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RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

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  • Minéralogie, Géologie, Météorites et tectites, Jean Jacques Chevallier. | Géologie et volcanologie | Abbaretz, France

    GÉOLOGIE MINÉRALOGIE GEMMOLOGIE https://mineralogie.club SITE OPTIMISÉ POUR CHROME, MOZILLA FIREFOX et EDGE, AFFICHAGE 1920 X 1080 et 2560 X1440. Pour mieux connaître la belle planète bleue... SCIENCES DE LA TERRE et de L'UNIVERS " Concourir au développement de l'étude et des connaissances, géologiques, minéralogiques, et gemmologiques, promouvoir la vulgarisation, notamment auprès de la jeunesse, de ces matières, participer à sauvegarder les espèces minérales de la destruction minière industrielle et du pillage. " " Il me semble inconcevable qu’une relation éthique à la terre puisse exister sans amour, sans respect, sans admiration pour elle et sans grande considération pour sa valeur. " Aldo Leopold , Naturaliste, Scientifique américain. 1887-1948 Almanach d’un comté des sables. La science publique est faite pour le public, il est normal qu’elle lui revienne. La science doit sortir des labos. On a beaucoup attendu que la science apporte des réponses définitives. Pourtant, la science n’est pas là pour rassurer. Elle a ses doutes et ses incertitudes, si elle n’en a plus elle n’est plus la science. Afin que le public sache différencier le fait d’avoir des doutes de celui de ne rien savoir, il importe que les scientifiques acceptent de prendre le temps d’en parler et que les moyens de le faire existent. Patrick de Wever Professeur MNHN CONSULTEZ RÉGULIÈREMENT LES PAGES NOUVEAUTES ACTUALITÉS DÉCOUVERTES & LES DOSSIERS "A path to knowledge" Un chemin vers la connaissance. Le chemin est symbole, il s’enrichit parce que nous l’empruntons, de notre intention, de nos pensées, de notre travail. Les chemins que nous prenons ont déjà été empierrés par d’autres qui avant nous les ont parcourus. Ils les ont tracés pour aller où ils pensaient devoir aller et aussi pour que d’autres puissent les emprunter, pour leur rendre la route plus sûre. Je vous invite à emprunter le chemin. "Turning a Dream into Reality" S'intéresser aux minéraux est une passion qui commence souvent dès le très jeune âge. C'est comme une maladie dévorante et incurable. "On n'en meurt pas, mais on meurt avec." S'intéresser aux beaux "cailloux" sans connaître leur origine, leur formation, et les phénomènes chimiques, physiques et géologiques qui ont présidé à leur création serait vraiment malheureux. L'on m'oppose souvent que les sciences minéralogiques et géologiques sont mystérieuses et très difficiles pour le commun des mortels. A ceux-là, je réponds sans hésiter, "NON". Les professeurs de SVT n'y intéressent peut-être pas assez leurs élèves parce que l'on ne les y a pas intéressés eux-mêmes, durant leurs études d'enseignants. Moi, j'ai eu la chance, il y a plus de 60 ans, d'avoir un professeur des Sciences Naturelles qui nous y intéressa, c'était au début des années 60, au lycée David d'Angers à Angers : "Merci, Monsieur J. Bon". Mais ce propos n'étant pas d'engager un débat ni une polémique à ce sujet. "point à la ligne" donc. Durant mes nombreuses années de passion minéralogique, j'ai lu un grand nombre d'ouvrages et j'ai toujours cherché à en savoir un peu plus. Le savoir est quelque chose qu'il est bon de partager, c'est pourquoi depuis 2000 j'ai mis ces fiches, puis ces pages, en ligne, afin d'aider à s'ouvrir sur ce monde fabuleux, celles et ceux qui se passionnent et qui ne savent pas toujours où trouver l'information. Ces sciences nous montrent combien nous sommes petits dans l'Univers et éphémères à l'échelle de notre bonne vieille Terre et peut nous ouvrir des horizons philosophiques que je souhaiterais pouvoir faire partager : Il ne s'agit pas là de vains mots, destinés à une quelconque propagande politique, d'écologiste plus ou moins autoproclamé qui vous fait culpabiliser sur vos déchets (à ce propos, qui parmi vous a demandé des blisters et autres emballages à base de pétrole pour toutes sortes d'objets ?) ou encore sur la couche d'ozone pour vous vendre des produits supposés propres, mais bien évidemment beaucoup plus chers. C'est très simplement le cri d'alarme d'un grand-père soucieux de l'avenir de sa descendance. Ici aussi, point à la ligne. La nature est merveilleuse alors, respectons-la en la protégeant. "Make your Dreams Come True" Jean Jacques Chevallier, ancien directeur des sociétés "Aux Minéraux du Monde" puis "MineralWest" a été : Vice-président et Secrétaire général du Syndicat des Professionnels de la Minéralogie, de la Paléontologie et de la Gemmologie, France Minéraux Fossiles Fondateur et membre du collège des experts de France Minéraux Fossiles. (syndicat en sommeil depuis son départ) Conseiller et accompagnateur aux USA, pour une agence de voyages scientifiques, lors de voyages de découverte de la géologie de l'Ouest américain. Il est toujours : Secrétaire général du Centre de Recherche Gemmologique, association J-P. Chenet, de l'Université de Nantes. Expert en sciences de la Terre. Conférencier. Auteur du site. L'auteur durant une période de réflexion intense. A la demande, je donne des conférences de vulgarisation en minéralogie, géologie, gemmologie, météorites etc. ​ Me contacter par mail 3 à 6 mois à l'avance. "Be a Perfectionist on Every Detail but Keep Cool" Les Fiches-Web de Minéralogie et de Géologie, ne prétendent pas être un cours, mais un commencement d'explication de ces sciences par des textes simples et compréhensibles de tous et surtout par beaucoup d'illustrations, ce que l'on appelle la vulgarisation. Plus de deux millions de pages vues depuis l'année 2001. L'auteur, qui n'est, pas un grand spécialiste et encore moins un enseignant, est un passionné un peu érudit qui tente de vous faire partager sa passion pour ces sciences à travers des documents qu'il a lui-même longuement étudiés. Il sera reconnaissant envers tous celles et ceux qui lui apporteront leur concours en lui signalant les erreurs qu'il aurait pu commettre. "TRAVAILLER SÉRIEUSEMENT SANS SE PRENDRE AU SÉRIEUX " La parution de ces "pages-web" est variable en fonction du temps que je peux y consacrer, vous pouvez y revenir régulièrement, en copiant cette page dans vos favoris. Avertissement : vous trouverez dans ces textes des termes ou appellations scientifiques que vous ne connaissez peut-être pas, certains me reprocheront de ne pas avoir créé un lexique pour les expliquer. Ceci n'est pas un oubli de ma part, c'est volontairement que je ne l'ai pas fait. ​ POURQUOI ? Pour obliger celles et ceux qui ont un appétit de savoir, à faire des recherches, dans la littérature ou sur internet. Vous trouverez beaucoup de réponses grâce à l'encyclopédie libre d'Internet Wikipédia et du site fleuve de la minéralogie " mindat.org " dont j'ai tiré une partie de la substance de ces pages. ​ " BON APPÉTIT DE SAVOIR ! " CONTRIBUTEURS ET COLLABORATEURS De près ou de loin, ils ont tous participé à l’inspiration et à l'élaboration de ce site, sans eux j'aurais été incapable de ce travail qu'un grand nombre d'entre vous jugent colossal dans les commentaires qui me sont adressés. Merci à eux pour leur précieuse collaboration à l'intérêt toujours en expansion de ce site dont je ne suis bien souvent que le metteur en scène et réalisateur. Depuis 24 ans, ce site à beaucoup évolué, les dossiers et les fiches se sont multipliés et ont été plusieurs fois améliorés grâce à des mises à jour en profondeur, avec toujours à l'esprit d'être à la portée des débutants. Ces deux listes ne sont pas exhaustives, il y a fatalement des oublis que j’essaierais de réparer. Ma bibliothèque contient des dizaines d'ouvrages, dont environ plus d’un tiers en anglais, des centaines de revues, beaucoup de PDF et des classeurs de notes. AUTEURS Alain Abréal Jean-Marie Arlabosse Augusto S. Auler Jacques-Marie Bardintzeff Pierre Barrian Louis-Dominique Bayle / Le Règne Minéral Jean Claude Berthelay / Quel est ce minéral ? Chabou Moulley Charaf Benjamin Carballo Nathalie Bertrand, mon assistante Marcia Bjornerud / Autobiographie de la Terre Ron Blakey/Université Nord Arizona Flagstaff Jean Claude Bouillard / Le Cristal et ses doubles Sylvain Boulay / Impacts Pierre-André Bourque/Université Laval Québec † J. C. Brion Thierry Brunsperger Alister G. Cameron Alain Carion Louis Chauris Robert Clayton Michel-Alain Combes Patrick Cordier / Ce que disent les minéraux Chip Clark Philippe Crochet Jean Dercourt / Géologie et géodynamique de la France Salim Edde MIM Beyrouth Edwin James Evans EG Jordi Fabre Géraldine Fabrikant Francine Fayette / La gemmologie Julien Feynerol Christophe Filloux Cristiano Ferrari / conservateur MNHN Paris Jean-Marc Fourcault / MNHM Paris Emmanuel Fritsch / IMN -Jean Rouxel & Université de Nantes Eloïse Gaillou / Musée de Minéralogie MINES ParisTech Alain Gallien / Météorites Matthew Genge Daniel Gol C. Guillemin Gnos Asbjørn Halvorsen Radek Hanus / Moldavites James N. Head Emmanuel Huberty Richard W. Hugues Anne-Marie Helmenstine Ph.D André Holbecq Boris A. Ivanov Lina Jakaité Laurence Jezekel ( pseudonyme d'une journaliste écologue) Ole Johnsen / encyclopédie des minéraux Jean Jung / Précis de pétrographie Robert Kandel Hobart M. King Alfred Lacroix / Minéralogie de la France Josph B. Lambert Bernard Lasnier Professeur émérite Universitée de Nantes Jean-Pierre Laurand Bill Larson Rob Lavinsky Hugues Leroux / Ce que disent les minéraux Julien Lebocey / Les Minéraux David Liuzzo Thierry Lombry Richard Lovett Yves Lulzac Jean Pierre Luminet Yannick Mandaba Hervé Martin Dehne McLaughlin Brian Harold Mason Alain Martaud Jeff Mason Maurice Mattauer / Ce que disent les pierres Toshiko Mayeda Serge Melo H. Jay Melosh Nathalie Meyer François Michel / Roches et Paysages Antonio Miglioni Didier Nectoux / Musée de Minéralogie MINES ParisTech Franck Notari / GGTL Laboratories Switzerland Joseph O'Brien Jean Orcel Gery Parent Florentin Paris Gian Carlo Parodis / MNHN Paris Louis de Pazis Graham Pearson / Université d'Alberta K. Penshuk Laurette Piani Bernard Pire Serge Planton Jean Paul Poirot Valentin Pojoz Ali Polat André Pouclet Aurélien Reys Lionel Robertson Maria-Jacqueline Rodet Joël Rodet Benjamin Rondeau Universitée de Nantes Perig Ruffault M. Russo - INGV Jorge Santiago Blay Magali Sautier Jeff Scovil P. Segalen R.D. Shanon Walter Schumann James Shigley John Schutt Elise A. Skalwold Ludovic Thebault Pierre Thomas Emmanuel Thorreux Suzette Tillerman / Université Nationale Australienne Grégoire Toughlouian Tourmaline sur Géowiki Caroline Tran Vinh R. Trompette / La Terre Van Cleef et Arpels Geaorg Viora Patrick Voillot David Weir Patrick de Waver professeur émérite MNHN Luc Willems Kyle C. Wilson Charles D. Winters / Source scientifique Emile With / Ecorse terrestre Ian M. Whillans Woudloper sur Wikipédia Soe Zeya Tun / Reuter INSTITUTIONS Abouttectites.com AGIS/African-Global-Ingenierie and Services Antarctic Search for Meteorites Astrosurf Base documentaire de l'Institut de Recherches pour le Développement. BNF Bibliothèque Nationale de France BRGM Bulletin de la Société française de Minéralogie et de Cristallographie Caltech University Centre de Recheche Gemmologique, Université de Nantes CERN CNEK CNRS Colorado Plateau Geosystems, Inc. Commissariat à l'Energie Atomique Conservatoire d'Espaces Naturels de Bourgogne CRIIRAD Crystal Classic diamants-infos.com Dictionnaire de géologie Dictionnaire des sciences de la Terre Français/Anglais Dunot éditeur EMSE, Mines St Etienne ENS Lyon Géologie Experimentboy Fabre Mineral Fallingrock.com Fine Minerals International Fleischer / Glossary of Mineral Specie Futura Science Gallaudet University, Washington DC Gemdat.org GemLab Gem Pearl Gem plus Gemmologie/Geminterest GemTechLab - today GGTL Laboratories Switzerland Geology.com Geology Science World Géopolis Georgiaencyclopedia.org Georgia State University Géowiki GIA Gemological Institute of America gioiellis.com Harvard University Idaho State University i-diamants.com IMA Imperial College, London Imperial Earth Science & Engineering, London IMN, Institut des Matériaux Jean Rouxel , Nantes. Info Diamant IPGP, Institut de Physique du Globe Paris Institut International de Gemmologie, Anvers. Institut National de l'Audiovisuel International Commission on Stratigraphy IRSN Jefferson Lab Laboratoire géomagnétisme, paléomagnétisme, géodynamique. CNRS - IPGP - Univ. Denis Diderot La Recherche Larousse Le Monde science Le Règne Minéral Luxorion / astrosurf.com Masson Kay mayfairjewellers.com MBS Meta Ball Studios Meteoritical Bulletin Database MIM Beyrouth Mindat Mineralogical Record Mineralogie Passion (les membres) Mines ParisTech Mining.com Mining Geologist Musée de Minéralogie Mines ParisTech Ministère des ressources naturelles et de la faune du Québec Musée de la ferme de l'Orme Muséum National d'Histoire Naturelle, Paris Myneraly National Speleological Society, NSS NASA - National Air and Space Administration National Geographic National Park Service National Institute of Polar Research, Japan New York Times NOAA National Oceanic and Atmospheric Administration Northwestern University, Evanston, Illinois Palagems Persée Philippine Institute of Volcanology and Seismology Pour la Science Smithsonian Institute - National Museum of Natural History Société Française d'Exobiologie / SFE Spokane Chronicle. Spokane, Washington. Statigraphy.org Tchadinfos.com Tektite.Co.UK The Leader-Post. Regina, Saskatchewan The Meteoritical Society Trustmyscience.com UNIVERSALIS Université d'Alberta Université de Bourgogne University of Cambridge Massachussetts University of Colorado Université de Chicago Université Ferhat Abbas, Sétif Université Laval au Québec Université de Nantes Université Nationale Australienne Université d'Ottawa Université Paris Diderot USGS United States Geological Survey Valahia Universität de Targoviste, Roumanie. Viméo Vivalatina Washington University St. Louis Webmineral Wikimedia Wikimedia Commons Wikipédia Wikiwad

  • géologie|système solaire|planète Terre| JJ Chevallier

    "Il y a environ 4.667 Ga dans la galaxie de la Voie Lactée, une étoile meurt en super Nova, elle explose, se vaporise en gaz et en poussière, des grains de matière très chaude, pour former une nébuleuse, un gigantesque nuage proto solaire. C'est le début de l'Histoire du système solaire dont fait partie la Terre." Après quelques millions d'années la gravité entraîne les gaz et les grains de matière dans un ballet qui donne rapidement naissance à une nouvelle étoile, le soleil. Mais toute la matière ne va pas se concentrer dans cette étoile. Des planétoïdes vont se former tout autour sur des orbites plus ou moins régulières. La matière s’organise. L'astrophysicien Carl Friedrich von Weizsäcker (1912 - 2007) a étudié l'énergie de liaison entre nucléons et les processus nucléaires au sein des étoiles. Il se consacra à ce dernier sujet de recherche en compagnie de Hans Bethe. Ils découvrirent une formule des processus nucléaires des étoiles, appelée "Formule de Bethe-Weizsäcker", ainsi que le procédé cyclique de la fusion nucléaire dans les étoiles "processus de Bethe-Weizsäcker, publié en 1937". Démontrant ainsi que le Soleil et les planètes s’étaient formés à partir d'un nuage de gaz et de poussières en rotation il y a 4.56785 milliards d'années. Les phases de la formation du système solaire Un Cadeau du Télescope Spatial Huble A près de, 12 772 500 000 000 000 de km de la Terre, presque 1 300 al, au sein de la nébuleuse Orion, d'une taille de 240 000 000 000 000 de km, 24 al, le télescope spatial Huble, nous offre une vue bien réelle le la formation en cours d'un système stellaire, comme notre système solaire. Une étoile en formation entourée d'un nuage de matière et de gaz qui formeront peut être des planètes. Un autre exemple, plus proche L’étoile HL Tauri, une usine à planètes située à 450 années-lumière de notre Terre... "Une image du Very Large Telescope (VLT) montre une jeune étoile, HL Tauri entourée d’un nuage de poussières et de gaz qui fromeront de nouvelles planètes." Image de 2014, HL Tauripar le radiointerféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) HL Tauri, une très jeune étoile (qui possède un âge situé entre 100 000 et 1 million d’années), située à environ 450 années lumière de la Terre, elle appartient à la classe spectrale K9 classification de Harvard qui attribue un type spectral à une étoile. Dès 2014, le radiointerféromètre ALMA (Atacama Large Millimeter / submillimeter Array) avait fait une image de ce système planétaire en formation. La jeune étoile “HL Tauri” , capturée par le VLT : les «grumeaux» représentent les nouvelles planètes en formation. Crédits : Carrasco-Gonzalez et AL / Bill Saxton / NRAO / AUI / NSF. Cette nouvelle image par le VLT (Very Large Telescope, au Nouveau-Mexique), est beaucoup plus précise que cette de 014. Le VLT capture des longueurs d’ondes qui permettent de pénétrer dans les poussières entourant l’étoile beaucoup plus profondément. Au centre on distingue parfaitement l’étoile en formation. On observe sur cette nouvelle image les première phases de l’accrétion des planètes en formation dans le disque de pussières qui s’est aplatit autour de l’étoile. ​ « Un tel phénomène n’avait encore jamais été observé auparavant. On pensait que les planètes s’étaient formées au moins quelques dizaines de millions d’années après la naissance de leur étoile. Nous avons de nombreuses observations de naissance d’étoiles, mais jamais d’une phase aussi précoce de la formation de planètes” , commente Carlos Cattasco-Gonzalez, astronome. ​ Texte publié d’après une publication dans Astrophysical Journal Letters. Les classes d’étoiles Tableau des différentes caractéristiques des étoiles, par « classes ». On l’appelle « classification de Harvard ». De haut en bas, de la classe O pour les étoiles les plus massives à la classe M, pour les moins massives. On identifie la classe d’une étoile depui ses différents spectres (longueurs d’onde). La classification de Harvard attribue un type spectral à une étoile et correspond, globalement, à une échelle de température. Crédit : Trustmyscience.com ACCRÉTION ET DIFFÉRENCIATION DE LA MATIÈRE POUR FORMER LES PLANÈTES TECTONIQUES ... Le terme accrétion est utilisé dans différents domaines scientifiques, mais on le rencontre surtout en astrophysique et en géologie. Il désigne la constitution et l'accroissement d'un corps, d'une structure ou d'un objet par apport ou agglomération de matière, généralement en surface ou en périphérie de celui-ci. DE LA FORMATION DE CHONDRES A LA DIFFERENCIATION Nurserie d'Etoiles Photographie d'une partie de la Nébuleuse M-16, l'Aigle, qui est une nurserie d'étoiles, ce nuage de poussières et de gaz interstellaires donne naissance à des étoiles, en se condensant. Il faut se rappeler que le soleil est une étoile dotée de satellites, les planètes. A droite un nuage dense de chondres et de poussières grossies schématisés. Chondres A droite formation de chondres par contraction sous l'effet de la gravité... A gauche les grains de poussières et les gaz se condensent sous l'effet de la gravité la chaleur y est très élevée. Accrétion A gauche des amas de chondres sous l'effet de la gravité s'accrétionnent en amas de plus en plus gros qui sous l'effet de la chaleur et de l'hydratation se modifient chimiquement. Ce qui donne naissance à des astéroïdes chondritiques, à droite. PLANETOÏDE et Différenciation Si ce phénomène se poursuit certains corps prennent des dimensions importante, planétoïde, leur masse devient critique. Les éléments radioactifs qu'ils contiennent produisent de la chaleur qui fond la matière, c'est à ce stade qu'à lieu la différenciation, les éléments lourds migrent vers le cœur du planétoïde et les plus légers en surface formeront une croute, en se refroidissant. La différenciation des planètes tectoniques... Sous l’effet de la chaleur, due à la radioactivité, et de la gravité, les différents éléments chimiques se répartissent en couches selon leur densité. D'après l'astrophysicien Alister G. Cameron : Le nuage protosolaire était constitué de 78% d’hydrogène, 20% d’hélium, 2% d’atomes lourds et de un pourcent de grains plus ou moins gros de matière. A cette époque le nuage protoplanétaire contenait déjà des agrégats de matière. ​ Récemment, G. Wasserburg et ses collègues de Caltech confirmèrent que certains échantillons météoritiques, chondrites carbonées, étaient âgés de 4.56 milliards d’années. Il devait donc exister des fragments de roches antérieurement à l'époque où le Soleil s'illumina. Dans cet énorme nuage des régions de très haute densité se sont formées. En s’effondrant sous l’effet de la gravitation, ces "poches" de gaz et de poussières ont donné naissance à des étoiles dont certaines très massives, qui explosèrent en supernova au bout d'une dizaine de millions d'années, formant dans l’espace une immense boule qui repoussa gaz et poussières du centre du nuage. A cette même époque les étoiles moins massives et moins chaudes, au cours des différents cycles de la nucléosynthèse, condensèrent des éléments lourds. Des étoiles géantes, riches en carbone transformèrent alors l’hélium en éléments plus lourds alors qu’une partie de leur enveloppe était soufflée dans l’espace, porteuse des germes des nouveaux éléments synthétisés. Cela dura environ 130 millions d’années à la suite de quoi le cœur du nuage fut complètement désagrégé. La matière enrichie d’éléments lourds reforme alors un nouveau cœur d’étoiles chaudes et 20 millions d’années après, les étoiles massives ayant elles aussi explosé, les étoiles d’une masse voisine de 1 à 2 masses solaires se remanièrent en étoiles géantes qui moururent quelques millions d’années plus tard en soufflant leur enveloppe superficielle, libérant alors près de 20% de leur masse dans l’espace. Leur cœur s’effondrant en naine blanche. Les lignes de force du champ magnétique galactique s’inversant, il y a alors compression et formation de nouveaux nuages qui forment de nouvelles étoiles qui formeront à leur tour des bulles de gaz où naissent de nouvelles étoiles dont l'une deviendra le soleil. La matière attirant la matière, la plus grande masse attire la plus petite (effet boule de neige) formant des protoplanètes qui finissent par s'amalgamer, les planètes apparaissent, la température centrale du disque protosolaire augmentant jusqu'à dépasser 2000°C, à quelques millions de kilomètres de distance les glaces sont passées de l'état solide à celui de vapeur par sublimation. Ces éléments volatils ont ensuite été poussés vers l'extérieur du disque protosolaire, au-delà de la ceinture des astéroïdes. Le système solaire prend naissance, encore quelques millions d'années et la Terre formées par l'agglomération d'une dizaine de protoplanètes se refroidira, la géologie commencera... L'Âge de la Terre... Sur la troisième orbite en partant du centre, une planète se forme. C’est la Terre. Clair Cameron Patterson. C'est Clair Cameron Patterson, surnommé "Pat" (1922-1995), géochimiste américain professeur à Caltech, qui le premier a établi l'âge de la Terre en 1953. Ses travaux sur les données isotopiques du plomb de la météorite Canyon Diablo lui ont permis d’établir l’âge de la Terre (4,550 milliards d’années). L'un des résultats de mesure parmi les plus importants de tous les temps à cette époque là. Age confirmé ensuite par d'autres méthodes radiochronologiques (potassium/argon et rubidium/strontium) et aussi par la datation des roches lunaires. Selon les dernières estimations la Terre , 2017, la Terre serait âgée de 4.5685 d’années. L’âge de la Terre fut déterminé à partir d’horloges isotopiques. Cet âge est également confirmé dans les fragments météoritiques. Lire à ce sujet : "Le Soleil, la Terre... la vie : La quête des origines ," Robert Pascal et al., Belin/Pour la Science, 2009. Lire également l es travaux de : Bruce R.Doe et Robert E.Zartman de l’U.S.Geological Survey George W.Wetherill de la Carnegie Institution de Washington. Le Système Solaire... A propos de la 9ème planète... https://www.nationalgeographic.fr/espace/des-scientifiques-ont-la-preuve-dune-neuvieme-planete-dans-le-systeme-solaire La formation de la Lune Il y a 4.53 Ga un planétoïde de la taille de Mars, Théia, est attiré par le champ gravitationnel de la Terre et frappe la boule de matière en fusion. Il y arrache une grande quantité de matière qui s’éjecte dans l’espace en restant en orbite. Sous l’effet de la gravité, ce nuage de matière se condense, s’accrétionne et se différencie formant ainsi la lune. Document. La formation du système solaire par Thierry Lombry Astrosurf/Luxorion UNE VIDEO POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE SYSTEME SOLAIRE . . . Concernant les planètes non tectoniques, les planètes naines, les satellites naturels, les comètes et autres petits corps je les considères comme hors sujet dans le cadre de la géologie. Toutefois dans la rubrique météorites nous parlerons de la ceinture d'astéroïdes. Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-generalites.htm

