des Silures (ancienne tribu galloise).

    • Dévonien - du Devon (comté anglais des Cornouailles).

    • Carbonifère - porteur de charbon (présence de nombreux dépôts de charbon).

    • Permien - de Perm (ville russe).

  • ÈRE MÉSOZOÏQUE - vie moyenne en grec (jadis appelé Secondaire)

    • Trias - triple (en référence à ses 3 époques).

    • Jurassique - du Jura (Jura souabe).

    • Crétacé - crayeux (aux épais dépôts de craie ).

  • ÈRE CÉNOZOÏQUE - vie récente en grec (regroupe les anciennes ères « Tertiaire » et « Quaternaire »)

    • Paléogène - anciennement engendrée en grec.

      • Paléocène - anciennement récente en grec.

      • Éocène - aube du récent en grec.

      • Oligocène - peu de nouveau en grec.

    • Néogène - nouvellement engendrée en grec.

      • Miocène - moins récente en grec.

      • Pliocène - suite du récent en grec.

    • Quaternaire - le statut du Quaternaire a changé en 2009 ; considéré auparavant comme une ère, il a été rétrogradé à celui de période. Malgré son étymologie qui le rattache aux anciennes appellations des ères du Phanérozoïque, le terme a été conservé, pour des raisons de notoriété.

      • Pléistocène - en grande partie récente en grec.

      • Holocène - entièrement récente en grec.

 

L'échelle chronostratigraphique

L'échelle chronostratigraphique ci-dessous vous montre les différentes périodes géologiques, elle est complétée sur la droite par quelques étapes du développement de la vie sur Terre.

Réalisation pour Géopolis par Fréderic Delporte et André Hollebecq adapté pour "mineralogie.fr" par Jean Jacques Chevallier.

Echelle stratigraphique

En cliquant sur l'icone PDF vous pouvez télécharger l’Échelle Chronostratigraphique Internationale, de l'International Commission on Stratigraphy en français, septembre 2023 ou en anglais, décembre 2024. Cette échelle au format PDF est imprimable au format A3.

Avec l'aimable autorisation de l'International Commission on Stratigraphy           www.stratigraphy.org

Nouveau01/2025

Drap-US.jpg
Chronostratigraphic Chart ; A3-2024-12-Eng.
Chronstratigraphic Chart ; A3-2023-09-FR.

Nouveau03/2024

Drap-Fr.jpg

Tableau de concordance stratigraphique globale pour les 2,7 derniers millions d'années.
Version  5, mise à jour 2022

(en anglais)

Contributeurs : Kim Cohen, Phil Gibbard

Description

Ce téléchargement de la « version 5 » est la version poster-version mise à jour en 2022 de la figure 1 de l’article Quaternary international 500 (version 1). L’encart de la figure 2 de ce document est également inclus ici, par souci d’exhaustivité. Cohen, K.M. & Gibbard, PL.. 2019. Table de corrélation chronostratigraphique mondiale pour les 2,7 derniers millions d’années. Quaternary International vol. 500. Fig. 1. https://doi.org/10.1016/j.quaint.2019.03.009 Voir le résumé et le texte intégral de l’article lié pour plus de détails, l’historique de la recherche et les citations / références aux documents inclus dans le graphique: il fait largement usage d’ensembles de données et de schémas publiés, tous cités dans le texte principal, dont beaucoup ont des référentiels de données. La mise à jour de 2020 comprenait la ratification d’un GSSP pour le Pléistocène moyen (introduisant le stade chibanien), la division de la colonne sous-série et Étapes et la façon dont les GSSP sont indiqués, et l’abaissement de l’âge numérique provisoire pour la sous-série/stade du Pléistocène supérieur de 0,129 à 0,126 (affectant la ligne horizontale pointillée qui sert de guide gauche-droite à travers le graphique). La mise à jour de 2021 a corrigé une erreur de numérotation MIS en haut de l’Olduvai (63, 65) présent dans les anciennes éditions, repéré après plus d’une décennie de mise à jour de la figure / affiche. Sinon, la version de l’affiche indivise ne diffère de la figure de 3 pages dans l’article QI que par le placement et la taille de la police du titre et de la version, le placement des logotypes, l’inclusion des logos de l’Université d’Utrecht et de l’Université de Cambridge sur l’affiche (suite des versions précédentes du tableau), la référence à l’article de Quaternary International v-500 2019. Toutes les données figurant sur le graphique sont brièvement référencées dans le texte ci-dessous, et référencées intégralement et documentées brièvement dans le document de 2019. La publication papier QI-2019 500 faisait suite à l’article Gibbard & Cohen des épisodes 2008. L’édition 2021 et 2020 du tableau (versions 4, 3, 2 dans ce référentiel) fait suite aux éditions de 2019 (QI-500 / INQUA-Dublin; version 4) et à la version 2016 de l’IUGS Cape Town IGC (publiée sur le Web à l’époque). Les éditions 2021 et 2022 sont des rectificatifs concernant l’étiquetage MIS autour de l’Olduvai (voir le texte dans Étapes à reproduire). La publication de la version de l’affiche via data.mendeley.com, référencée à partir de l’article QI, a été coordonnée avec la direction de la revue QI (Elsevier) et la rédaction (INQUA). L’utilisation des logos IUGS-ICS et INQUA a été coordonnée avec les organisations respectives (et se poursuit à partir des versions précédentes du graphique). Les fichiers PDF contiennent uniquement des graphiques vectoriels évolutifs et doivent donc convenir aux reproductions aux formats mini-affiche (A4, A3) et format affiche (par exemple A1).

En cliquant sur l'icone PDF vous pouvez télécharger ce tableau au format PDF imprimable au format A3.

Avec l'aimable autorisation de l'International Commission on Stratigraphy           www.stratigraphy.org

Global stratigraphic 2022-A3 .

Ce tableau est le détail des 50 000 dernières années         www.stratigraphy.org

Global Stratigraphy 2.7 Ma-2022-small-2.jpg

Refonte et mise à jour le 02 mai 2026

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