  • Découvertes-rencontres-actualités|JJ Chevallier|minéralogie|géologie|gemmologie

    UNE IMPRESSIONNANTE DECOUVERTE Nouvelle découverte à Mibladen, qui vient enrichir la littérature minéralogique de ce gisement mondialement connu comme le plus grand gisement de Vanadinite au le monde. La vanadinite est un minéral secondaire du plomb qui appartient à la famille des vanadates, le plus fréquent ce sont les cristaux tabulaires à contour hexagonal mais on le rencontre sous plusieurs habitus : en trémie, en altères, squelettique et plus rarement fibreux où botryoïdale. C'est une découverte de vanadinite comme vous voyez en forme de sphérules sur des cristaux tabulaires de Barytine recouverte de Mottramite (un minéral qui appartient à la famille des vanadates, son nom revient à la ville de Mottram en Royaume Unie lieu de la première découverte.) ​ Voir la page Vanadinite du Musée virtuel de Minéralogie Passion. Crédit photos Abdel-Abdel - Cliquez pour agrandir. UN TRAITEMENT DE LA LABRADORITE POUR TROMPER LES CLIENTS QUI MANQUENT D'EXPERIENCE... Merci à Thiérry Pradat de nous faire partager sa dernière trouvaille... Oh la belle bleue ! Voici une nouveauté dans les traitements, en provenance de Jaipur, ramenée de mon dernier voyage : la labradorite traitée par enrobage ou par recouvrement d'un vernis bleu. Pour quelqu'un qui a l'habitude de voir de la labradorite naturellement bleue, la distinction est facile car la couleur ici est trop vive, trop uniforme et trop statique. Mais pour un novice, c'est moins évident. La matière de départ est une labradorite jaune ou vert clair, parmi les plus communes, le bleu étant bien plus convoité. A la loupe ou au microscope, des bulles et petites cloques sont visibles en surface. La durabilité de ce traitement est faible car le moindre choc montrera la couleur réelle, sous le vernis. Une curiosité à rajouter au vaste inventaire des pierres traitées... Voir la vidéo sur Facebook : https://www.facebook.com/groups/geminterest/?multi_permalinks=10161878035803010%2C10161876213018010%2C10161874887638010¬if_id=1713442084964465¬if_t=group_activity&ref=notif&locale=fr_FR FAUSSE DUMORTIERITE DANS DES GEODES DE QUARTZ Attention soyez prudents ! Une nouvelle escroquerie circule actuellement sur le net et, en particulier, sur eBay : de fausses Dumortierites ! En fait, il s'agirait de géode de Quartz naturel du Maroc, dans laquelle sont incrustées des grappes d'aiguilles bleues ressemblant à du verre. D'après une expertise visuelle rapide : - Les cristaux bleus sont probablement un composé de cuivre cultivé en laboratoire (carbonate de cuivre hydraté) ? - Les cristaux ne se dissolvent pas dans l'eau chaude ou froide. - Ils se dissolvent dans les acides chlorhydrique et nitrique. - Lorsqu'ils sont brûlés, ils se vaporisent avec une flamme bleue. Les ensembles sont assez esthétiques et bien faits pour tromper le collectionneur novice. Ces fausses pierres sont vendues par des négociants chinois à des prix considérables : parfois plusieurs centaines, voire milliers d'euros... Dans la nature, si les aiguilles bleues de Dumortierite sont associées au quartz, c'est systématiquement en inclusions, et non dans des géodes. UN SPELEOTHEME - UNE STALACTITE - RACONTE... Le climat 4 millénaires avant notre ère. AVEC ALIBABA VOUS POUVEZ CREER VOTRE USINE A DIAMANT AVEC ALIBABA VOUS POUVEZ CREER VOTRE USINE A DIAMANT AVEC ALIBABA VOUS POUVEZ CREER VOTRE USINE A DIAMANT Martin Rapaport Les diamants synthétiques sont fabriqués en masse dans des usines, et non dans des laboratoires. N'importe qui peut acheter ces "machines hydrauliques à diamants synthétiques" sur Alibaba et commencer à produire des diamants. Pas besoin de blouse blanche de laboratoire. La vérité est un problème gênant pour les spécialistes du marketing synthétique. Les termes "usine" ou "diamants fabriqués à la machine" ont une connotation bon marché et de production de masse. Ce n'est certainement pas un symbole romantique ou d'amour véritable. Certains démons du marketing, jusqu'à présent avec l'approbation de la FTC, les ont rebaptisés "diamants cultivés en laboratoire" pour leur donner l'impression qu'ils ont de la valeur. Cela permet aux acheteurs de se sentir bien alors qu'ils sont trompés. À tous ceux qui font la promotion des "diamants cultivés en laboratoire", je demande : où est le laboratoire ? (Photo : usine de diamants synthétiques Haute Pression, Haute Température, en Chine. Source : Alibaba) Connaissez-vous le "Petit Lulzac non illustré" ? Non? Alors cette petite note est pour vous! Voir Clic Maintenant format A-5 C'est La rentrée des classes pour l'association Gemmologie & Francophonie. Et nous sommes très heureux de vous proposer le numéro 2 de notre revue GEMMES. Clic sur l'image pour le lire et l'enregistre au format PDF CENTRALE GEOTHERMIQUE EN ISLANDE. Une centrale géothermique dans la région de Namaskard dans le nord de l’Islande. (Notre navire, le MS Hamburg, a accosté à Husavik, dans le nord de l’Islande, le 17 mai 2022). (© J.M. Bardintzeff) Une centrale géothermique dans la région de Namaskard dans le nord de l’Islande. (Notre navire, le MS Hamburg, a accosté à Husavik, dans le nord de l’Islande, le 17 mai 2022). (© J.M. Bardintzeff) POUR EN SAVOIR PLUS SUR TOUT CE QUI TOUCHE A LA VOLCANOLOGIE JE VOUS INVITE A DECOUVRIR LE BLOG DE JACQUES-MARIE BARDINTZEFF EMINENT VOLCANOLOGUE DÉCOUVREZ SES LIVRES - SES VOYAGES - SES CONFERENCES . . . EMBARQUEMENT IMMEDIAT EN CLIQUANT SUR L'IMAGE Des chercheurs découvrent deux nouveaux minéraux sur un morceau de météorite. Deux nouveaux minéraux ont été découverts par une équipe de chercheurs canadiens sur l’échantillon d’une météorite de quinze tonnes, deux mètres, tombée il y a très longtemps, exhumée en 2020 en Afrique de l’ouest, en Somalie. Ils ont été baptisés Elaliite et Elkinstantonite. La météorite entière, elle, est désormais introuvable car elle aurait été vendue en Chine. L’Elaliite et l’Elkinstantonite : voilà le nom de deux nouveaux minéraux trouvés sur un morceau d’une météorite, déterrée en 2020 à El Ali, en Somalie. (article dans The Guardian), repris par BFMTV mardi 29 novembre 2022, ce sont des scientifiques de l’université d’Alberta, au Canada, qui sont à l’origine de cette découverte. Un professeur du département des sciences de la terre et de l’atmosphère était chargé d’analyser un morceau d’environ 70 grammes extrait de cette météorite. Intrigué par sa composition, il a demandé au responsable du département laboratoire d’y jeter un œil. « Dès le premier jour des analyses, il m’a dit que nous avions au moins deux nouveaux minéraux là-dedans », a déclaré le professeur Chris Herd. « C’était phénoménal. La plupart du temps, il faut bien plus de travail et de recherche pour affirmer qu’il y a un nouveau minéral. » Désormais, les chercheurs souhaitent analyser la roche extraterrestre de manière plus approfondie, mais la météorite – large de plus 2 mètres - est malheureusement introuvable. Elle aurait été vendue et exportée en Chine. « Jamais je n’aurais pu imaginer que je serais un jour impliqué dans la description de nouveaux minéraux en étudiant simplement sur un morceau de météorite », s’est ému le professeur de l’université d’Alberta. Il explique que les minéraux ont été nommés Elaliite et Elkinstantonite : la première en référence au lieu El Ali et la deuxième pour rendre hommage à une chercheuse de la Nasa, Lindy Elkins-Tanton. « C’était phénoménal » SOURCES Ouest France The Guardian Collection de météorites de l'Université d'Alberta The Meteorological Society La météorite El Ali 4°17,281'N, 44°53,893'E Hiiraan, Somalie Trouvaille: septembre 2020 Classification : Météorite de fer (complexe IAB) Histoire : (Global Resources, Ltd., C. Herd, UAb) La roche était couchée sur le sol dans une vallée calcaire riche en eaux souterraines, avec des bosquets de végétation sur lesquels les chameaux se nourrissent. Le rocher était connu par les découvreurs sur le terrain sous le nom de « Nightfall ». Les éleveurs locaux près d’El Ali rapportent qu’ils connaissaient ce rocher depuis plus de 5 à 7 générations, célébré par le culte Saar, les chansons, les danses et les poèmes somaliens. Il n’y avait pas d’autres débris dans les environs. Il était partiellement immergé dans le sable mais avait l’air différent des rochers que les chercheurs avaient l’habitude de voir dans la région. La curiosité des prospecteurs a été éveillée lorsqu’ils ont frappé le rocher avec un marteau. Avec une masse et un burin à froid, ils ont laborieusement prélevé un échantillon de 90 g in situ et l’ont envoyé à Nairobi, au Kenya, pour analyse XRF. Cela a révélé des pourcentages : Fer, Fe, 44,28, Nickel, Ni, 44,97, Magnésium, Mg, 5,54, Cobalt, Co, 1,80 Aluminium, Al, 1,40, (sur une surface vraisemblablement altérée). L’échantillon a ensuite été divisé : un seul morceau de ~70 g a été divisé, dont 19,23 g envoyés à N.Gessleret et 54,3 g plus un de 15,0 g envoyés à C. Herd, pour caractérisation, ce dernier aidé par Abdirashid Mohamed (Minnesota, USA). La pierre a ensuite été déplacée pour être conservée. (N.Gessler, Duke): Le spécimen de 19,23 g a été reçu le 6 janvier 2021, avec 6 photographies et 2 vidéos. Le spécimen a été poli et gravé à l’acide, révélant les figures de Widmanstaetten. Les analyses XRF ont été obtenues auprès de SA Recycling, Los Angeles. L’échantillon a ensuite été coupé, avec une tranche de 7,76 g envoyée à UCLA et une tranche de 9,00 g (plus 2,53 g de boue de coupe) envoyée à T. Jull, UAz, pour caractérisation. Un échantillon plus important de 1 à 2 kg a ensuite été détaché par les chercheurs à l’aide d’une meuleuse d’angle après l’arrivée de la pierre à Mogadiscio pour y être stockée. Des documents supplémentaires, comprenant 4 photos et 3 vidéos, de la météorite in situ, ont été fournis par Omar Abdishakur, directeur de la communication et du marketing, Kureym Mining and Rock Co. (Abdulkadir Abiikar Hussein, Almaas U). La petite ville appelée El Ali (Ceel Cali) est le centre des communautés d’éleveurs de chameaux appelées Derisamo. Les éleveurs visitent El Ali pour faire boire leur bétail et s’hydrater eux-mêmes. À environ 15 km au nord-ouest d’El Ali, les éleveurs de chameaux connaissaient la roche qui semblait métallique et l’utilisaient comme une enclume sur laquelle aiguiser leurs couteaux. La même région est riche en opale. En septembre 2019, des artisans mineurs de Kureym Mining and Rocks Company, à la recherche d’opale, ont reconnu la curieuse pierre comme une météorite et ont envoyé une pièce au Kenya pour confirmation XRF. De nombreux fragments seraient tombés dans les environs et dispersés dans la région voisine. En août 2020, ils ont chargé et déplacé la pierre à Mogadiscio. L’histoire de cet étrange rocher s’est répandue partout et le gouvernement est intervenu. Le camion et le « gros rocher lourd » ont été arrêtés par des agents de la sécurité nationale. A. Abiikar Hussein a été appelé par le ministère des Mines et du Pétrole pour enquêter sur la roche. Kureym Mining and Rock Co. a fourni son XRF. A. Abiikar Hussein a fourni 6 photos, ainsi que les résultats de sa mesure des longueurs, largeurs et hauteurs à différents endroits, et un poids estimé à 16 800 kg. Il a ensuite recommandé que le gouvernement l’achète et le conserve pour les nombreuses parties prenantes en Somalie. Le gouvernement l’a remis aux mineurs où il est entreposé près de l’aéroport pour être vendu. Caractéristiques physiques : (A. Abiikar Hussein, Almaas U; C. Herd, UAb; N.Gessler, Duke) A. Abiikar Hussein l’a mesuré, environ 205 × 128 × 100 cm, il a fourni le certificat de poids de l’Autorité portuaire de Mogadiscio à 15,150 tonnes et plusieurs photographies in situ et ultérieures. La surface extérieure est rouge-brun avec de nombreuses dépressions irrégulières, centimétriques d’un côté, des dépressions décimétriques de l’autre et une longue rainure métrique. La surface exposée à l’air libre a été lissée et battue par des générations d’utilisation par les éleveurs de chameaux. Pétrographie : (C. Herd,UAbet N.Gessler, Duke) Les observations au MEB et d’échantillons manuels, y compris de surfaces polies et gravées à l’acide, montrent les figures de Widmanstatten bien développé avec des largeurs lamellaires moyennes de kamacite allant de 1,2±0,4 mm (n = 35) en plusieurs tranches allant jusqu’à 8 cm de diamètre (probablement à partir de l’échantillon à l’échelle du kg ; mesuré sur les photos) à 25±8 μm (n = 33) mesuré sur l’échantillon de 19,23 g. De nombreuses inclusions de troilite et de phosphates ont été observées. L’altération s’étend le long des limites de grain à l’intérieur, et les vides circulaires peuvent, autrefois, avoir contenu de la troilite. Géochimie : Données ICP-MS, en utilisant un échantillon de la météorite "North Chile" (Filomena) comme standard (C. Herd, P. Hill et S. DuFrane, UAb): Ni = 95,4, Co = 4,51 (mg / g dans les deux cas); Ir = 0,4, Ga = 57, Ge = 147, As = 14, Ru = 3,2, Os = 0,61, Pt = 2,7, Cu = 317, Au = 1,2 (tous μg/g); Sb = 602, Re = 39 (ng/g dans les deux cas). La valeur Au est un minimum en raison des incertitudes associées à la méthode ICP-MS de la solution. Données de l’INAA (B. Zhang et P. Warren, UCLA) : Ni = 95,2, Co = 4,82 (mg/g dans les deux cas) ; Cr = 23, Ir = 0,405, Ga = 60,6, Ge = 176, As = 15,6, Ru = 3,1, W = 0,554, Os = 0,48, Pt = 2,53, Cu = 302, Au = 1,418 (tous μg/g); Sb = 310, Re = <47 (ng/g dans les deux cas). Classification : Complexe IAB. Semblable, mais distinct des exemples individuels du complexe IAB, d’après la comparaison des données avec Wasson et Kallemeyn (2002) ). Échantillons : Échantillon type composé de 54,2 g et 15,0 g 2 pièces à UAb, 7,76 g à UCLA, 9,00 g à UAz. The Meteorological Society traduction JJ Chevallier Découverte exceptionnelle de cristaux lors de travaux au St. Gothard ... Plusieurs centaines de kilos de cristaux de très bonne qualité ont été mis à jour lors des travaux de dynamitage pour le deuxième tube routier du Gothard. La découverte est remarquable, selon les experts. ​ Le site se trouve à environ 300 mètres de l'entrée de la galerie, dans la zone du plafond. Le chef des travaux a réagi de manière exemplaire et a immédiatement fait appel à la surveillance cantonale des minéraux, a indiqué vendredi la direction des travaux publics du canton d'Uri.Du quartz extrait à l'entrée de la galerie. [ur.ch] Fin septembre, celle-ci a repéré plusieurs couches de quartz, de l'apophyllite ainsi que de la fluorite rose. Cette dernière, en particulier, est d'une qualité exceptionnelle. Le géologue au sein de l'autorité de surveillance des minéraux uranaise Peter Amacher a précisé que la découverte était l'une des meilleures réalisées en Suisse depuis des années. Une journée d'extraction Il a fallu environ 24 heures à Peter Amacher et son équipe pour extraire les centaines de kilos de roches à l'aide d'un pont élévateur. Le spécialiste avait déjà assuré la surveillance des minéraux lors de la construction de la centrale électrique des CFF à Amsteg, mais aussi lors de la construction du tunnel de base du Gothard. Les pierres qui viennent d'être recueillies appartiennent au canton d'Uri. Elles sont actuellement nettoyées, triées, recensées et leur valeur estimée. Les plus belles feront l'objet d'une exposition. Du quartz extrait à l'entrée de la galerie. Photo : www.ur.ch Fluorite rose extraite dans la galerie. Photo : www.ur.ch Pour ceux qui regardent des photos de minéraux pour apprécier leurs couleurs et leurs formes sans grande connaissance du sujet, certaines photos peuvent sembler presque photomontages. L'hémimorphisme des cristaux de la Wurtzite de Carrare, tels que ceux reproduits sur la photo en sont un bon exemple. L'absence d'un centre de symétrie rend ces cristaux très rares et fascinants. La Wurtzite est un polymorphe du sulfure de zinc associé à la sphalérite ce'lles de Carrare sont parmi les meilleurs cristaux du monde. La forme de tant et de tels cristaux, qui ressemblent aux formes d'instruments de musique à vent, est vraiment fascinante. Le champ vertical encadré est d'environ 12mm. Provenance Cava Gioia, Carrare, province de Massa Carrara, Italie. Collection Andrea Morino. Photo d'Antonio Miclioli, publiée dans Mineralogica Record dans l'article correspondant de 2019. Les Baïkal Zen ... Effet de lévitation de cailloux sur la glace... C’est un phénomène naturel peu connu et fascinant qui offre des clichés à peine croyables. Situé dans le sud de la Russie, le lac Baïkal (plus profond lac du monde) offre chaque hiver un spectacle surprenant aux touristes et photographes qui s’aventurent sur son épaisse couche de glace : les Baïkal Zen. Ce phénomène rare place littéralement les pierres en lévitation au dessus de la surface de l’eau glacée. Si on peut croire à première vue à la réalisation d’un artiste, cet effet est pourtant purement naturel. Poussées par les vents violents sur la surface gelée du lac, ces pierres isolées sont ensuite chauffées par la lumière du soleil qui fait fondre la glace en-dessous. La partie centrale sous la pierre, la moins exposée au soleil, se consolide alors quand le soleil disparaît, créant l’illusion de ces galets en lévitation. Le Baïkal Zen demande un climat très particulier, extrêmement froid et très venteux pour prendre vie. Ces quelques photos ci-dessous vous révéleront les spécificités étonnantes de ce phénomène naturel. Clic pour agrandir... JUSTE POUR OUVRIR LES YEUX DE CEUX QUI CROIENT ENCORE AUX BÊTISES DE L'ECOLOGIE EXTRÊMISTE POUR FAIRE PEUR ET CULPABILISER ! Un ami, scientifique de formation, m'a transmis cette information, je vous en fait profiter. ​ Pour ceux qui s'intéressent à la question du changement climatique , voilà un livre qui permettra de vous faire une idée sur le caractère multifactoriel de ce changement . Entre réchauffements et glaciations , vous constaterez que l'activité humaine n'est pas la seule explication et peut être minorée par rapport aux autres facteurs n'en déplaise à certains et ce bien loin des véritables explications scientifiques et d'information pour le grand publique . ​ Ce livre est disponible sur plusieurs sites Internet, en cherchant avec Google. ​ La terre en colère : les cataclysmes naturels Co-auteur : Fitch, Frank Co-auteur : Tazieff, Haroun (1914-1998) ; Simon, Jean-Pierre, traducteur Description : 1 vol. (327 p. -16 p. de pl.) ; 22 cm Editeur : Seuil - 1980 ISBN 10 : 2020055783 ISBN 13 : 9782020055789 Basil Booth & Frank Fitch La terre en colère Les cataclysmes naturels. Depuis 5 milliards d'années, la Terre, planète violente, a été modèle par des cataclysmes successifs. Certains sont brutaux et destructeurs éruptions volcanique où tremblement de terre. D'autres sont plus insidieux, lente submersion des plaines sous les eaux où désertification de terres fertiles. Des forces gigantesques font dériver les continents et soulèvent les fonds océaniques. Avec une régularité implacable, les glaciations reviennent se saisir des terres. Deux géologues réputés, à partir de recherches actuelles sur l'histoire de la Terre, évaluent les divers dangers qui menacent l'humanité, s'appuyant sur de nombreux exemples de catastrophes naturelles du passé. Ils étudient les conséquences sur nos vies et notre environnement, ainsi que les implications sociales et politiques, des désastres futurs qui affecteront inévitablement la Terre. ​ Mieux connaître les menaces de notre planète pour mieux y faire face … ​ Basil Booth : Directeur de recherche à l'Imperial College de l'université de Londres. Autorité internationale reconnue en volcanologie, il a mené de nombreuses expéditions scientifiques et est fréquemment consulté pour ses travaux sur les problèmes sociaux liés au désastre volcanique. ​ Frank Fitch : Professeur au Birkbeck College de l'université de Londres. Spécialiste en géologie il a travaillé dans le monde entier. Il a effectué de nombreux travaux de recherche et joué un rôle d'expert auprès de gouvernements comme de compagnies minières et pétrolières. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Simon. Émeraudes, tout un monde ! Collectif sous la direction de Gaston Giuliani 2022 LES EDITIONS DU PIAT EXPÉDITION FIN JUILLET 2022 ​ 448 pages Format : 24 x 31 cm Poids : 4050 g 860 photos d’émeraudes 300 photos de paysages et documents anciens 140 cartes 160 dessins dessins, graphiques et tableaux Reliure rigide Finition haute de gamme Ouvrage en Français. ​ ​ 55,00 € ​ Commande ici ​ ​ https://www.minerauxetfossiles.com/produit/emeraudes-tout-un-monde-gaston-giuliani/ Mon avis Excellent ouvrage très complet ! JJ Chevallier 22-07-2022 Bonjour à tous, Ces dernières semaines, on m’a offert par le biais des médias sociaux, des spécimens de minéraux du Pakistan, comme prétendument de nouvelles herderites bleus du Badakhshan en Afghanistan. J’en ai acheté quelques-uns et je les ai envoyés au laboratoire pour analyse. Ce sont en fait des célestites. Le vendeur pakistanais m’a dit qu’il vendait aussi à un commerçant américain, alors faites attention si on vous en propose certaines. Faites quelques analyses car ce seront probablement des célestites et ce n’a pas du tout la même valeur marchande. Le marchand pakistanais très actif sur les réseaux sociaux est bien connu grâce à Facebook. Il vend beaucoup de spécimens du Pakistan et d’Afghanistan. Il ne fait que contester les analyses du Musée... J’ai fait effectuer une analyse supplémentaire dans un deuxième laboratoire juste comme preuve même si je connais le résultat final. Il est censé attendre de son côté quelques analyses du dealer américain. Si et quand je les aurai, je les publierai aussi, quel qu’en soit le résultat. Je serais plus qu’heureux s’il était confirmé qu’il s’agissait d’herderites parce que ce seraient des spécimens de classe mondiale, mais je ne rêve pas. Je ne poste pas ceci pour répandre une rumeur, mais il est de ma responsabilité d’avertir la communauté minéralogique d’être prudente. Si, bien sûr, d’autres analyses montrent que le premier test était erroné, je mettrai à jour cette publication. Mais encore une fois, ce serait une très bonne surprise. Ci-dessous voilà les résultats des expertises de laboratoire de Cristiano Ferraris et Giancarlo Parodi du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. ​ Christophe Gobin AVIS DE JEAN-JACQUES CHEVALLIER Connaissant Christophe et avant lui son papa, Christian, depuis plus de 40 ans, je ne doute pas de son honnêteté et connaissant aussi les experts du MNHN qui sont de très bons scientifiques, à la vue des analyses effectuées, pour moi il ne fait aucun doute de la tromperie du dealer pakistanais. Cependant, à un prix honnête, les pièces proposées sont de belles célestites bien cristallisées méritant de figurer dans une belle collection mais il faudra que le prix soit un prix de belles célestites et pas d'herderites . Mise en garde parue sur Mindat à l'adresse : Fakes & Frauds : Les herdérites bleues ? du Badakhshan Afghanistan? (mindat.org) Au centre de la photo, l'observation d u profil de la montagne de la droite vers la gauche vous explique le nom de la mine. TURQUOISES DE RÊVE On en voit partout dans les boutiques de souvenirs aux USA et ailleurs dans le monde, elles sont bien souvent des imitations ou des synthèses, celles que vous voyez sur ces deux photos sont bien réelles, elles ont été métamorphosées en un magnifique bijou par un grand maître de la joaillerie, aujourd'hui décédé, José Manuel Rosas. Traduction et actualisation par JJ Chevallier La turquoise est un minéral du cuivre, opaque, bleu à vert à jaune verdâtre, d’une homogénéité séduisante, mais parfois avec des veines sombres ou des éléments colorés (par exemple, oxydes de manganèse ou de fer, limonite, pyrite, kaolinite, quartz). Elle est utilisée depuis des millénaires en Mésopotamie, en Amérique centrale et en Chine avec des occurrences historiques dans le Sinaï, en Égypte, où elle est connue depuis 3 200 avant notre ère . Particulièrement connue aussi en Iran à Neyshabou r, qui a produit des spécimens de très grande qualité, historiquement connus localement sous le nom de Piroozeh , depuis 7 000 avant notre ère avec une production de qualité pertinente, également reconnue de nos jours. Actuellement, une production importante est connue dans la province chinoise du Hubei et aux États-Unis, notamment en Arizona (par exemple, la mine "Sleeping Beauty ", aujourd'hui fermée depuis 2012), au Nevada, en Arkansas et au Nouveau-Mexique avec une production historique depuis 700 avant notre ère, profondément enracinée dans la culture amérindienne. En tant qu’agrégat massif d’éléments cryptocristallins, il s’agit d’un matériau gemme poreux nécessitant parfois une stabilisation par une série de traitements tels que le revêtement ou l’imprégnation avec de la cire, des huiles, des polymères ou des résines prépolymères (par exemple, le traitement Zachery). Sur les photos, voici un bracelet en or 19,2 carats du défunt maître joaillier, José Manuel Rosas, avec un total de 120 turquoises qui proviendraient de la mine "Sleeping Beauty" à Globe en Arizona, avec des diamants et des saphirs. ​ Ce texte est une traduction actualisée du texte de Rui de Galopim de Carvalho sur sa page Instagram : Rui Galopim de Carvalho FGA (@portugalgemas) • Photos et vidéos Instagram Au centre de la photo, l'observation d u profil de la montagne de la droite vers la gauche vous explique le nom de la mine. Vue de la "Sleeping Beauty" mine, à Globe en Arizona, avant sa fermeture. TRAITEMENT DES SAPHIRS PAR DIFFUSION AU TITANE PARTIE I CETTE VIDEO EN ANGLAIS VOUS EST PROPOSEE PAR GEM A pour avoir les sous titres en français cliquez sur la roue dentée puis sur sous-titre et choisissez la langue... UNE VIDEO DYNAMIQUE A PROPOS D'UNE ACTIVITE DONT TOUS LES CAILLOUTEUX RÊVENT ! Un tour en vidéo dans le "Main Show" à Tucson... ATTENTION AUX YEUX VOUS ALLEZ ETRE EBLOUIS MAIS PAS QUE PAR LES CAILLOUX ! LOOK AT THE SMALL LABEL WHEN IT'S POSSIBLE !!! C'est par ici IL VIENT DE PARAITRE... Le Guide d'aide à l'identification des Gemmes ! De Valentin Fejoz et Françoise Besset Format 17 X 25 cm Couverture soup^le Reliure collée 429 pages sur papier glacé 90 g. 1153 photographies, schémas et graphiques Edité par les auteurs ISBN en cours ​ Prix 100 € + plus frais d'envoi Corindon traité au borax. Voir la présentation du livre Rareté minéralogique . . . La Rhodochrosite est un minéral relativement courant et très recherché des collectionneurs cet échantillon est pour le moins atypique et l'on peut le qualifier de très rare ! Rhodochrosite botryoïdale. Mine Nasser Wolf , Trautenstein, berharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Allemagne. Rhodochrosite botryoïdale Nasser Wolf Mine, Trautenstein, Oberharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Al Rhodochrosite botryoïdale Nasser Wolf Mine, Trautenstein, Oberharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Al Rhodochrosite botryoïdale Nasser Wolf Mine, Trautenstein, Oberharz am Brocken, Harz, Saxe-Anhalt, Al Curiosités minéralogiques . . . On a dit et écrit beaucoup de bêtises à propos de la formation ces agates atypiques du Brésil, pour tout savoir à leur propos lisez l'excellent article très bien illustré, rédigé par Julien Lebocey dans ​ Le Règne Minéral n° 163 Janvier - Février 2022 ​ Vente en ligne des revues Fossiles et Le Règne Minéral UNE VIDEO SYMPA... A la découverte d'une mine de fluorite dans le Var ! Vous pourrez y voir beaucoup de filon de Fluorite mais aussi de la baryte, de la galène et du quartz. LA EEVUE FRANCAISE DE MINERALOGIE ​ ​ ​ Il es arrivé samedi matin avec d'excellents articles dont deux m'ont beaucoup touché à propos de deux personnages trop peu connus car discrets qui nous ont quitté. Anne Voileau (1944-2021) une grande dame au multiples facettes grande humaniste passionnée. ​ Et un grand minéralogiste, homme de terrain, chasseur de beaux cailloux depuis sa petite enfance, grand voyageur à travers le monde, qui a découvert des merveilles et créé de ses mains de merveilleuses collections, Pierre Bariand (1933-2021). merci à mon ami Manu Fritsch pour l'hommage qu'il lui rend. UNE GEODE QUI MERITE QUE L'ON S'Y PLONGE Améthyste d'Aldama, Chiapas, Mexique. Collection Roland Noack Une vidéo de la NASA qui montre l'évolution de nos connaissances du nombre d'astéroïdes entre Mercure et Jupiter DU DIAMANT DE TAVERNIER AU HOPE... DES COPIES, PARFAITES, DES 3 DIFFERENTS ETATS DU PLUS CELEBRE DIAMANT BL EU SERONT BIENTÖT EXPOSEES AU NATIONAL MUSEUM OF NATURAL HISTORY DE WASHINGTON DC Click L' AM III un matériau carbone plus dur que le diamant . . . Le diamant est généralement réputé minéral le plus dur sur Terre. Un groupe de scientifiques chinois a créé un nouveau matériau qui serait, selon eux, plus dur que le diamant. Ce matériau étant 20 à 100 fois plus résistant que les matériaux actuelles. D'après un rapport du South China Morning Post, ce nouveau matériau est capable de laisser une rayure profonde à la surface d’un diamant. ​ Le matériau développé a atteint 113 gigapascals (GPa) lors du test de dureté Vickerspar les scientifiques, il est entièrement composé de carbone. Le diamant naturel n'a une qu'une dureté comprise entre 50 et 70 GPa sur l'échelle de Vicker (voir la page Dureté des minéraux ) Le matériau le plus dur au monde Afin de créer l'AM III, le professeur Tian Yongjun et ses collègues ont utilisé le fullerène, un allotrope du carbone un cristal en forme de ballon de football qu'ils ont comprimé à 25 GPa sous une température de 1 200°C. Normalement cette expérience aurait dû créer du diamant mais les chercheurs ont augmenté lentement la température puis procédé au refroidissement tout aussi lent, ce qui a aboutit à la création de l'AMIII. L'AM III a une autre caractéristique très intéressante c'est un semi conducteur. Tian Yongjun a déclaré que les selon qu'ils sont bien alignés ou désordonnés les atomes permettent un grande rigidité ou une semi conductivité grâce à ce mélange structurel d'atomes alignés et d'atomes désordonnés. Il est indéniable qu'un tel matériau devrait avoir de nombreuses applications dans de nombreux domaines. Le fullerène (définition Wikipédia) Afin de créer l'AM III, le professeur Tian Yongjun et ses collègues ont utilisé le fullerène, un allotrope du carbone un cristal en forme de ballon de football qu'ils ont comprimé à 25 GPa sous une température de 1 200°C. Normalement cette expérience aurait dû créer du diamant mais les chercheurs ont augmenté lentement la température puis procédé au refroidissement tout aussi lent, ce qui a aboutit à la création de l'AMIII. L'AM III a une autre caractéristique très intéressante c'est un semi conducteur. Tian Yongjun a déclaré que les selon qu'ils sont bien alignés ou désordonnés les atomes permettent un grande rigidité ou une semi conductivité grâce à ce mélange structurel d'atomes alignés et d'atomes désordonnés. Il est indéniable qu'un tel matériau devrait avoir de nombreuses applications dans de nombreux domaines. Discovery of carbon-based strongest and hardest amorphous material. Document en anglais. Molécule de Fullerène, Carbone 60 . TURGITE UNE MISE AU POINT ! Certaines roches on put être considéré comme un minéral par le passé, des analyses plus récentes ayant permis d'affiner leur structure on rendu leur appellation obsolète. Scientifiquement il est déconseillé d'utiliser des noms qui ont été discrédités par l'avancée de la recherche scientifique. La traduction est certainement une traduction automatique Google... elle reste néanmoins lisible. LE SAVIEZ-VOUS ? La grotte de Denisova en Sibérie nous révèle que l'on y fabriquait des bijoux, il y a 45 000 ans. Nouvelles découvertes dans la grotte de Denisova Deux études, parues dans la revue Nature, dévoilent plus précisément l’âge de fragments osseux et d’objets attribués à l’homme de Denisova, une espèce du genre Homo découverte en 2010 dans une cavité du sud de la Sibérie. https://www.nationalgeographic.fr/sciences/2019/03/nouvelles-decouvertes-dans-la-grotte-de-denisova Homme de Denisova. Courtesy Getty image https://www.epochtimes.fr/ladn-de-lhomme-de-denisova-conteste-levolution-de-lespece-humaine-25241.html mim BEYROUTH un nouveau pensionnaire Tout simplement « THE MAGNIFICENT » un cristal octaédrique de diamant de 92.50 ct., unique et extraordinaire, trouvé en septembre 2020 en Afrique du Sud, un merveilleux jaune vif à la forme parfaite. Du jamais vu sur le marché mondial, il coupe le souffle de tous les amateurs de pierres précieuses. Un véritable chef-d’œuvre de la nature. The Magnificent, a trouvé sa place il est maintenant exposé dans la salle du trésor du mim à Beyrouth au Liban. Chaima Teisseire - Precious Talk Emmanuel Fritsch est chercheur au CNRS et professeur au Laboratoire de physique cristalline à l'Institut des matériaux de Nantes (imn). Pourquoi le rubis est rouge ? Pourquoi le saphir est bleu et pas rouge ? D'où vient le vert de l’émeraude ? Les gemmologues le savent, pour comprendre une gemme et sa couleur il faut comprendre sa structure et ses éléments chimiques ou optiques. La couleur des minéraux Chaima Teisseire podcasteuse ... ​ PRECIOUS TALK La cause de la couleur des gemmes avec Emmanuel Fritsch US DEPARTMENT OF THE TREASURY Office of Foreign Assets Control Les nouvelles sanctions américaines interdisent l'importation de gemmes birmanes aux Etats-Unis... Le 8 avril 2021 WASHINGTON - Aujourd’hui, l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor des États-Unis a désigné Myanma Gems Enterprise (MGE), une entité gouvernementale birmane qui gère l'ensembles des activités minières et commerciales des gemmes en Birmanie. Les gemmes sont une ressource économique clé pour le régime militaire birman qui réprime violemment les manifestations pro-démocratiques dans le pays et qui est responsable des répressions meurtrières en cours contre le peuple birman, y compris le meurtre d’enfants. Ces sanctions ne visent pas le peuple birman. New U.S. Sanctions Effectively Ban Burmese Gems – JCK (jckonline.com) Il faut s'attendre à des mesures identiques de la part de l'Union Européenne dans les prochains jours ! Un regain d’activité volcanique secoue l'Islande Les milliers de séismes détectés dans le sud-ouest de l’Islande pourraient marquer le début d’une nouvelle période d’activité géologique intense, susceptible de durer 100 ans. ​ PAR ROBIN GEORGE ANDREW Un regain d’activité volcanique secoue l'Islande | National Geographic Vu chez . . . Voilà un ensemble étroitement groupé de cristaux de rhodochrosite rouge framboise brûlée sur une petite matrice de Manganite des mines de N’Chwaning à Kuruman dans l’enclave de manganèse du Kalahari, dans la province du Cap Nord en Afrique du Sud. ​ Les cristaux de rhodochrosites mesurent tous environ 1,5 cm de haut et se sont développés en groupes interpénétrés serrés. La surface des cristaux est recouverte d’une surcroissance secondaire «sucrosique» de microcristaux de rhodochrosite ainsi que de petites taches de calcite incolore et de manganite noire. Certains cristaux sont fendillés en surface et présentent un intérieur vitré très riche en couleurs. Avec cette croissance secondaire très attrayante, c’est un grand spécimen des mines de N’Chwaning. Mines de N’Chwaning à Kuruman dans le champ de manganèse de Kalahari, province du Cap Nord, Afrique du Sud. Click here Mines de N’Chwaning à Kuruman dans le champ de manganèse de Kalahari, province du Cap Nord, Afrique du Sud. Click here Mines de N’Chwaning à Kuruman dans le champ de manganèse de Kalahari, province du Cap Nord, Afrique du Sud. Click here Mines de N’Chwaning à Kuruman dans le champ de manganèse de Kalahari, province du Cap Nord, Afrique du Sud. Click here VANADINITE Jolie découverte dans une collection ! Vue sur Facebook de Luc Boulad , une Vanadinite de Coud'a, Mibladen, Maroc, complètement atypique à double faciès allongé et prismatique. Champ des photos : env 1 cm. ​ ​ A vos loupes, vérifiez toutes vos Vanadinite de Couda's ! Vanadinite à double faciès allongé et prismatique. Coud'a, Mibladen, Maroc Click here Vanadinite à double faciès allongé et prismatique. Coud'a, Mibladen, Maroc Click here Vanadinite à double faciès allongé et prismatique. Coud'a, Mibladen, Maroc Click here Vanadinite à double faciès allongé et prismatique. Coud'a, Mibladen, Maroc Click here Vanadinite à double faciès allongé et prismatique. Coud'a, Mibladen, Maroc Click here VOLCANOLOGIE 6 ÈME ÉDITION ! Un grand plaisir d’apprendre la parution de la 6ème édition du livre “Volcanologie” aux Éditions Dunod, le 6 janvier 2021. Qu’elle semble loin la première édition, il y a trente ans… en 1991 ! Ce livre a été réédité en 1998, 2006, 2011, 2016. Il a été traduit en allemand, et adapté en anglais / américain avec la collaboration du Professeur Alexander R. McBirney. ​ Bardintzeff J.M. (2021) – Volcanologie. 6e édition, Dunod, Paris, 352 p. + 16 p. couleur hors texte. Cette nouvelle version est augmentée et complétée : 352 pages, 160 photos, schémas et tableaux, 16 pages couleur hors texte. 650 références bibliographiques (nombreuses récentes), un glossaire ainsi que des adresses de sites web sont annexés. Je me suis davantage attardé sur les super-éruptions, le volcanisme planétaire, les risques et leurs prévisions, les relations entre volcans et climats à l’échelle de la planète. Le prix de l’ouvrage reste à 36 euros. ​ Il s’adresse aux étudiants de Licence, de Master, des « prépas » Capes et Agrégation et à tous les passionnés et curieux de volcans. ​ https://www.dunod.com/livres-jacques-marie-bardintzeff https://www.dunod.com/sciences-techniques/volcanologie-2 LE GIT BANKOK . . . ? Le laboratoire GIT fait partie du Gem and Jewelry Institute of Thailand , une organisation gouvernementale à but non lucratif fondée en 1999. Situé à l’origine sur le campus de l’Université Chulalongkorn, le laboratoire est maintenant situé dans le quartier des joyaux de Silom Road à Bangkok. En 20 ans, le laboratoire GIT est devenu l’un des meilleurs laboratoires de pierres précieuses au monde. Il est entièrement équipé de tous les équipements de pointe les plus récents et dispose d’un grand personnel de gemmologues très expérimentés. C’est le seul laboratoire certifié CIBJO (World Jewelry Federation) en Thaïlande et l’un des 7 membres distingués du LMHC international (Laboratory Manual Harmonisation Committee), avec le Gubelin Gem Lab, le SSEF et le GIA. GIT fournit la certification des diamants, des pierres précieuses colorées et des perles et a une expertise particulière dans l’identification de toutes sortes de jade, y compris les améliorations. Ils fournissent également des services d’essai et de marque pour l’or, l’argent et d’autres métaux précieux. Ils ont même un musée de gemmes et de bijoux, qui documente toute la chaîne de traitement des pierres précieuses et des bijoux, de l’extraction des minéraux à travers les processus de coupe, de polissage et d’amélioration, à la fabrication de bijoux finis. Vous recherchez une formation en gemmologie ??? Quelle que soit votre motivation : élargir vos connaissances, votre culture à titre personnel ; formation professionnelle ; préparation a un diplôme. ​ vous trouverez la réponse icI au près de mon amie Fabienne. Maitrise de physique, à l'université Joseph Fourier de Grenoble. Diplôme de gemmologue FGA du GAGTL, Gemmological Association and Gem Testing Laboratory of Great Britain, à Montréal. Diplôme de l'Université de Gemmologie à Nantes, sous la direction d'Emmanuel Fritsch. Directrice enseignante de l'Ecole des Gemmes à Bourg la Reine. et al. ??? Réponse à une question récurrente ... ! Il y a longtemps que je ne compte plus le nombre de fois où l'on m'a posé la question, "c'est quoi "et al." ? C'est une locution latine abrégée de "et alii " qui veut dire "et autres, sous-entendu auteurs" quand il y a plus de deux auteurs pour un ouvrage ou un article. Ce latinisme est utilisé depuis longtemps en anglais alors qu'il est plus récent en français où il a remplacé "et coll. " ou encore plus long "et collaborateurs ". ​ En principe cette locutions ne devrait s'employer qu'à la suite d'une citation dans un texte alors que dans la bibliographie tous les auteurs devraient être cités, mais l'on note que très souvent cette locution est aussi employée à tort dans la bibliographie. ​ Exemple : Untel XX (nom et initiale(s) du prénom du premier auteur) et al., Xxx (titre de l'ouvrage ou du texte de référence) , XXXX (année de l'édition) DES CADEAUX SURPRISE ??? Des livres quasi-introuvables, Tome I à IV, texte intégral au format PDF : Nouveau cours de minéralogie, par M. G. Delafosse ​ ​ ​ ​ Tome I Tome II Tome III Atlas Nouveaux éléments de minéralogie ou manuel du minéralogiste voyageur par Brard, texte Intégral de la nouvelle édition revue et augmentée d'un indicateur minéralogique par Drapiez. 1838 et la réédition revue et corrigée par M. Guillebot. Tome I Réédition UNE DÉCOUVERTE TRÈS INTÉRESSANTE A PROPOS DES FOSSILES INCLUS DANS LES OPALES ! SUITE A UNE QUESTION POSÉE PAR LUNA, CRÉATRICE DE BIJOUX... MERCI LUNA ! Un clic ici pour ouvrir la page : "Pierre de Lune" LE MUSÉE DE LA FERME DE L'ORME Une visite à ne pas manquer en Loire-Atlantique. Le musée de la ferme de l'Orme vous fera découvrir des trésors de la minéralogie en particulier des minéraux français. Situé dans la reconstitution d'une galerie de mine du 19ème siècle vous y retrouverez les conditions de travail des mineurs. es lettres fines, qui a un bon rendu sur de nombreux sites. Pour en savoir plus... Curieux d'en savoir plus sur le travail des lapidaires qui donnent une vie brillante aux gemmes ? Voici des vidéos qui vont vous plaire ! Les vidéos de Justin K. Prim https://www.youtube.com/user/ilostmaterialism/videos BÉRYL var. AIGUE-MARINE Il y a quelques semaines, dans l'une des mines du massif de l’Himalaya au nord-est de la vallée de Shigar, région de Gilgit-Baltistan , au Pakistan, les mineurs de la mine "Yuno" ont fait une splendide découverte. La photo est prise à l'entrée de la mine mais le "monstre" a déjà été nettoyé. 27 gros cristaux terminés sur quartz. Les enchères ont déjà dû s'ouvrir, qui possèdera cees magnifiques Aigue-marine. Un collectionneur milliardaire, un musée ??? On parle déjà de... 8 millions de dollars US, appelez vite votre banquier ! ​ ATTENTION C'EST UN MONTAGE PHOTO LA PIECE EST BEAUCOUP MOINS IMPOSANTE MÊME SI ELLE EST ASSEZ GROSSE !!! Un Conseil !!! Si vous allez au Puy du Fou, arrêtez-vous à Mortagne sur Sèvre pour visiter ce bijou où vous découvrirez les faces cachées du monde minéral. ​ Et même, si vous n'allez pas au Puy du Fou... Allez quand même visiter ce splendide musée hautement pédagogique ! Voir le reportage vidéo " La publication de photos de fluorites bleues irradiées sur Facebook, a généré un grand nombre de messages à propos de la radioactivité et des risques à posséder ce type de minéraux dans une collection... " J'espère que cette page va apporter un éclairage à ces questions. Clic Fluorites Bleues irradiées Il va dépoussiérer les anciennes publications cliquez pour le découvrir LE MIEN EST ARRIVE, UN BIJOU... Rejoindre la page perles Quand le biologique fabrique du minéral... LA FORMATION DES HUITRES PERLIÈRES... La Nacre… Biochimie et formation La nacre est formée par biominéralisation, c’est la superposition de couches de tablettes d’aragonite (CaCO3) dont l’épaisseur est d’environ 500 nm qui sont soudées entre elles par un composé biologique, la conchyoline, épaisse de 20 à 50nm (environ 4 à 6 %) c’est elle qui détermine la structuration en servant de « ciment » aux cristaux d'aragonite (qui représentent 90 % de la nacre). On note aussi la présence de traces d’eau (H2O) et d’ions divers. L’iridescence est due à superposition de couches d'indices de réfraction différents qui créent des interférences, la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière. Coupe de nacre d'une coquille d'huitre au MEB Romain MALLET / SCIAM Angers

  • mineralogie.club|sites amis|liens

    LIENS VERS DES SITES ET PAGES FACEBOOK, AMIS... Daniel Gol Un prospecteur et chimiste, conseiller indispensable pour bien nettoyer les minéraux... webmineral.com Grande base de données en minéralogie. (en anglais facile) Le Règne Minéral La revue de minéralogie française... L’École des Gemmes Formation diplômante en gemmologie Goldline Orpaillage Une association d'orpailleurs pour les orpailleurs et pour compléter vos connaissances sur cette pratique. Atelier La Trouvaille Matériel pour prospection, gemmologie, géologie, collections de minéraux, fossiles et gemmes. Le Mange Cailloux Un musée, une boutique et des services Gem plus Grand choix de gemmes taillées de qualités. Geminterest Une immense base de données de gemmologie et minéralogie Musée de l’École des Mines Un très beau musée très pédagogique... Ricestone Revendeur de matériel pour géologues, pour boutiques, pour gemmologues. mindat.org Grande base de données en minéralogie. (en anglais facile) Géo Détours Une page Facebook animée par un géologue où l'on apprend beaucoup ! Les Éditions du Piat L'Editeur français pour la géologie, la minéralogie, la paléontologie... Barras Gautier Minéraux Minéralogie d'exception Le Comptoir du Socle Boites, socles et accessoire de présentation pour vos minéraux, fossiles et météorites. EstWing France Les marteaux de géologues. EuroJade La spécialiste du Jade en France Frediani Pierres sélectionnées avec soins pour vous proposer les plus belles qualités. Spathfluor Découvrir le monde de la minéralogie et la Fluorite... Salon International de Ste Marie aux Mines Le deuxième des salons les plus importants dans le monde... PARTAGER UN LIEN AVEC "MINERALOGIE.CLUB" Choisissez une des 2 bannières PAGES FACEBOOK LE JOURNAL DES MINERAUX : https://www.facebook.com/groups/458568127929552/ GEMMOLOGIE/ GEMINTEREST : https://www.facebook.com/groups/geminterest/ G EMO TRAINING : https://www.facebook.com/groups/358849034297784/ MINERAUX DU MASSIF ARMORICAIN : https://www.facebook.com/groups/minerauxarmoricains/ MINERAL & GEM STE MARIE AUX MINES : https://www.facebook.com/Sainte.Marie.Mineral/ MINERALYON : https://www.facebook.com/groups/1459765690952071/ ECOLE DES GEMMES : https://www.facebook.com/LEcole-des-Gemmes-254305548027515/ ECOLE BELGE DE GEMMOLOGIE : https://www.facebook.com/groups/gemmologieSBG/ DIDIER NECTOUX / https://www.facebook.com/didier.nectoux.1 Since 01-06-2021

  • LA Mine de Bunker Hill | mineralogie.club

    THE BUNKER HILL MINE Ces textes sont tirés de traduction adaptées, complétées et annotées par JJ Chevallier de : https://www.mininghistoryassociation.org/Journal/MHJ-v7-2000-Wolff.pdf ​https://www.wikiwand.com/en/Bunker_Hill_Mine_and_Smelting_Complex Au plus profond des montagnes de l’enclave de l’Idaho se trouve une vallée que les Blancs ont baptisée Silver. Cette vallée est le cœur de ce qui est devenu le district minier de Cœur d'Alene. Aujourd’hui le complexe minier de Bunker Hill, situé à l'extrémité ouest de la ville de Kellogg et traversant la ville de Smelterville, comprend une mine d'argent, de plomb et de zinc, une fonderie, une usine de zinc et une gare de triage. Située, donc, au nord-est de l’Idaho près des villes de Kellog et Wardner, dans le comté de Shoshone, la mine de Bunker Hill, le nom vient du celui d’une importante bataille de la guerre d’indépendance le 17 juin 1775, à Boston. La mine fait partie du district minier de Cœur d’Alène, du nom de la tribu des Natives-American locaux. Noah S. Kellogg et la légende de l’âne. Noah S. Kellogg était charpentier, apprenant la découverte d’Or dans la région de Cœur d’Alène, il décida de devenir prospecteur. Malheureusement il arriva trop tard alors que toutes les bonnes concessions étaient déjà occupées. Il travailla alors comme charpentier à la construction d’un canal, la guigne, le poursuivant, il se retrouva sans travail lors de l’abandon du projet de canal faute de fonds. Il se résolut à reprendre la prospection, il emprunta de l’argent à des créanciers pour se fournir en matériel. Ce sont le Dr. John T. Cooper et un petit entrepreneur O. O. Peck, qui lui fournirent du matériel et un âne. Car cet âne bruyant, Jackass, dérangeait les habitants de Murray, Noah S. Kellogg à cette époque était appelé « le crétin » par la population de Murray.. Dans la ville de Murray, en 1885, l'âne Jacass, promenait les enfant, c'est lui qui serait à l'origine de la découverte faite par Noah Kellog. Note du traducteur : Ainsi, au fil des années, l'histoire de l'âne qui a découvert Bunker Hill, et qui en était propriétaire et du crétin qui l'exploitait a été racontée. Chaque fois que les mineurs se retrouvaient face au patron, ils disaient « voilà encore cet crétin ». Il y avait une vieille chanson de « dancehall » sur cet imbécile qui disait : "Quand vous parlez des Cœur d'Alene et de toutes leurs richesses incalculables, ne manquez pas de mentionner l’âne de Kellogg, qui a fait exploser la richesse." Dans la ville de Kellogg, une pancarte a été érigée indiquant : "Kellogg, la ville découverte par l’âne « Jackass » et toujours habitée par ses descendants !" Ce vieil âne occupe une place d'honneur dans ces régions, il y a Jackass Mountain, Jackass Creek, Jackass Flats, Jackass Point et Jackass Ski Bowl. On raconte encore qu'un vieux mineur a dit un jour : Saviez-vous que le président venait de Kellogg ?" " Ah vraiment ? " Et il a répondu : "Oui, il y a un âne à la Maison Blanche." L’Histoire de la découverte de la mine En juillet 1885 c’est le long du ruisseau Milo, affluent de la South Fork Cœur d’Alene river, que son âne se serait échappé et qu’il l’aurait retrouvé plus tard près d’une grosse pierre de couleur gris métallique brillant, une galène. Kellogg était à la recherche d’or et n’avait aucune formation sur ce qu’était cette matière grise, d’où son surnom de crétin, mais ses créanciers eux, le savaient, et en quelques mois, une forêt de jalons de parcelles a poussé sur la rive sud de la rivière Cœur d’Alene. Cet affleurement est devenu la pièce maîtresse du nouveau district, une ville s’est développée à ses pieds à Milo Gulch. Noah Kellogg a jalonné le lieu, qui était devenu une découverte importante et riche. Il y eut tellement de parcelles conflictuelles, que la justice dut s’en mêler pour déterminer les droits de propriété et y mettre de l’ordre. Finalement Noah Kellogg put conserver une bonne part de la mine. Riche alors, il dilapida sa fortune et mourut en 1903, mais son nom reste attaché à la découverte et la ville porte son nom. Le ruisseau Milo , affluent de la South Fork Cœur d’Alene river. Note du traducteur : Le Grubstaking, une pratique selon laquelle une personne disposant d'un peu d'argent supplémentaire investissait dans un prospecteur, était courante au début du district minier de Cœur d'Alene. L'arrangement habituel était que le grubstaker fournirait à un prospecteur un burro et un mois de provisions en échange d'un accord de partage de toute richesse minière découverte. C'est dans ces conditions que les marchands Murray John T. Cooper et Origin O. Peck ont ​​équipé Noah S. Kellogg lorsqu'il partit à la recherche d'or sur la fourche sud de la rivière Cœur d'Alene en août 1885. Une décision du juge Norman Buck a accordé à Origin O. Peck et au Dr John T. Cooper de Murray, Idaho, un quart d'intérêt dans la concession de Bunker Hill, puisque ces deux-là ont fourni l'âne découvreur de minerai et le matériel à Noah Kellogg. Noah Kellogg a ensuite loué la concession à Jim Wardner, qui a ensuite fondé la ville de Wardner, Idaho, le 4 avril 1886. Les premières années de la mine La mine de Bunker Hill est l’une des mines d’argent et de métaux communs, plomb et zinc, les plus célèbres de l’histoire des États-Unis. La découverte et le développement initial de la mine commencent en 1885, et jusqu’à sa fermeture de 1991, la production a totalisé 42,77 millions de tonnes pour une teneur moyenne de 8,43 % de plomb, 3,52 % d’argent par tonne et 4,52 % de zinc. Près de 42 % de la production totale de plomb, 41 % de la production totale de zinc et 15 % de la production totale du district minier de Cœur d’Alène. Au cours de cette longue exploitation, plus de 95 ans, c’est plus de 40 occurrences minérales qui sont entrées en exploitation. La production totale de concentré de minerai étant de 35 000 000 de tonnes et celle d’argent 4 678 tonnes. La mine “Glory Hole” est devenue « Bunker Hill and Sullivan Mining and Concentrating Company” (BHS). Mais il y a eu des problèmes : À cette époque, ce que nous appelons aujourd'hui la Silver Valley ne disposait d'aucune infrastructure permettant de soutenir une exploitation minière de quelque envergure que ce soit ; juste une ou deux pistes - pas de routes, pas de chemin de fer et pas de machines. En raison de cette situation, il est rapidement devenu évident que les perspectives dépassaient le savoir-faire et les ressources de quelques prospecteurs obstinés. Une véritable gestion et un capital-risque sont nécessaires. En 1887, Simeon Reed, un financier de Portland ayant des liens avec la Crocker National Bank de San Francisco, paya 680 000 dollars pour la propriété et engagea les meilleurs ingénieurs disponibles pour transformer la mine en un centre de production : Victor Clement, le premier surintendant de la mine, suivi de Fred W. Bradley, qui a été à son tour remplacé par Frederick Burbidge, un ingénieur minier anglais formé à la Royal School of Mines. Note du traducteur : Bradley s'est associé pour la première fois à l'entreprise en tant que jeune ingénieur en 1890. En 1893, il fut nommé directeur général des opérations et en 1897, il devint le quatrième président de l'entreprise, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort en 1933. Il amena à Kellogg un autre jeune Ingénieur californien, Stanley Easton qui devint directeur général en 1903 et succéda à Bradley à la présidence. Sous la direction de ces deux hommes, la Bunker Hill Company est passée d'une petite entreprise minière et de concentration incertaine à une grande entreprise minière et fonderie. Développement de la mine Au fil des travaux, de graves contraintes imposées par le terrain montagneux - pas d'espace de stockage pour les déchets ou les résidus de l'usine, et dépendance à l'égard d'un transbordeur aérien Bleichert problématique - ont pesé lourdement sur la viabilité de l'exploitation. Il fallait faire quelque chose. La vie de la mine dépendrait-elle d'un treuil et d'un puits perchés de façon précaire sur la pente latérale de 60 degrés, ou d'un tunnel d'évacuation situé à trois kilomètres de là, au fond de la vallée ? Dans un premier temps, les travaux progressèrent rapidement sur le riche filon, plongeant à un angle de cinquante degrés vers le sud-ouest à partir du "Glory hole", l'affleurement. Les mineurs ont creusé trois niveaux de transport interconnectés dans le flanc de la montagne, chacun séparé par deux cents pieds verticaux. Les étapes de production de quinze à trente pieds de large et de centaines de pieds de long ont produit du minerai de fond titrant plus de trente-cinq pour cent de plomb et jusqu'à cinquante onces d'argent par tonne - des valeurs incroyables selon les normes d'aujourd'hui. Les zones non-exploitées ont été remblayées avec des déblais à haute teneur en zinc, un métal qui n'était pratiquement pas utilisé à l'époque. ​ En septembre 1892, le surintendant Victor Clement, dans le bureau de l’entreprise embryonnaire, rédigea un rapport à la main à l’intention du président de la compagnie de l’époque, John Hays Hammond. Cette lettre est la première mention dans la correspondance qui nous est parvenue, disant que le développement final de la mine dépendait du creusement d’une galerie de niveau inférieur pour intercepter la continuation prévue du minerai à une plus grande profondeur (voir figure 2). Il est tout à fait direct sur ce qui doit être fait : « Mon cher Jack, Nous devrions faire pression pour obtenir le grand tunnel. Je suis en train de recevoir des offres pour un petit compresseur... nous pourrions progresser sur une distance considérable pour un coût de 10 à 12 dollars par pied. 1 » ​ Mais deux ans se sont écoulés sans qu'aucune décision ne soit prise. En mai 1894, la logistique de la manutention des matériaux - l'entrée du matériel de travail et la sortie du minerai vers le transbordeur et vers l'usine - entravait la production pour un certain nombre de raisons : Le minerai provenant de l'exploitation la plus éloignée devait être transporté à la main sur 2 900 pieds puis sur une voie ferrée à écartement réduit grossièrement tracée, jusqu'à ce qu'il atteigne un point de transfert où des chevaux circulant dans les galeries de transport prenaient les wagons. En outre, le transbordeur Bleichert s'est avéré plus problématique que prévu. Parfois, il fonctionne comme prévu, mais souvent il se casse la figure ou déverse prématurément des tonnes de minerai sur les habitants qui vivaient dans un état d'anxiété compréhensible à deux cents pieds sous les câbles caténaires. Le retard dans la décision sur le creusement de la galerie s’est poursuivi pendant deux autres années, à cette époque le coût total était passé de 120 000 $ à 200 000 $, soit 4 000 000 de dollar aujourd'hui. ​ Ainsi, le pari d’aller de l’avant avec le projet, ou non, est devenu une décision cruciale pour une jeune entreprise luttant pour sa survie dans une période déprimée du prix des métaux et de pression croissante de la Western Federation of Miners (WFM) pour une augmentation des salaires. Malgré les investisseurs aux poches pleines, tout était à risque : liquidités à la banque, bénéfices, dividendes futurs, capital pour construire une fonderie, développer les marchés. Et si ça ne marchait pas ! Que se passerait-il si le filon s’interrompait avant d’atteindre l’élévation de la galerie ? Construire un tunnel de 10 000 pieds n’est pas une chose facilement négligeable. En substance, la décision revenait à parier la société sur la profondeur à laquelle on est capable de voir dans la terre, soit environ une molécule de profondeur. Rétrospectivement, il est compréhensible que la direction de Bunker Hill ait fait ce que beaucoup d’entreprises (et de gouvernements) font aujourd’hui : embaucher un consultant. Si le projet est couronné de succès, l’entreprise peut s’attribuer le mérite d’avoir fait ce qu’il fallait. Si ce n’est pas le cas, le consultant devient un bouc émissaire commode. L’entreprise a engagé C. R. Corning comme consultant. Ses rapports bien réfléchis et rédigés ont commencé à cristalliser la question pour la direction, à l’appui de la proposition de Clement, en se prononçant fermement en faveur de la galerie par opposition à l’option du puits. En juillet 1896, après la visite de la mine, Corning rédige un long rapport décrivant les avantages et les inconvénients de la décision à prendre. « Dans l’état actuel des choses, j’estime qu’il est hautement souhaitable que l’on se prépare au creusement actif de la galerie de niveau profond si longtemps proposé, à partir de l’usine de broyage de Kellogg. Je suis résolument en faveur de la galerie pour plusieurs raisons. Elle nous permettra d’extraire pratiquement autant de minerai qu’il sera désirable, tandis qu’un puits sera limité dans sa production à ce que le transbordeur actuel pourra transporter. (à peine plus de 600 tonnes par jour). Encore une fois, un puits signifie placer l’entreprise beaucoup plus à la merci d’un syndicat, car les travaux devraient être maintenus au sec. Une telle galerie aurait dix mille pieds de long, pourvu que la veine conserve son pendage actuel. Elle couperait la veine près de la limite nord de la concession de Bunker Hill, probablement entre les veines de minerai de « Last Chance » et de « Stemwinder », dont aucune n’est connue avec certitude pour empiéter sur notre territoire. » 5

  • minéralogie et gemmologie|géologie|photos|Jean Jacques Chevallier

    Partager 2022 - Novembre- "Rainbow" Fluorite. 2022 - Octobre - Cobaltocalcite. 2022 - Août - Wulfénite. 2022 - Juillet - Apatite et guirlande de Quartz hématoïde, 2022 - Juin - Proustite, 2022 - Mai - Wulfenite, calcite et mimétite. 2022 - Avril - Macle de quartz terminé en sceptres d'améthyste. 2022 - Mars - Gypse var. Sélénite 2022 - Février - Calcédoine var. Agate. 2022 - Février - Rhodochrosite botryoïdale. 2022 - Février - Calcite. 2022 - Fevrier- Fluorite et calcite. 2022- Janvier- Halite et atacamite, pologne..jpg 2022 - Janvier - Fluorite avec fantômes sur barite. 2022- Janvier - Calcite cobaltifère sur Malachite. 2022 - Janvier - Fluorite sur Quartz. 2022 - Janvier - Pyrite sur Baryte. 2022 - Janvier -Austinite. 2022 - janvier - Tourmaline rose, bleue et verte avec feldspath et quartz. 2021 - décembre - Hématite, "Rose de fer". Décembre - 2021 - Cuprite. 2021 - Décembre - Diamant rose. 2021 - Décembre - Chalcopyrite en boule. 2021 - Décembre - Azurite et Malachite. 2021 -Novembre - Or natif. LES PHOTOS QUI VOUS PLAISENT Clic pour agrandir Joyaux de l'Histoire géologique de la Terre... La collection de Rock H. Currier... mise aux enchères en Août 2019 ... Dallas Août 2019. ​ Une collection de 322 spécimens provenant de la succession de l’un des collectionneurs de minéraux les plus légendaires des 50 dernières années a été mise aux enchères lors de la vente Rock H. Currier par Heritage Auction, le 26 août 2019 à Dallas, au Texas. Rock H. Currier a été un phare dans le commerce des minéraux, il a voyagé dans le monde entier à la recherche de minéraux pour son entreprise, Jewel Tunnel Imports (JTI), et en même temps, il rassemblait sa propre collection privée, la passion de toute une vie. Rock Currier était un géant, plus grand que nature, mais aussi par la passion dans sa quête du beau et du rare, il était reconnu par tous dans le monde des minéraux. Les minéraux n’étaient pas un travail, ils étaient ce qu’il aimait. Il partait en voyage pour les affaires de JTI, mais en même temps, il assemblait son incroyable collection personnelle. Tout le monde dans la communauté de la collection des minéraux le connaissait. Il était vraiment une figure légendaire, et cette collection reflète vraiment sa passion. 40 années de collecte de minéraux on formé une collection colossale à l’image de Rock un homme qui portait un prénom prédestiné. Dans ce diaporama je vous présente une sélection de cette vente, à la mémoire de Rock, que Francine et moi avons eu la chance, que dis-je, le plaisir et l’honneur de rencontrer chaque année à Tucson.

  • minéralogie|structure de la matière|atomes et éléments|JJ Chevallier

    ... Suite Partager ATOMES & ÉLÉMENTS CHIMIQUES L'Atomisme une histoire ancienne Il est probable que diverses anciennes civilisations ont supposé l’idée d particules ou grains invisibles composant la matière. En Inde, la philosophie Vaisheshika, dont Kanada (probablement vers 600 av. J.-C) est le fondateur, contient une théorie atomique. Son traité, les Vaisheshika Sutra, date des premiers siècles de notre ère. L’atomisme en Inde s’est développé à travers plusieurs écoles bouddhistes et hindouistes, École Nyâya-Vaiśeṣika et École Jaina, chacune caractérisée par ses propres théories philosophiques. L’atomisme, malgré la diversité des différentes perspectives auxquelles il a pu donner lieu, avait comme objectif de rendre compte de l’unité fondamentale qui constitue le monde que nous percevons à travers les sens, cette unité étant l’atome. Le terme sanskrit qui désigne cette particule est aṇu ou paramaṇu. Les diverses écoles qui parlent d’atomes ont diverses conceptions de ceux-ci, mais elles se rejoignent en ce que les atomes ne sont pas directement observables, même à travers des instruments : leur existence est certes déduite à partir de l’expérience, mais comme résultat d’un raisonnement spéculatif qui s’appuie sur celle-ci et supplée à ses limites. En occident, Mochus de Sidon, un Grec aurait émis la théorie atomiste pour la première fois autour du XIIIe siècle av. J.-C., plus clairement, ce concept apparaît en Grèce environ cinq siècles av. J.-C., chez les philosophes présocratiques, particulièrement Leucippe (environ 460-370 av. J.-C.), Démocrite puis Épicure. Nombreux sont les atomistes grecs, Nessas, Métrodore de Chios, Diogène de Smyrne, Anaxarque, Hécatée d'Abdère, Apollodore de Cyzique, Nausiphane, Diotime, Bion d'Abdère, Bolos de Mendès. ​ Cette théorie atomiste sera ensuite parfaitement exposée par le Romain Lucrèce dans De rerum natura, affirmant que « les corps premiers sont [...] d’une simplicité impénétrable, et forment un ensemble homogène et étroitement cohérent de particules irréductibles [...] dont la nature ne permet pas que l’on puisse encore ne rien retrancher ni soustraire. » Un des arguments majeurs développés par les atomistes est la permanence de l'univers qui propose l'existence de choses extrêmement petites et indivisibles rendant nécessaire une certaine quantité d'énergie pour décomposer la matière. Il s'agit d'une conception du monde qui fait partie de la recherche des principes de la réalité, recherche qui caractérise les premiers philosophes : on suppose que la matière ne peut être divisée indéfiniment, qu'il y a donc une conservation des éléments du monde, qui se transforment ou se combinent selon des processus variés. La décomposition du monde en quatre éléments, eau, air, terre, feu, d'Aristote, enrichi cette thèse. Cependant, même si l'empirisme épicurien tente d'établir cette hypothèse sur des bases scientifiques, l'atome demeure une intuition sans confirmation. Dans l’Islam médiéval, le kalâm, sous l'impulsion des théologiens mu'tazilites, développe des idées atomistes. La notion d'atome (juz') semble indiquer une connaissance de la pensée grecque par les premiers théologiens de l'islam. L'atomisme musulman a été théorisé par Abû l-Hudhayl. Pour lui, l'atome est dépourvu de dimensions spatiales, comme un point géométrique. Il étend sa conception atomiste au temps, vu comme discontinu ; c'est l'intervention de Dieu qui assure la liaison entre les instants. Cette doctrine est reprise ensuite par le courant asharite. L'existence des atomes peut sembler paradoxale dans un contexte religieux, parce qu'elle est habituellement associée au matérialisme. Mais, dans la théologie d'al-Ash'ari, les atomes sont les moyens dont Allah se sert pour exercer sa toute-puissance. Ils servent à penser la relation entre un Dieu transcendant et sa création. Au Moyen Âge, l'atomisme s'illustre au XIVe siècle avec Nicolas d'Autrecourt, Gérard d'Odon, Nicolas Bonet. Au XVIIe siècle L'atomisme vitaliste de Giordano Bruno double son atomisme d'un vitalisme, dans un poème latin intitulé De minimo, daté de 1591. L'atome est centre de vie, il est un point où vient s'insérer l'Âme du monde. En 1591, à Francfort, Giordano Bruno a écrit en latin deux poèmes sur la monade : De triplici minimo et De monade, numero et figura. Il appelle minimum ou « monade » une entité indivisible qui constitue l'élément minimal des choses matérielles et spirituelles. La monade, qui correspond au point des mathématiques et à l'atome de la physique, est cet être primitif, impérissable de nature aussi bien corporelle que spirituelle, qui engendre, par des rapports réciproques, la vie du monde. C'est une individualisation extrinsèque de la divinité ; existence finie, elle est un aspect de l'essence infinie. Dieu, minimum et maximum, est la Monade suprême d'où s'échappe éternellement une infinité de monades inférieures. Le corpularisme du XVIIe siècle, sans être forcément atomistes, Galilée, Pierre Gassendi, Sébastien Basson, Robert Boyle et Newton admettent l'existence de petites particules de matière dans la nature. Galilée publia en 1623 un ouvrage important en matière de philosophie atomiste, L'Essayeur, qui lui valut une lettre de dénonciation du jésuite Orazio Grassi, en raison de thèses contraires au dogme catholique de la transsubstantiation. Le principal théoricien de l'atomisme au XVIIe siècle fut Pierre Gassendi, chanoine de Digne, qui, après avoir étudié la vie et la doctrine d'Épicure, publia en 1649 les Animadversiones. En 1646, le Français Johannes Magnenus écrivit un Democritus reviviscens sive de atomis (Démocrite revivant, ou de l'atome). ​ Au XVIIIIe siècle l’essor de la chimie moderne sera le début de la science atomistique débarrassée des théories et contraintes philosophiques. Atome, du grec ancien ἄτομος [átomos], « insécable », c’est la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner chimiquement avec d’autres. Ils sont les composants élémentaires de toutes les composés solides, liquides ou gazeuses. Avec leur arrangement tridimensionnel, ils déterminent les propriétés physiques et chimiques de tous les éléments et composés . Comme nous l'avons vu sur la page structure de la matière, l'atome est un assemblage de trois sortes de particules : Les protons qui ont une charge électrique positive. Les neutrons qui n'ont pas de charge électrique. Les électrons dont la charge électrique est négative et égale en valeur absolue à celle des protons. Il y a autant d'électrons que de protons dans son noyau c'est pourquoi un atome est électriquement neutre. ​ Protons et neutrons forment le noyau, les électrons gravitent autour du noyau à des vitesses prodigieuses d'environ 7.1015 (sept millions de milliards) de révolutions par seconde. Cet ensemble de neutrons en orbite autour du noyau forme ce que l'on appelle le nuage électronique. ​ Définitions importante à retenir : ​ Ion : atome ou molécule ayant gagné ou perdu un ou plusieurs électrons, on distingue donc deux types d'ions : ​ Anion : atome ou molécule ayant gagné un ou plusieurs électrons, la charge est alors négative. Cation : atome ou molécule ayant perdu un ou plusieurs électrons, la charge est alors positive. La structure de 2 atomes, hydrogène et oxygène. Les neutrons et les protons ont des masses pratiquement identiques, les électrons ayant une masse 2 000 fois moindre que les protons et les neutrons, la somme des protons et neutrons "nombre de masse" d'un noyau est donc sensiblement égale au "poids atomique". Les atomes sont très petits mais leurs noyaux sont encore infiniment plus petits, l'atome est environ 10 000 fois plus gros que son noyau où se trouve pratiquement toute sa masse. Diamètre d'un atome moyen 1,5 angström = 0,15 nanomètre = 15^-10 mètre Le plus petit et le plus grand : 0,53 Hydrogène H 2, 98 Césium Cs Rayon en angström des éléments chimiques naturels Un exemple comparatif... NOMBRE DE MASSE ET NUMÉRO ATOMIQUE Le nombre de masse représente la masse de l'atome qui est fonction de la quantité de nucléons (neutrons et protons). La masse est concentrée dans le noyau de l'atome. Le numéro atomique représente la quantité d'électrons qui gravitent autour du noyau. C'est la quantité, et la répartition des couches d'orbitales qui déterminent les propriétés électriques d’un l'atome, capacité de libérer ou recevoir des électrons dans la couche périphérique. ​ Le numéro atomique Z définit la quantité de charges électroniques dans un atome : Z charges négatives des électrons Z charges positives des protons. ​ Une même quantité de protons et d’électron équilibre un atome on dit qu’il est neutre. ​ Si un atome perd des électrons, il devient un cation, un ion positif Si un atome reçoit des électrons, il devient un anion, un ion négatif Tous les atomes qui ont un même nombre atomique ont les mêmes propriétés chimiques, même s'il n'ont pas le même nombre de neutrons, ils appartiennent au même "élément" chimique. On désigne les éléments par un symbole : ​ H = hydrogène O = oxygène C = carbone Be = Béryllium Au = or Fe = fer . . . On décrit un élément sous cette forme : A : nombre de masse : correspond au nombre total de protons et neutrons. Z : numéro atomique ou nombre de charge correspond au nombre de protons et donc au nombre d'électrons si l'élément est électriquement neutre. X : le symbole de l'élément. ​ Connaissant le nombre de masse et le nombre atomique, il suffit de soustraire l'un de l'autre pour connaître le nombre de neutrons. 26 protons 30 neutrons 26 électrons ​ 26 protons 30 neutrons 24 électrons ​ 26 protons 30 neutrons 23 électrons Il y a 94 éléments chimiques naturels dans l'univers connu, d'autres ont été synthétisés, le plus connu étant le plutonium. 80 ont au moins un isotope stable : tous ceux de numéro atomique inférieur ou égal à 82 sauf les 2 éléments : 43 Tc le Technétium qui est un métal de transition dont tous les isotopes sont radioactifs ; 61 Pm Prométhium (anciennement prométhéum puis promethium), un lanthanide est présent dans le milieu naturel à l'état de traces comme produit de fission spontanée de l'Uranium 238 et de désintégration α de l'Europium 151. ( Ces deux sources entretiendraient respectivement une masse totale de prométhium naturel sur Terre de 560 g et 12 g. Il est notamment présent dans le minerai d'uranium à hauteur de 4 g pour 10 000 000 000 000 de tonnes de pechblende. ) Tous ces élément on été regroupés dans un "tableau périodique des éléments" dont l'origine remonte au grand chimiste Russe Dmitri Ivanovitch Mendeleïev qui en fit une première version en 1869, avec les 60 éléments connus à cette époque. ​ Voir en bas de page le tableau périodique des éléments... Classement alphabétique par numéro atomique... Les éléments naturels radioactifs sont sur fnd rouge, et les éléments radioactifs de synthèse sur fond jaune orange. Classement alphabétique des éléments ... Classement alphabétique des symboles ... Abondance des éléments dans la croûte et la lithosphère terrestre ... Les abondances son exprimées en PPM ppm = partie par million : pour un kg 1ppm = 1 milligramme 10 000 PPM = 1/100 = 1% Quelques données physiques des éléments présents dans la croûte terrestre ... Les éléments marqués d'un * ont un point d'ébullition inférieur à 0°C, leur densité est exprimée en gramme/litre. ISOTOPES L'isotope est une variété d'un élément chimique qui comporte plus ou moins de neutrons que l'élément type. Comme il contient la même quantité de protons et d'électrons il est électriquement neutre. Les isotopes ont les mêmes propriétés chimiques, ils n'ont pas les mêmes propriétés physiques. Exemples : hydrogène 1 proton 0 neutron, deutérium 1 proton et 1 neutron, tritium 1 proton et 3 neutrons. ​ Autre exemples... Dans un article publié en décembre 1913 dans la revue Nature, le chimiste anglais Frederick Soddy (1877-1956) propose d'appeler « isotopes » les différentes variétés d'un élément chimique, car elles occupent la « même place » dans le tableau périodique de Mendeleïev. Depuis plusieurs années, Soddy enseigne à l'université de Glasgow en Écosse, après avoir servi de démonstrateur de chimie à l'université McGill de Montréal sous la direction d'Ernest Rutherford. Il étudie en détail la chimie des corps radioactifs transitoires obtenus lors de désintégrations, corps qu'il appelait avec Rutherford des « métabolons ». En 1911, il avait déjà noté que « l'identité complète de l'ionium, du thorium et du radiothorium » était si bien établie qu'il lui semblait inévitable de devoir conclure qu'on n'était pas en présence « de simples analogues chimiques, mais d'identités chimiques ». Ce n'était pas le seul cas observé, et Soddy notait aussi que le radium D, issu de la désintégration du radium, a toutes les caractéristiques chimiques du plomb. Il en conclut alors qu'il faut envisager le cas d'une « complète identité chimique entre des éléments de poids atomiques probablement différents », ce qui est en opposition apparente avec la table des éléments, qui les classe par ordre de poids atomiques croissants. Soddy insiste également sur le fait que cette propriété n'est sans doute pas réservée aux éléments radioactifs ou à leurs produits de désintégration, même si elle apparaît plus simplement dans ce cas. Il rejoint ainsi le chimiste William Crookes qui, dès 1886, avait spéculé que bien que « la majorité des atomes de calcium ont un poids atomique de 40, il y en a quelques-uns qui sont représentés par 39 ou 41, un nombre moindre par 38 et 42, et ainsi de suite ». Soddy recevra le prix Nobel de chimie en 1921 « pour ses recherches sur l'origine et la nature des isotopes ». Bernard PIRE Écrit par : Bernard PIRE : directeur de recherche au CNRS, centre de physique théorique de l'École polytechnique, Palaiseau Source : Universalis.fr Tableau périodique éléments DE Mendeleïeve MENDELEÏEVE LE TABLEAU PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS ... Dmitri Ivanovitch Mendeleïev Dmitri Ivanovitch Mendeleïev ou Mendeleev, chimiste russe, est né le 8 février 1834 à Tobolsk (Sibérie, Russie). Il est mort le 2 février 1907 à Saint-Pétersbourg (Russie). Il est principalement connu pour son travail sur la classification périodique des éléments, publié en 1869 et également appelé tableau de Mendeleïev. Il déclara que les éléments chimiques pouvaient être arrangés selon un modèle qui permettait de prévoir les propriétés des éléments non encore découverts. Mendeleïev était le cadet des nombreux enfants de Maria Dmitrievna Korniliev et Ivan Pavlovitch Mendeleïev (le treizième selon Michael Gordin 1, un historien des sciences). À l'âge de quatorze ans, après la mort de son père, Mendeleïev entre au lycée de Tobolsk. En 1849, la famille devenue pauvre s'installe à Saint-Pétersbourg, Dmitri entre à l'université en 1850. Après avoir reçu son diplôme, il contracta la tuberculose, ce qui l'obligea à se déplacer dans la péninsule criméenne près de la Mer Noire en 1855, où il devint responsable des sciences du lycée local. Il revint complètement guéri à Saint-Pétersbourg en 1856. Il étudia la chimie à Saint-Pétersbourg où il fut diplômé en 1856. À 25 ans, il vint travailler à Heidelberg avec des savants comme Robert Bunsen et Gustav Kirchhoff. En 1867, il fut nommé professeur de chimie minérale à l'Université de Saint-Pétersbourg. Entre 1859 et 1861, il travailla sur la densité des gaz à Paris, et au fonctionnement du spectroscope avec Gustav Kirchhoff à Heidelberg. En 1863, après son retour en Russie, il devint professeur de chimie à l'institut technologique et à l'université de Saint-Pétersbourg. La même année il épousa Feozva Nikitichna Leshcheva ; ce mariage se solda par un divorce. Il épousa ensuite Anna Ivanovna Popova. En 1866, Newlands édita sa loi des octets. Mendeleïev avait travaillé sur une idée semblable, et le 6 mars 1869, une présentation formelle fut faite à la société russe de chimie, intitulée La dépendance entre les propriétés des masses atomiques des éléments, énonçant : 1. Les éléments, lorsqu'ils sont disposés selon leurs poids atomiques, montrent une périodicité apparente de leurs propriétés. 2. Les éléments qui sont semblables en ce qui concerne leurs propriétés chimiques ont des poids atomiques qui sont peu ou prou de la même valeur (par exemple Pt, Ir, Os) ou qui augmentent régulièrement (par exemple K, Rb, Cs). 3. L'arrangement des éléments, ou des groupes d'éléments dans l'ordre de leurs poids atomiques, correspond à leurs prétendues valences, aussi bien que, dans une certaine mesure, à leurs propriétés chimiques distinctives. 4. Les éléments qui sont le plus largement représentés ont de petits poids atomiques. 5. L'importance du poids atomique détermine le caractère de l'élément, de même que l'importance de la molécule détermine le caractère d'un corps composé. 6. Nous devons nous attendre à la découverte de nombreux éléments jusqu'ici inconnus. Par exemple des éléments analogues à l'aluminium et au silicium dont la masse atomique serait comprise entre 65 et 75. 7. La masse atomique d'un élément peut parfois être modifiée par une connaissance de la masse de ses éléments contigus. Ainsi, le poids atomique du tellure doit se trouver entre 123 et 126, et ne peut pas être 128. 8. Certaines propriétés caractéristiques des éléments peuvent être prévues à partir de leur masse atomique. Inconnu de Mendeleïev, Lothar Meyer travaillait à une classification périodique pratiquement identique bien qu'il ne soit jamais venu à l'idée de Meyer la possibilité de prévoir l'existence de nouveaux éléments et de corriger les masses atomiques. Meyer et Mendeleïev peuvent être considérés comme les co-créateurs de cette classification. Bien que Mendeleïev ait été largement honoré par des organismes scientifiques à travers l'Europe, ses activités politiques ont inquiété le gouvernement russe, ce qui a mené à sa démission de l'université de Saint-Pétersbourg le 17 août 1890. En 1893, il fut nommé directeur du bureau des poids et des mesures. Mendeleïev est également responsable de la justification scientifique de la proportion « optimale » de 40 % d'alcool dans la vodka russe. En 1882, il reçut la Médaille Davy de la Royal Society, en 1889 le Prix Faraday de la Royal society of chemistry et en 1905 la médaille Copley de la Royal Society. Il mourut à Saint-Pétersbourg où il est enterré au cimetière Volkovo. L'élément 101 a été baptisé mendélévium en son honneur. Sources : Michael Gordin. 2004. A Well-Ordered Thing: Dmitrii Mendeleev and the Shadow of the Periodic Table, Basic Books, ISBN 046502775X Dmitri Ivanovitch Mendeleïev Manuscrit, c'est le premier tableau de Mendeleïev, conçu le 17 février 1869. L'annotation en Français semble rajoutée. C'est l'original conservé à St Pétersbourg. La légende retient une découverte en un seul jour de réflexion, le 17 février 1869. Mais en réalite, Mendeleïev a beaucoup tâtonné. Il hésite d’abord entre tableau et spirale pour retenir la forme actuelle qui lui permet de mieux souligner la périodicité. Ci-dessous un copie retouchée pour une meilleure lisibilité. Cliquez sur le tableau pour avoir une version PDF imprimable en HD ... TABLEAU PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS Une version illustrée d'échantillons ! Page suivante, les Molécules ...

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    Partager HALITE " Le sel gemme que vous utilisez tous les jours pour assaisonner votre nourriture est un minéral dont le nom scientifique est "HALITE". Depuis la nuit des temps l'homme a utilisé ce minéral pour non seulement relever le goût de son alimentation, mais aussi parce que le sel lui apporte des éléments chimiques qui participent à ses besoins en sels minéraux. " Depuis l'Antiquité les marais salants de la région de Guérande en Loire-Atlantique produisent des milliers de tonnes de sel utilisé non seulement en France mais dans le monde entier. Déjà au Moyen-âge, le petit port du Croisic voyait des navires de commerce de toute l'Europe venir s'approvisionner en sel des marais de Batz, Saillé et Guérande. La qualité de ce sel, que les paludiers de la région recueillent selon des traditions et des moyens ancestraux lui confèrent une renommée internationale. HALITE OU SEL GEMME dans le langage minier Espèce minérale, halogénure, chorure de sodiun, de formule NaCl, connue depuis toujours par l'espèce animale pour ses bienfaits biologiques. Ernst Friedrich Glocker (1793-1858), minéralogiste, géologue et paléontologue allemand, la nomme "halite", après en avoir fait la description minéralogiquement en 1847. Le nom vient du grec ἃλς hals = sel, et λίθος lithos = pierre. ​ Elle cristallise dans le système cubique holoèdre (dont la symétrie est exactement celle du réseau périodique qui lui correspond), les cristaux les plus fréquents sont des cubes simples ou en escalier également en trémies (faces en pyramides creuses), les faces parfois courbes. On la trouve aussi en masse grenue compacte. Elle est tendre, très légère, fragile, de ténacité cassante, a une saveur saline, puisqu'elle contient du sel en très grande majorité, et recèle aussi des traces d'iode (I) , brome (Br) , fluor (F) , fer (Fe) , oxygène (O) et silicium (Si) . ​ L'Halite est un minéral d’évaporation, évaporite, comme le gypse ou la sylvite. Il précipite sur de très grandes surfaces par suite de l’évaporation de la mer. On le trouve en très grandes quantités dans certaines régions devenues arides. Emprisonné sous des couches de sédiments, la pression de ceux-ci entraine la formation de dômes de sel qui remontent en surface. Gisement de Lorraine à Varangéville par exemple. Utilisé en chimie pour la fabrication d’acide chloridrique et autres composés du sodium ou du chlore, soude, eau de javel. On l’emploie également dans l’alimentation, sel de cuisine. En hiver il est utilisé pour le salage des routes. Son goût salé permet de le distinguer de la sylvite au goût amer. « Le sel » Texte d'un auteur inconnu, trouvé sur Internet. On rencontre le sel partout, utilisé comme symbole dans de très nombreux contextes et par de nombreux courants de pensées même d’émergence récente. Dans la bible, il apparaît dans la Genèse (19 :26) « La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel ». Il se retrouve ensuite dans de nombreux livres : Dans le Lévitique (2:13) « Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes ; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l’alliance avec ton Dieu ». Dans Les Juges (9:45) « Abimélec attaqua la ville pendant toute la journée ; il s’en empara et tua le peuple qui s’y trouvait. Puis il rasa la ville et y sema du sel ». Dans le second livre des Rois (2:21) « Il (Elisée) alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit : Ainsi parle l’Eternel : J’assainis ces eaux ; il n’en proviendra plus ni mort, ni stérilité ». Dans le Nouveau Testament, dans l’Evangile selon Matthieu (5:13) « Vous (les disciples) êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? ». Au sein du cabinet de réflexion, dans une représentation conforme au symbolisme alchimique, il se trouve entre le mercure et le souffre. Paracelse l’ajouta au seizième siècle au souffre (principe, actif, chaud, masculin) et au mercure (principe passif, froid, volatile, féminin) originaires tous deux de l’alchimie arabe. Dans la tradition alchimique, le travail par le sel évoque le travail sur l’esprit. Dans l’œuvre alchimique, le sel unit le soufre et le mercure et assure la cohésion du résultat. Le sel évoqué est en fait un principe, la manière dont il unit le mercure et le soufre n’a rien de chimique. Par analogie, il serait possible de dire que le haut n’a de sens que si le bas existe, et que si il existe entre eux une relation. Ainsi, sans le sel, notre pavé mosaïque ne serait que juxtaposition de blanc et de noir, de l’image du bien et du mal, de tous les contraires, de toutes les oppositions. Le sel, est aussi omniprésent dans notre quotidien. Produit indispensable à la vie, il est présent dans tous les organismes vivants, mais il est poison pour bon nombre d’entre eux. Il assure la conservation des aliments, mais aussi brule et corrode. Il fut le symbole de l’accueil, la bien venue étant souhaitée, dans des temps anciens, à l’arrivant par la présence de salières décorées sur la table avant même que celle-ci ne soit dressée. Dans de nombreux rites, il protège du mal et l’éloigne. Nous rejoignons peut être la une des vertus du sel qui est la purification. Le visiteur est purifié par la présence du sel de même que l’eau dans le second livre des Rois, que les offrandes dans Ezéchiel (43 :24) ainsi que le lieu où l’on ne veut pas que le mal pénètre. Le langage courant s’en saisit pour souligner le relief d’une déclaration, d’un écrit ou d’une situation les rendant attrayants. Pour les seuls exemples cités, il est donc à la fois punition, signe d’alliance divine, destructeur, purificateur, vecteur de vérité, principe alchimique, unificateur, le lien, indispensable à la vie, poison, conservateur, agent corrosif, symbole de l’accueil, protecteur, attrayant, piment des langages et des situations… N'oublions pas le salaire et la solidarité, des quels il est à l’origine. Dans les livres, on trouve sur ce sujet, bien des textes intéressants, agréables à l’esprit, curieux voir passionnants, appelant maintes réflexions. Cherchons à voir ce qui est sous la pierre sans même avoir pris le temps de la regarder. Regardons tout simplement ce qui se présente à nous. Le sel que l’on connaît le mieux est sans conteste le sel gemme. Lors de son extraction des profondeurs de la terre, celui ci a beaucoup plus l’aspect d’une pierre brute que d’une gemme. Il est généralement coloré, inclus d’autres matériaux terreux et d’une composition chimique qui le rendrait peu apte à la consommation. Si on place cette pierre dans de l’eau, elle se dissout et disparaît. Même, souvent, sa couleur s’efface. Il ne subsiste qu’un liquide et des résidus terreux reposant au fond du récipient. Il suffit alors de recueillir ce liquide, de le chauffer doucement dans un courant d’air léger (le vent et le soleil le font très bien), pour obtenir un sel blanc, pure, et si on laisse au temps le temps de faire son œuvre, un magnifique cristal cubique. A chaque fois que le sel sera dissous dans l’eau puis soumis à la « flamme », il renaitra plus pur, et, à chaque fois le cristal sera différent. Remerciements à Jean Rivalant, Gaec Holen Breizh à Batz sur Mer http://www.gaec-holen-breizh.fr/ LES MARAIS SALANTS DE GUÉRANDE, VUS DU CIEL... Comment fonctionne un marais salant ? Plan de marais salant Le chemin de l'eau de mer dans un marais salant Récolte du gros sel et de la fleur de sel Stockage et roulage du sel Travaux d'entretien du marais salant Glossaire paludier LE MUSÉE DES MARAIS SALANTS... vidéo Les éléments de cette dernière rubrique sont issus du site : www.cap-atlantique.fr Partager Since 01-06-2021

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    CARLSBAD CAVERNS Photos JJ Chevallier 2001 https://www.nps.gov/whsa/index.htm Ce Parc Naturel est géré et protégé par le Ministère de l'Intérieur des États Unis d'Amérique, Service des Parcs Nationaux, il est impératif de suivre la réglementation des Parcs Nationaux, entre autre il est interdit d'effectuer des prélèvements quels qu'ils soient, végétaux, animaux et minéraux. Tout contrevenant tombant sous le coup des lois fédérales des États Unis d'Amérique. La beauté est partout aux Carlsbad Caverns. Prenez le temps de parcourir les photographies de différents sentiers de la grotte, les visites guidées par des rangers et les magnifiques photos du désert de Chihuahuan. Que vous soyez en surface ou en sous-sol, la majesté de la nature se retrouve tout autour de vous. Les ressources culturelles du parc représentent un continuum long et varié d'utilisation humaine commençant à l'époque préhistorique, illustrant de nombreuses adaptations à l'environnement du désert de Chihuahuan. Les activités humaines, y compris les occupations préhistoriques et historiques des Amérindiens, l'exploration et la colonisation européennes, l'exploitation industrielle, le développement de l'accessibilité des grottes et le tourisme, ont laissé des traces de leur présence et ont contribué à l'histoire riche et diversifiée de la région. Le parc compte deux quartiers historiques inscrits au registre national des lieux historiques : le quartier historique des Caverns et le quartier historique de Rattlesnake Springs. Le musée du parc, y compris les archives du parc, contient environ un million d'objets culturels qui sont préservés et protégés. Carlsbad Cavern est l'une de plus de 300 grottes calcaires d'un récif sédimentaire fossile, formé par une mer intérieure il y a environ 265 millions d'années. Il y a douze à quatorze mille ans, les Amérindiens vivaient déjà dans les montagnes de Guadalupe. Certains de leurs fourneaux de cuisson et des pictogrammes ont été découverts dans les limites actuelles du parc. Dans les années 1500, les explorateurs espagnols traversaient l’ouest du Texas, et le sud-est du Nouveau-Mexique actuel et découvraient la région. Les quelque 120 grottes de calcaire que recèle le Parc national des grottes de Carlsbad sont exceptionnelles et connues dans le monde entier pour leur taille, leur mode de formation, et l’abondance, la diversité et la beauté des spéléothèmes (formations rocheuses décoratives) qu’elles contiennent. Des processus géologiques en cours continuent à former de rares et uniques spéléothèmes, en particulier dans la grotte de Lechuguilla. Les grottes de Carlsbad et la grotte de Lechuguilla se distinguent surtout par leur grande beauté naturelle, leurs caractéristiques géologiques exceptionnelles et leurs formations rocheuses et récifales inédites. Le complexe récifal du Capitan qui date du Permien (où se sont formées les cavernes de Carlsbad, Lechuguilla et autres) est l’un des ensembles les mieux préservés et les plus accessibles au monde pour l’étude scientifique. Les grottes primaires du parc, Carlsbad et Lechuguilla, sont bien connues pour l’abondance, la diversité et la beauté de leurs formations rocheuses décoratives. La grotte de Lechuguilla présente des spéléothèmes rares et uniques parmi lesquels figure la plus grande accumulation de « chandeliers » de gypse dont certains mesurent plus de six mètres de long. Le Parc national des grottes de Carlsbad est l’un des seuls endroits au monde où des processus géologiques en cours sont très apparents et où des spéléothèmes d’une grande rareté continuent à se former, ce qui permet aux scientifiques d’étudier ces processus géologiques dans un milieu quasiment intact. Parmi ces spéléothèmes se trouvent des hélictites qui se forment sous l’eau, des spéléothèmes de calcite et de gypse, ainsi qu’une étonnante collection de « biothèmes », concrétions formées dans les cavernes avec l’assistance de bactéries. Les chercheurs peuvent à la fois étudier l’intérieur du récif du Capitan aux points de passage des cavités qui le pénètrent et le traversent, ainsi que les sections transversales érodées sur les parois extérieures du canyon. Mis à part une proportion relativement faible du parc qui voit passer de nombreux visiteurs, l’accès aux grottes d’arrière-pays est strictement contrôlé et limité. Carlsbad cavern, entrée pédestre. Photo JJ Chevallier Mes Conseils pour une visite réussie... Réservez votre visite en ligne ; Equipez-vous d'un pied photo, le flash est interdit, une torche électrique puissante vous permettra de voir certains détails ; Emportez de l'eau ; Utilisez de bonnes chaussures de marche ; Faites la descente à pied, ne prenez pas l'ascenseur ; Le soir assistez à l'envol des chauves-souris. PHOTOS INOUBLIABLES... Visité il y a de nombreuses années j'avais commis la grave erreur de ne pas emporter mon pied photo, sur la centaine prise seulement 2 ou 3 étaient exploitables, car sans moyens d'éclairage il faut des temps de pose très longs. J'ai donc fait appel aux photographes du National Park Service pour illustrer cette page. Stalactites sulfureuses. Elles sont colorées en jaune par le soufre. Etoile d'Aragonite De nombreuses hélicites d'aragonite sont visibles dans le Lechuguilla cave. Le Géant blanc. Dominant tout le reste, le Géant Blanc est le point inoubliable de la visite du Hall of the White Giant. Le sapin de Noël L'arbre de Noël est l'une des formations les plus célèbres et les plus photographiées du parc national des Carlsbad Caverns. Trouvée dans la grotte de Slaughter Canyon, cette stalagmite scintille à la lumière des lampes frontales lorsqu'elle est sèche. Stalagmites et colonnes. Des grandes piscines souterraines aux stalagmites et colonnes de toutes formes et tailles, font la beauté de la grotte de Lechuguilla à Carlsbad. Fleur d'Aragonite. L'aragonite est une formation très délicate de CaCO3 très pur. Perles de cavernes. Les perles des cavernes peuvent être trouvées en abondance dans certaines zones de la grotte de Lechuguilla. Un lustre d'aragonite géante. Les formations d'aragonite peuvent atteindre des tailles pluri décamétriques. La salle des géants. Le Hall des Géants avec le Dôme Géant mesurant plus de 20 mètres de haut, cette zone abrite certaines des plus grandes formations de la grotte. Nénuphars. Les niveaux d'eau variables des piscines troglodites contribuent à la formation de ces spéléothèmes que l'on peut trouver debout au sommet de stalagmites ou suspendus à des stalactites. Ici ils sont coincés entre les deux, formant une colonne. Les fines aiguilles dans le Théâtre des poupées. Des stalactites et colonnes très fines. L'Homme des cavernes Le processus de croissance des stalagmites leur donne parfois leur nom. Pouvez-vous voir d'où l'Homme des Cavernes tire son nom ? Le Totem Le mât totémique est un élément important lorsque vous entrez dans la moitié arrière de la grande salle. il a été formé par la chute d'une goutte d'eau durant des millions d'années. Théâtre des poupées Le Théâtre des poupées abrite une grande collection de stalactites et de colonnes en paille de soude. Ces formations sont extrêmement petites et extraordinairement fragiles. Théâtre Chinois. Le Théâtre chinois est composé de stalactites suspendues au plafond et de stalagmites dépassant du sol. Lorsque les stalactites et les stalagmites se rencontrent, elles forment une colonne. Fleur de Gypse. La grotte de Lechuguilla abrite de nombreuses formations de fleurs de gypse uniques de toutes formes et tailles. Le Monarque. Le monarque de Slaughter Canyon Cave est l'une des plus grandes formations de grottes connues au monde. La source du diable. La Source du Diable est le premier élément important que les visiteurs voient lors de leur randonnée à travers l'entrée naturelle. Le dôme géant et les jumeaux. Le Dôme Géant est en fait considéré comme une colonne car il rejoint le plafond. Les Dômes jumeaux presque identiques sont des stalagmites. Hélictite translucide sulfureuse. Ces formes torturées de calcite ou aragonite, sont dues à de nombreux facteurs : - impuretés dans la calcite déposée - cristaux en forme de coin provoquant un dépôt inégal -le colmatage du canal central peut se produire pendant les périodes sèches, et lorsque le débit reprend, la pression peut forcer un nouveau canal à sortir du côté de celui d'origine. -les courants d'air peuvent favoriser la croissance dans une direction particulière. Parfois, des hélictites se trouvent dans la même direction dans un passage de courant d'air. La baguette magique du sorcier. Une très fine colonne. Draperies. Les draperies sont souvent vues de côté. Profiter de l’occasion pour regarder directement ces formations grottes met en valeur leur beauté délicate. Le gardien des grottes. Slaughter Canyon Cave abrite de grandes formations, notamment des stalagmites à l'aspect menaçant.

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    LA GEOCHIMIE Par JJ Chevallier sur un canevas de textes de différentes origines Wikipédia , Dr Chabou Moulley Charaf Université Ferhat Abbas, Magali Sautier EMSE Mines St Etienne, David Weir, R.D. Shanon, University of Colorado, Université d'Ottawa. Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov, 1711-1765. La géochimie applique les outils et concepts de la chimie à l'étude de la Terre et plus généralement des planètes. Des échantillons protoplanétaires sont accessibles à l'investigation c'est l'étude des météorites où la présence des éléments chimiques sont déterminés par des méthodes indirectes, ce qui permet à cette science d'étudier l'abondance relative et absolue de ces éléments, leur distribution et leurs migrations lors de la différenciation planétaire. Ces études permettent in fine de chercher des lois générales du comportement de la matière à l'échelle planétaire, ce qui lie cette discipline à la cosmochimie dans la mesure où elle s'intéresse aux processus de formation planétaires et intraplanétaires. En ce qui concerne la Terre, cette discipline a pour objectif la connaissance des cycles par lesquels la plupart des éléments chimiques sont conduits alternativement en surface et en profondeur au sein de la planète. S'agissant du sédiment, la géochimie étudie les phénomènes chimiques qui se déroulent de l'interface eau-sédiment à la profondeur du sédiment lui-même. UN PEU D'HISTOIRE . . . C'est Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov "Михаи́л Васи́льевич Ломоно́сов", 1711-1765, un chimiste et physicien russe qui est le père de cette science, il étudiait les gisements de minerais au XVIIe siècle. Quelques années plus tard, d'autres chimistes, physiciens et minéralogistes, Martin Heinrich Klaproth, 1743-1817, chimiste, minéralogiste et apothicaire, allemand, Antoine Laurent de Lavoisier,1743-1794, chimiste français père de la chimie moderne, Claude-Louis Berthollet, 1748-1822, chimiste français ou Antoine François de Fourcroy,1755-1809, chimiste français député à la Convention Nationale, fondent les bases de la chimie minérale, la géochimie une des nombreuses disciplines de la géologie. ​ Le mot a été utilisé la première fois au XIXème siècle,1838, par Christian Friedrich Schönbein, né le 18 octobre 1799 à Metzingen, Duché de Wurtemberg et mort le 29 août 1868 à Sauersberg, près de Baden-Baden, au pays de Bade qui était un chimiste allemand, naturalisé suisse dans le canton de Bâle ville. Ses études de longue haleine permettent en son temps de mieux connaître l'élément oxygène, en particulier la molécule ozone, et les phénomènes associés à la réactivité de l'oxygène. Il avait le premier mis en exergue l’utilité de l’étude des propriétés chimiques des constituants de notre planète. Cette science est donc relativement récente. ​ C’est en 1908 que la géochimie moderne prends son essor avec la publication de « The data of Geochemistry » de Frank Wigglesworth Clarke (1847-1931), minéralogiste et chimiste américain, un ouvrage de plus de 750 pages. ( 2ème édition 1911 - téléchargeable en anglais ICI ). En 1924 et 1926 paraissent deux ouvrages russes suite au travaux de recherche de Vladimir Ivanovich Vernadsky (1863-1945) et Aleksandr Evgenievich Fersman (1883-1945), le premier "Геохимия" (Geokhimiya ) Géochimie et le second "Биосфера" (Biosfera ) Biosphère. De 1934 à 1939 Fresman publie 4 volumes. L’ensemble des travaux rédigés russes n’auront pas une forte audience internationale. C’ est le chimiste norvégien Victor Moritz Goldschmidt, né le 27 janvier 1888 à Zurich, mort le 20 mars 1947 à Oslo, que l’on considère comme le père de la géochimie moderne avec Vernadsky et Willesworth. Ses travaux lui permettent d’établir une classification géochimique des éléments, classification de Goldschmidt. Les premiers pas de la géochimie telle qu'on la connaît sont rattachés à une série de publications de Goldschmidt en 1926, sous le titre Lois de répartition géochimique des éléments, ( Geochemische Verteilungsgesetze der Elemente ). La géochimie est alors la science décrivant la distribution des éléments chimiques dans la nature. Cette approche a non seulement profondément dynamisé la minéralogie, mais également l'ensemble de la chimie théorique et de la cristallographie. Les travaux de Goldschmidt sur l'atome et le rayon ionique ont eu un fort impact sur cette dernière discipline ; de là ont émergé les notions de liaison covalente, ionique, et de rayon de van der Waals. ​ Goldschmidt s'est toujours montré très intéressé par les applications techniques de ses travaux scientifiques. Ainsi lui doit-on l'usage de l'olivine dans l'industrie. Le Glossary of Geology and Related Sciences, publié en 1960, définit la géochimie comme « la science qui traite de l'abondance absolue et relative des éléments et des isotopes sur la Terre entière, qui traite également de leur distribution et de leurs migrations, en vue d'aboutir à des lois générales du comportement de la matière à l'échelle planétaire ». Mais c’est à partir des années 1950, avec le développement de nouvelles techniques d’analyses, permettant notamment de mesurer des concentrations élémentaires ou des rapports isotopiques, que cette science a pris son essor. Aujourd'hui, la géochimie est la source de multiples découvertes et avancées de premier ordre comme la datation d'objets géologiques LES CLASSIFICATIONS GEOCHIMIQUES DES ÉLÉMENTS La classification géochimique des éléments, aussi appelée classification Goldschmidt résulte des travaux, dans les années 1920, du chimiste Victor Goldschmidt, elle a été publiée en 1954, elle est fondée sur les proportions des éléments chimiques de la Terre. Elle met en évidence une relation simple entre la répartition des grandes familles de ces éléments chimiques et la structure interne de la Terre. Elle explique notamment la proportion des terres rares[1] dans les différentes phases minéralogiques lors de la cristallogenèse à partir d'un magma. ​ C’est la comparaison des analyses de la composition élémentaire des phases minéralogiques, des météorites et des produits de fusion des minerais sulfurés, qui a orienté Goldschmidt à différencier quatre classes d'éléments selon leur activité géochimique en fonction de leurs propriétés ioniques (rayon atomique et ionique, valence, électronégativité, potentiel d'ionisation, propriétés qui sont liées à leur position dans le tableau périodique des éléments de Mendeleïev) et de leurs positions réciproques dans les structures cristallines [2] : lithophiles (pour Goldschmidt ce mot précisait l’affinité pour les silicates puisque le grec λιθος lithos « roche » s’applique essentiellement aux silicates et aluminosilicates), minéraux ayant une relation prépondérante avec l'oxygène et se retrouvent donc parmi les aluminates et les silicates. Les terres rares qui appartiennent aux éléments lithophiles, sont des éléments incompatibles, ils se concentrent dans les liquides silicatés résiduels après cristallisation fractionnée d'un magma ; chalcophiles , qui ont une relation remarquable avec le soufre, pour Goldschmidt, chalcophile signifiait « qui a de l'affinité pour le soufre », remarquons toute fois que χαλκος signifie cuivre en grec ancien ; sidérophiles , qui ont une relation remarquable avec le fer — c'est le sens exact du grec ancien σιδηροφιλος ; atmophiles , qui ont une prépondérance pour les phases fluides — ἀτμος signifie vapeur en grec ancien. Cette classification n'est pas standardisée, et d’autres études répartiront les éléments différemment. Un élément situé à la limite de deux classes, peut avoir selon les cas, un comportement le reliant tantôt à l'une ou l'autre, de ce fait : le fer est curieusement par nature à la fois chalcophile, lithophile et sidérophile, ce qui explique son abondance dans la croûte terrestre. le phosphore est habituellement vu comme lithophile, mais est sidérophile en l'absence d'oxygène. le carbone est habituellement considéré comme atmophile car ses formes solides (charbon, carbonates) sont issues du dioxyde de carbone atmosphérique, il est sidérophile en l'absence d'oxygène. le germanium et l'étain, principalement chalcophiles, ont également des apparences sidérophiles ou même lithophiles. L'état d'oxydation peut faire varier la situation d'un élément, comme le chrome : Cr3+ qui est chalcophile, mais Cr6+ lui est lithophile[3] . STRUCTURES INTERNES DE LA TERRE La distinction de classes est liée au modèle de la différenciation géochimique de la planète en un noyau dense formé d'alliages de fer et nickel, entouré d'une enveloppe de sulfure dans la mésosphère, puis de la couche silicate (manteau supérieur et lithosphère), de l'hydrosphère et de l'atmosphère[5] : ​ les atmophiles (H, C, N, O, F, gaz nobles), qui ont une affinité prédominante avec les phases fluides se localisent principalement dans l'atmosphère et l'hydrosphère ; les lithophiles (Si, Al, Na, Fe, Ca, Mg, etc.), à forte affinité avec l'oxygène dans la lithosphère et le manteau supérieur ; les chalcophiles (S, Cu, Zn, Ag), fréquemment associés au soufre dans le manteau inférieur (hypothèse désormais invalidée) ; les sidérophiles (Fe, Ni, Au), préférentiellement associés au fer dans le noyau terrestre. ​Cette répartition dans les trois principales couches terrestres correspond à la croûte SIAL (silicium et aluminium), au manteau SIMA (silicium et magnésium) et noyau NIFE (nickel et fer), modèle des enveloppes proposé par le géologue Eduard Suess en 1909[6] et encore utilisé par les géophysiciens de l'avant-guerre[7] . ​ Les géochimistes actuels ont amendé, affiné et complété cette vision des quatre grandes familles géochimiques dans les principaux réservoirs terrestres mais cette classification de Goldschmidt reste utile pour appréhender la géodynamique chimique interne globale[8] . Les différentes classifications utilisées en géochimie. Fondée sur l'électronégativité des éléments. Elle est basée sur le partitionnement des éléments dans les météorites. On distingue : Les éléments chalcophiles : affinité avec le soufre, As, Cu, Zn, Cd, Pb ... Les éléments sidérophiles : affinité avec le fer métallique, Ni, Cr, Co, Pt ... Les éléments lithophiles : affinité avec les silicates, éléments alcalins, alcalino-terreux, Na, K, Ca .... Les éléments atmophiles : les éléments gazeux non combinés, H, N, C et gaz rares. Les éléments sidérophiles sont concentrés dans le noyau terrestre alors que les éléments atmophiles se trouvent principalement dans l'atmosphère terrestre. Notons que certains éléments peuvent appartenir à deux ou trois classes, selon leur charge. Exemple : le fer peut être lithophile, chalcophile et sidérophile. Fondée sur l'abondance des éléments dans les minéraux et roches Selon leur abondance en éléments chimiques dans les minéraux et roches. On distingue : Les éléments majeurs : principaux éléments chimiques qui constituent les roches et minéraux, exprimés en oxydes,SiO2, TiO2, Al2O3, FeO, MgO, MnO, CaO, Na2O, K2O et P2O5. Leur teneur dans les minéraux et roches est supérieure à 1 %. Les éléments mineurs : éléments dont la teneur dans les roches est située entre 0,1 et 1 %, TiO2, MnO, K2O et P2O5. Ils sont parfois être majeurs dans certains types de roches ou mineurs dans d'autres. Exemple : K2O est majeur dans les granites et mineurs et même traces dans les basaltes. Les éléments traces : éléments dont la teneur est inférieure à 0,1 %. On les exprime en ppm (partie par million). ABONDANCE DANS LA CROÛTE TERRESTRE La classification géochimique des éléments est intimement liée à leur abondance dans la croûte terrestre en comparaison avec leur abondance dans le système solaire : La croûte terrestre est plus riche en lithophiles comparée au système solaire, car ils forment des oxydes solides peu denses qui se sont concentrés dans les couches superficielles de la Terre pendant l'accrétion initiale de la Terre Elle est pauvre en éléments sidérophiles et atmophiles, les sidérophiles ayant une densité élevée ont été entraînés jusqu'au noyau avec le fer, et les atmophiles sont trop volatils pour avoir été incorporés dans la masse terrestre durant l'accrétion Elle est aussi appauvrie en éléments chalcophiles, plus denses que les oxydes formés par les lithophiles. Abondance relative comparée des éléments exprimée en log10 normalisée sur le silicium [4] Premier tableau classement sur les chiffres comparatifs (2 avant-dernières colonnes). Second tableau classement sur le n° atomique comparatifs (première colonne). Classification des éléments traces. Selon leur position dans le tableau périodique. Une classification très importante en géochimie, en effet les éléments qui ont des similarités dans leurs caractéristiques chimiques présentent des similarités dans leur comportement géochimique. On distingue : gaz rares : Ne, Ar, Kr et Xe. lanthanides ou Terres rares (REE, rare earth elements) : les éléments du numéro atomique 57 au numéro 71. La, Ce, Pr, Nd, (Pm), Sm, Eu, Gd, Tb, Dy, Ho, Er, Tm, Yb, Lu. groupe du platine : Ru, Rh, Pd, Os, Ir, et Pt (parfois Au). métaux de transition : éléments 21 à 30, de Sc à Zn. Selon leur comportement lors de la fusion partielle. Durant la fusion partielle, certains éléments en traces se concentrent dans la phase liquide et d'autres dans la phase solide. ceux qui se concentrent en phase liquide sont appelés incompatibles. Les degré d'incompatibilité d'un éléments dans une phase minérale est exprimé par le coefficient de partition ou de partage minéral-liquide noté K ou P[7] Cs : concentration de l'élément dans la phase solide. Cl : concentration de l'élément dans la phase liquide. ceux qui se concentrent en phase solide sont dits : éléments compatibles. Si K < 1 = incompatible. Les éléments fortement incompatibles sont des hygromagmaphiles car ils se concentrent dans le magma liquide. On ne les rencontre jamais dans les cristaux pour deux raisons leur charge et leur taille. Les éléments dont Kd > 1 sont compatible. Ils sont facilement incorporés dans le solide. Exemple : le nickel est incorporé dans les minéraux ferro-magnésiens comme l'olivine. On dit qu'il est compatible avec la structure de l'olivine. Selon leur charge et leur rayon ionique. Lors les transformations géochimiques, les éléments ayant un faible rayon ionique et une forte charge ont un comportement différent des éléments à fort rayon ionique et faible charge. Les éléments à forte charge et à faible rayon ionique sont appelés : HFSE (high field strenght elements) : En chimie et géochimie, HFSE est le sigle anglais pour désigner les éléments dont les ions ont un petit rayon et une charge élévé (High Field Strength Elements)1. La définition varie suivant les domaines : En chimie, les HFSE regroupent tous les ions trivalents et tétravalents, y compris les terres rares, les platinoïdes, l'uranium et le thorium. En géochimie, les HFSE regroupent : Hf, Zr, Ti, Nb et Ta. Ils permettent de distinguer dans les roches magmatiques celles associées à des plaques convergentes (appauvries en HFSE) des roches associées à des plaques divergentes (enrichies en HFSE). Ces éléments sont immobiles durant l'altération des roches. Ils sont incompatibles. ​ Les éléments à fort rayon ionique et à faible charge sont appelés : LILE (large ion lithophile elements) . En pétrologie et géochimie, LILE est l'acronyme anglais pour désigner les éléments lithophiles à grand rayon ionique (Large Ion Lithophile Elements)[9-10] . Ce groupe d'éléments est généralement caractérisé par leur incompatibilité lors de la cristallisation des masses lithosphériques et s'accumulent dans la masse fondue (et s'appauvrissent de fait dans les masses non fondues). Ces éléments sont très mobiles lors de l'altération des roches. Ils sont incompatibles. Les LILE comprennent les éléments suivants avec une charge ionique de +1 et +2[11] : Les éléments quadrivalents comme le thorium et l'uranium sont parfois classés dans les LILE, bien qu'ils appartiennent aux HFSE. Les éléments strontium, baryum et europium ne se comportent pas comme des LILE dans les magmas acides mais comme des éléments compatibles et s'accumulent dans les feldspaths cristallisants. Selon la température de condensation des éléments. La condensation est le passage de l'état gazeux à l'état solide. Lorsque l’on considère les premiers évènements manquant de la naissance du système solaire, la condensation des gaz autour les poussières dans la nébuleuse en cours d’effondrement sur le disque d’accrétion du Soleil constitue le phénomène majeur de cette époque. Il n’a rien d’homogène et l’influence du Soleil en train de naître (masse température émission d’un vent très fort) est essentielle. On distingue donc les éléments chimique en fonction de le température de condensation : Réfractaires Tc 1400 K (T°condensation)> Modérément réfractaires Tc~1300 K Modérément volatils 800 K<1200 K Volatils Tc< 800 K Cette classification est basée sur la condensation des éléments lors de la formation du Système solaire. ​ Les éléments réfractaires sont donc ceux qui sont les premiers à se condenser dans une nébuleuse stellaire au cours de son refroidissement. Ces éléments sont stables à l’état gazeux à haute température dans les conditions de basse pression de la nébuleuse. Le tableau ci-dessous présente la série de condensation en fonction de la température dans la nébuleuse solaire Série de condensation à l’équilibre d’un gaz de composition solaire ; à T° donnée (ou à une distance donnée du centre de la nébuleuse), tout ce qui est au-dessous de la température est solide, tout ce qui est en dessus est gazeux. Tableau ENS Lyon. Les éléments typiquement réfractaires sont ceux du champ du fer, dont la température de vaporisation est supérieure à 1600°K. Ils furent les premiers à condenser, au voisinage du plan équatorial de la nébuleuse présolaire en cours d’effondrement et à proximité de notre étoile en formation (voir http://www.meteoritestudies.com de David Weir) , sans doute moins de 3UA ( Unité Astronomique = distance actuelle Terre Soleil ). La liste de ces métaux (éléments sidérophiles réfractaires est donnée plus haut. On observe ces condensats dans les CAIs ( pour Ca-Al rich Inclusions ) sous forme de micro grains au cœur des minéraux les plus précoces, dont ils ont favorisé la nucléation et la croissance. A température un peu plus basse, mais encore supérieure à 1300-1400°K, s’opéra la condensation des différents oxydes comme le corindon (Al 2 O 3 ) ou l’hibonite (un oxyde complexe d’Aluminium associé au Titane, au calcium et au magnésium etc.), puis celle des silicates (d’abord mellilite (Ca , Na ) 2 ( Al , Mg , Fe 2+)[( Al , Si ) Si O 7 ] puis diopside (Ca,Mg)[Si 2 O 6 ], forstérite Mg 2 [SiO 4 ] et anorthite Ca[Si 2 Al 2 O 8 ], associés à oxydes tels que la pérovskite CaTiO 3 et le spinelle Al 2 O 3 ,MgO. On estime que la condensation de ces phases hautement réfractaire n’a pas duré plus de 2.5 Ma, car cela correspond à la période durant laquelle l’isotope radiogénique de l’aluminium 26 Al de période 700 000 ans (voir poly la Terre est ronde et cours sur le géotherme) a pu être incorporé à partir d’une ou plusieurs supernova qui aurait ensemencé notre nuage solaire, puis être fractionné dans des différents minéraux constitutifs des chondrites, tout cela avant que sa radioactivité soit éteinte et ne laisse des traces dans le rapport des isotopes 26Mg et 25Mg. Dans la nébuleuse solaire, la température et la densité de gaz décroissent en allant vers la périphérie du nuage ; il s’établit donc un profil de température qui, selon Grossmann et Larimer (1974, fig. 1), a guidé la condensation du gaz de la nébuleuse, en fonction du caractère plus ou moins réfractaire des éléments chimiques. La séquence de condensation dans la nébuleuse proto-solaire, à P=10-4 Atm, d’après Grossman et Larimer 1974. Ce gradient n’a rien de statique. Au début de la naissance du Soleil, au fur et à mesure de la condensation du gaz, des régions encore froides devenaient chaudes. Cette augmentation de température du système s’est arrêté avec l'arrêt de l'effondrement du Soleil, c’est à dire lorsque les réactions nucléaires se sont allumées. Le système a alors commencé à se refroidir. Au fur et à mesure du refroidissement du système, un point situé à une distance donnée du soleil voit sa température décroître et donc des condensats de plu en plus froid apparaissent en ce point. Celui-ci voit donc en quelque sorte la séquence de condensation progresser dans le temps de la gauche vers la droite. Conformément à ce modèle, les premiers globules de condensation qui aient vu le jour autour du Soleil étaient constitués de Calcium et d’Aluminium. On les retrouve dans les chondrites carbonées les plus anciennes, sous forme d’inclusion appelées CAIs. Ces inclusions sont constituées, outre des silicates de haute température, d’oxydes réfractaires tels que le corindon (Al2 O3 ), de l'hibonite (un oxyde d’Al et Ca) et de la pérovskite (oxyde de Ca et Ti). Leur composition isotopique est très hétérogène et très différente ce celle des roches connues sur Terre ou la Lune. Elle laisse à penser que les éléments qui les constituent proviennent d’explosions d’étoiles différentes ; les nuages de gaz dispersés dans le cosmos par ces explosions seraient alors venus se mêler au nuage protosolaire. Ces objets (CAIs) ont été fabriqués par condensation si tôt dans le système solaire que celui-ci n’avait pas encore subi d’homogénéisation. Ils conservent ainsi la trace de leur origine. ​ Avec la série de condensation, on distingue deux régions autour du Soleil : 1 - Dans le voisinage chaud du soleil, seuls les éléments ou molécules les plus réfractaires peuvent se condenser en poussières solides. Les autres éléments ou molécules y sont bien présents, mais restent à l’état gazeux ; avec la distance au soleil nous rencontrons d’abord le domaine des oxydes réfractaires de Ca, Al, Ti, puis celui des métaux (e.g. Fe et Fe-Ni), puis celui des silicates ferromagnésiens (e.g. olivine –pyroxène), pour voir enfin à T<600°K la molécule OH se condenser avec les silicates (pour former des amphiboles par exemple). Nous sommes dans le champ du fer et des silicates (tableau ENS Lyon ); ​ 2 - Loin du Soleil, en dessous de 175°K, les éléments ou molécules plus volatils se condensent à leur tour, et l’on pénètre dans de monde de la glace d’eau et des hydrates d’ammoniac ou de méthane. Les silicates et le fer sont encore présents, mais se couvrent d'un givre glacé, donnant un mélange fer-silicates-glaces baignant dans un mélange gazeux fait d’Hydrogène et d’Hélium (tableau ENS Lyon) . Notons que la température n'est jamais assez basse pour que l’Hydrogène et l’Hélium se condensent. SOURCES C'est au cours de ces travaux que Goldschmidt détermina le rayon ionique des lanthanides et découvrit la contraction des lanthanides, c'est-à-dire la diminution sensible du rayon ionique de ces éléments lorsque leur numéro atomique augmente. Victor Goldschmidt, « The principles of distribution of chemical elements in minerals and rocks », Journal of the Chemical Society,‎ 17 mars 1937, p. 655–673 Université d'Ottawa : Classification géochimique des éléments. Page 13 : « Exceptions et surprises ». University of Colorado : Mineral Crystal Chemistry. Table 3.1 – « Element Abundances Given in log10 of Numbers of Atoms Per 106 Si Atoms » Claude Allègre, Gil Michard, Introduction à la géochimie, Presses universitaires de France, 1973, p. 21 Eduard Suess, La Face de la Terre, Armand Colin, 1909, p. 534. Vincent Deparis, Hilaire Legros, Voyage à l'intérieur de la terre, CNRS Éditions, 2000, p. 391. Maurice Renard, Yves Lagabrielle, Erwan Martin, Marc de Rafélis Saint Sauveur, Éléments de géologie, Dunod, 2018, p. 110-111. « Springer.com - Lithophile » « Springer - LILE » Shannon, R. D.: Revised effective ionic radii and systematic studies of interatomic distances in halides and chalcogenides. In: Acta Cryst. A.Band 32, 1976, S. 751–767, doi : 10.1107/S0567739476001551. David Weir http://www.meteoritestudies.com Magali Sautier EMSE, Mines St Etienne Dr Chabou Moulley Charaf Université Ferhat Abbas, Sétif Wikipédia Since 28 -01-2022

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    LES PERLES LES PERLES LES PERLES LES HUITRES PERLIÈRES... HISTORIQUE Depuis le paléolithique l’on trouve des coquillages dans certaines sépultures, sites de La Madeleine en Dordogne, de Grimaldi en Italie et de Sungir en Russie (32 000 ans). C’est plus tard que l’on trouve des perles dans des tombes dans les régions du golfe persique et de l’Océan Indien (5 500 ans avant Jésus-Christ). ​ ​C’est en Chine que l’on a trouvé les premiers documents écrits qui datent de 4 600 ans qui décrivent ces merveilles comme un cadeau de la nature, en Inde et en Égypte les perles étaient considérées comme des objets divins sacrés. ​ ​La Grèce antique connaissait les perles sous le nom de « Larmes d’Aphrodite » l’Europe découvrira les perles en tant que bijou à la suite des conquêtes d’Alexandre le Grand en Orient (-334 à -325). ​ Chez les Romains elles étaient un signe de richesse et donc de pouvoir qui était réservé aux plus autres autorités et la tradition voulait que les familles richissimes achètent deux perles par années pour leurs filles. ​ Perses et Assyriens connaissaient les perles très abondantes dans leurs eaux et leur conféraient, eux aussi, des pouvoirs divins. Pour les Arabes dans le Coran, la perle est un trésor qui vient d’Allah et du Paradis. ​ ​Rare et précieuse la perle traverse les siècles tout en étant réservée à une élite richissime. Mais au milieu du siècle dernier, les Japonais, dont le célèbre Kokichi Mikimoto, découvrent comment produire des perles de manière quasi industrielle, la perle de culture. Cependant il ne faut pas la confondre avec la perle synthétique issue de procédés qui ne sont pas naturels. Depuis l’évolution des techniques a même permis la production des perles d’eau douce. ​ ​De nombreux mythes et légendes ont émaillé l’histoire des perles au cours des siècles. La plus ancienne perle trouvée dans une tombe du néolithique située sur le territoire de l'émirat Umm al-Qaywayn, aux Émirats arabes unis, 7500 ans. Kokichi Mikimoto QU'EST CE QU'UNE PERLE ? C’est un très simple composé de carbonate de calcium (Ca CO3), de matière organique et d’eau, en concrétion dans des mollusques généralement bivalves. La théorie voudrait que dans la nature tous les mollusques à coquille soient capables de créer des perles y compris les escargots. On en déduit que ce ne sont pas seulement les huitres qui produisent les perles. Il y a une vingtaine d’années, une employée de la faculté des sciences de Nantes avait découvert une très belle perle dans une palourde pêchée à Noirmoutier. Les perles d’eau douce proviennent de moules d’eau douce. La perle peut se former de deux façons soit dans la chair du mollusque, perle libre, soit dans la surface interne de la coquille (perle mabe ou ampoule ou blister en anglais). Perle de palourde Commençons ce dossier par une étude rapide du mollusque qui fabriquera la perle. ANATOMIE DES HUITRES On peut résumer l’anatomie de l’huitre à trois parties principales : La coquille : l’huitre étant un mollusque bivalve, il y a deux coquilles qui s’articulent autour d’une charnière centrale, c’est une matière dure formée par sécrétion d’un organe interne, le manteau. La coquille grandit avec l’âge du mollusque. L’illustration ci-dessous montre la composition de la coquille et son mode de création. À l’extérieur de la coquille, on constate souvent la présence d’un revêtement brun-verdâtre ressemblant à la matière de l’ongle, la corne, c’est la conchyoline, cette couche protège l’extérieur de la coquille. À l’intérieur, la coquille est tapissée par la nacre, un assemblage de plaquettes d’aragonite CaCO3 et de conchyoline, une protéine. Le manteau : c’est l’enveloppe biologique des organes internes, il recouvre sur toute leur surface les deux coquilles. C’est en quelque sorte une peau interne, composée de trois couches de tissus composés de cellules très différentes les unes des autres : Au contact de la coquille, il y a le tissu épithélial, qui forme un recouvrement total de la coquille, dont les cellules sont jointives et soudées, ce sont elles qui produisent la matière de la coquille, la nacre. Le tissu conjonctif est l’enveloppe des organes vitaux qu’il irrigue. Sous le tissu conjonctif, il y a un second tissu épithélial, mais celui-ci ne produit pas de nacre. ​ Les organes internes : c’est l’ensemble des viscères de l’huitre, branchies, appareil digestif, cœur, appareil reproductif, etc. LA NACRE Biochimie et formation La nacre est formée par biominéralisation, c’est la superposition de couches de tablettes d’aragonite (CaCO3), dont l’épaisseur est d’environ 500 nm, qui sont soudées entre elles par un composé biologique, la conchyoline, épaisse de 20 à 50nm (environ 4 à 6 %), c’est elle qui détermine la structuration en servant de « ciment » aux cristaux d'aragonite (qui représentent 90 % de la nacre). On note aussi la présence de traces d’eau (H2O) et d’ions divers. L’iridescence est due à la superposition de couches d'indices de réfraction différents qui créent des interférences, la couleur dépend de l'angle d'incidence de la lumière. Coupe de nacre d'une coquille d'huitre au MEB Romain MALLET / SCIAM Angers LES PERLES Mystérieuses pendant longtemps, on les a prises pour des œufs, en Inde, c'était une goutte de rosée, tombée dans l'huitre venue respirer en surface, transformée en perle, puis pour des signes divins... une larme d’un dieu en Grèce ou à Rome. On a cru plus tard, dans le golfe persique, qu'elles se formaient autour de grains de sable, introduit par le courant d'eau et créant une irritation, etc., etc. ​ Non, ce ne sont pas des œufs, mais ça on le sait depuis longtemps, et si j'en parle c'est parce que j'ai le souvenir, alors que j'étais encore enfant d'avoir entendu une personne, peu cultivée sans doute, dire que cela en était... Les signes divins ??? Toutes les beautés de Mère-Nature en sont ! Donc ... je vous laisse seul juge de vos convictions ! Le gros mythe c'est le grain de sable ! Et oui que voulez-vous, il a une résistance sidérante dans les esprits !!! Dimanche dernier au cours d'un repas où il y avait des huitres, la conversation avait de forte chance pour que quelqu'un parle de perle et ça n'a pas manqué. Et, devinez quoi ? Bingo ! La question est tombée " pourquoi n'y a-t-il pas plus de perles dans les huitres de Bretagne avec tout le sable que nous avons ? " J'ai donc sorti l’Anti-mythe ! Anti-mythe... Au Gemmological Institut of America un chercheur bien connu, grand spécialiste des perles, Kenneth Scarratt , a étudié des rapports d’expertises par radiographie de millions de perles, il n’a relevé la présence de corps étranger au sein d’une perle qu’une vingtaine de fois. La théorie de l’intrus irritant, isolé par le coquillage en l’enrobant dans la nacre est complètement démonté par ces constats. Les rares intrus découvert et photographiés par Kenneth Scarrett sont un minuscule gastéropode et une minuscule coquille Saint-Jacques. Malgré mes recherches je n’ai pas pu me procurer ces extraordinaires clichés. Il y a bien des intrus qui pénètres dans les coquillages mais ils ne sont donc qu’extrêmement rarement à l’origine de la formation d’un perle libre au sein du coquillage ou en surface de la coquille. Note de l'auteur : L'on m'a très justement fait remarquer que les perles de culture sont produite en introduisant un intrus, le nucléus sur lequel l'huitre fera une perle. Les nucléus sont des billes plus ou moins régulières taillée dans de la coquille très épaisse d'autres mollusque, très souvent des moules du Mississippi et la Tennessee river. Ces nucléus sont parfaitement lisse et n'irritent pas l'huitre, alors qu' intrus irritant sera rejeté. Merci à Catherine G. pour cette remarque constructive. Je vais ajouter un paragraphe sur les nucléus utilisé pour les les perles de culture. (voir plus loin) LES THEORIES A PROPOS DE LA FORMATION DES PERLES Friedrich Wilhelm Alverdes Ils sont nombreux à avoir contribué à la clarification du mode de formation des perles. C’est Friedrich Wilhelm Alverdes qui en 1912 démontra le premier que l’intrus n’est pas nécessaire à la formation de la perle. Les travaux de recherche qu’il avait effectué au début du siècles n’ont été retrouvés que beaucoup plus tard par Elisabeth Strack une gemmologue spécialiste des perles, de l’Université de Hambourg. elle les décrit dans son livre « Pearls éditions Rühle Diebener-Verlag, Stuttgart en 2006. Dans ce livre on retrouve la théorie d’Alverdes complétée par les travaux de Strack. Friedrich Wilhelm Alverdes Un ouvrage de référence scientifique indispensable en anglais qui ressemble à un roman passionnant. Le livre couvre les caractéristiques des perles et des perles de culture. Tous les traitements des perles et les méthodes d'analyse modernes sont expliqués. Elisabeth Strack donne des informations détaillées uniques. Relié, 696 pages, plus de 600 photos couleur, 77 illustrations. Elisabeth Strack Henry Hänni Le professeur Henry Hänni, du SSEF, Institut suisse de gemmologie à Bâle, auteur de nombreuses publications et conférencier international, est lui aussi un très grand spécialiste des perles et ses observations et expériences ont démontré que l’intrus n’est pas l’unique raison de la formation d’une perle mais que la blessure qu’il cause affecte le tissu épithélial peut provoquer la formation d’une perle. On fait une petite pose ? Pour vous remercier d'avoir lu jusqu'ici voilà une photo d'intrus dans une "perle de coquille, que l'on appelle "ampoule ou blister" (on reverra çà plus loin). "Enseveli dans un mausolée nacré. Le destin d'un petit crabe trop curieux dans un blister." Mort entre le manteau et la coquille ce mini crabe n'a pas été rejeté par l'huitre, elle l'a recouvert d'une ampoule de nacre, formant ainsi un blister, parfois appelé perle de coquille. La Théorie blessure du manteau externe... A la suite d'un accident fracturant la coquille, le manteau externe peut être blessé et des cellules épithéliales peuvent se retrouver déplacées dans l'hémolymphe ou le muscle du manteau. Par réaction génétique ces cellules vont se multiplier par division pour former un kyste , le sac perlier, qui va grossir et former une perle. ​ Il peut arriver que la perle en formation, sous l'action de l'huitre qui tente de l'expulser, se retrouve au contact de la coquille près du bord externe de celle-ci la où cette coquille fabrique de la matière coquillère pour croitre et se soude à la perle., qui ne sera pas une perle blister. (voir plus loin). La Théorie parasitaire de la formation des perles Cette théorie date du milieu du XIXe siècle en Italie, en Angleterre et en Allemagne, elle est le fruit d'observations de naturalistes sur de perles d'eau douce d'origine locale. Il était plus difficile pour ces chercheurs de travailler sur des perles marines; quasiment toutes originaires des mer chaudes. À la fin du XIXe siècle, on publie l'observation de parasite au sein de perles issues de moules de Bretagne. Plus tard des chercheurs partis dans les mers plus chaudes constatèrent le même phénomène pour les perles de Tahiti rapportée par les pêcheurs de nacre. Léon Gaston Seurat, chercheur du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, s'est installé aux Gambiers, sur l'atoll de Mangarevaen. Dans des huitres, Léon Gaston Seurat a trouvé des kystes renfermant un ver plat comme une larve, en juillet 1903, il adresse le fruit de ses observations au professeur Guillard du Muséum, « Je crois que la formation des perles chez l'huître perlière est due à la présence d'un parasite "amphistome* " dont l'évolution m'échappe jusqu'à présent. » [La Nacre et la Perle en Océanie, pêche, origine et mode de formation des perles, bulletin n° 75 de l'Institut océanographique de Monaco, 1906.] Il orientera très vite ses recherches vers un autre type de parasite, le "cestode**". Seurat oriente alors ses recherches vers les parasites de raies, particulièrement la raie léopard, "Aetobatus narinari", poissons qui vivent en abondance dans les eaux locales et qui se nourrissent d'huitres perlières. Il découvre très vite qu'elles sont infestées de cestodes qu'il nomme "Tylocephalum margaritiferae", en 1905. Le cycle est très simple les raies nagent au fond de la mer libérant les œufs de cestodes dans leurs excréments sur les bancs d'huitres, celles-ci filtrent l'eau de mer, les œufs se développent en larves minuscules dans les huitres qui sont mangées par les raies. La boucle est bouclée. Les observations de Seura remarquent que les larves de 0,5 millimètre sont enfermées dans un kyste formé par des cellules épithéliales qui vont se multiplier par division pour former de la nacre perlière. Il note que seules les larves ayant migré dans le manteau ou les chairs donneront une perle. À cette même époque Herdman et Hornell décrivent un cestode d'une autre espèce dans des moules d'eau douce du Sri Lanka ​ * Amphistome : Ver plat trématode, dépourvu de système digestif, il skate l'appareil digestif d'un individu en se nourrissant de la digestion de son hôte. ** Cestode : Parasite à corps plat, segmenté et aspect rubané. Les cestodes sont spécialisés dans le parasitisme avec des organes de fixation sur l'hôte et absence de tube digestif. Ce sont des méso parasites. Les segments ont pour fonction de produire des œufs (jusqu'à 5000 œufs par jour). [Wikipédia]. LES PERLES D'EAU DOUCE... De formes, de tailles et de couleurs très variées, elles ont un rapport qualité/prix très intéressant et leur place sur le marché est en croissance constante. Produites par des moules des espèces, Hyriopsis schlegeli et Hyriopsis cumingi et leurs hybrides. Les changements dans la perception des perles de culture d’eau douce ont été spectaculaires. Autrefois considérées comme inférieures aux perles de culture d’eau salée, leur qualité s’est tellement améliorée qu’elles sont maintenant favorablement comparées aux perles de culture d’eau salée. Elles sont élevées de 8 mois à 5 ans. La taille des perles varie de 2 à 10 mm. La production japonaise est aujourd'hui plus restreinte, mais a connu une extension relative dans le passé. Les perles de Biwa, désignent souvent abusivement toutes perles cultivées au Japon et croissant dans une moule d'eau douce. Le nom devrait être réservé aux perles du lac Biwa, au Japon. Les perles de culture d’eau douce sont produites principalement en Chine (1 500 tonnes/an) dans les lacs, les étangs et les rivières. Elles se développent dans une variété de formes et de couleurs naturelles, y compris le blanc, l’orange, la lavande et le violet. Elles sont également teintées dans un large éventail de couleurs. Les concepteurs aiment la variété des couleurs et des formes et créent des colliers de perles de culture parfois variés dans la taille et la couleur. Il existe également une ferme à but principalement touristique au Tennessee. Les moules peuvent produire jusqu'à 50 perles en même temps. Le nucleus est constitué de minuscules morceaux de coquillage, ce qui produit des perles de nacre pure. Hyriopsis cumingii. Le cycle de vie original des moules perlières de Bretagne Margaritifera margaritifera, qui peuvent vivre plus d’un siècle. Voir ici : https://www.life-moule-perliere.org/un-cycle-de-vie-original.php LES PERLES AMPOULES (" blister" en anglais) . Les huitres ont des prédateurs, certains ne sont pas capables de les briser, comme on l'a vu avec les raies, ils vont devoir s'introduire dans le coquillage et certains le font en perforant la coquille. L'huitre agressée ainsi, a un réflexe de défense, qui consiste a créer de la coquille sous forme de protubérance pour empêcher l'intrus de la pénétrer, et parfois a l'emprisonner dans le kyste. LE NUCLEUS DES PERLES DE CULTURE Mon propos sur cette page était de parler des perles naturelles, toutefois, il est important de dire que la majorité des perles commercialisées sont des perles de culture obtenues par implantation d'un nucléus dans une perle qui produira de la nacre autour de cet intrus. Qui mieux qu'un producteur de perles de culture de Tahiti pourrait nous parler de ces intrus que sont les nucléus. Les textes suivants sont donc empruntés à Thierry Janoyer producteur à la ferme perlière Manihi en Polynésie Française, qui m'a courtoisement autorisé leur publication. "Le nucleus qui est le cœur de la perle est une bille manufacturée taillée dans du coquillage. Différents types de coquillages peuvent être utilisés pour fabriquer cette bille nacrée. La grande majorité des nucleus commercialisés proviennent de la coquille très épaisse d’autres mollusques, généralement de moules d’eau douce du Mississippi et de la rivière Tenesse." "Les coquilles de ces mollusques sont choisies pour leur propriétés similaires à notre huître perlière, la Pinctada margaritifera. Sa composition chimique, sa force de liaison et ses propriétés de résistance à la chaleur sont similaires à celles de la nacre. Ces coquilles sont exportées vers le Japon. Elles seront transformées en perles sphériques de différents diamètres par découpe, meulage, façonnage et polissage à l’aide de machines et d’outils appropriés. La précision dimensionnelle, la finition lisse et le polissage élevé sont des facteurs importants. Les nucleus doivent être nettoyées et stérilisés avant utilisation pour éviter toute contamination qui pourrait affecter la santé des huîtres perlières et faire échouer la greffe." Tahiti Perles Créations : https://tahiti-perles-creation.fr - https://www.facebook.com/profile.php?id=100063561278173 Une page sur les caractéristiques couleurs et formes, les imitations, synthèses et traitements sera rédigée et mise en ligne. Merci de votre patience !

  • Les bitumes auvergnats | mineralogie.club

    BITUMES AUVERGNATS ​THERMALISME et INDUSTRIE Entre l'Auvergne et la Mésopotamie existe un point commun, la présence de sources bitumineuses. Fleurs de bitume d'Auvergne. Photo Pierre Thomas, Laboratoire de géologie, ENS Lyon. En France l'utilisation de l'asphalte fut plus modeste, point d'arche de Noé à colmater, ni de tour de Babel à édifier. Le bitume d'Auvergne possède cependant une longue histoire. Le bitume est une substance noire généralement très visqueuse ou solide à la température ordinaire, liquéfiable à chaud autour de 100°C. Le bitume est formé par un mélange d'hydrocarbures lourds, de résines et d'asphaltènes[*]. Insoluble dans l'eau, on l'utilisait pour calfater les bateaux qui naviguaient sur l'Allier et pour assurer l'étanchéité des murs. Le bitume est le résultat de la transformation chimique de la matière organique contenue dans les sédiments originels de l’ancien lac de Limagne sous l’action de l’élévation de la température au fur et à mesure de l’enfouissement. Il remonte très lentement vers la surface en raison de sa faible densité, utilisant ici les fractures associées aux cheminées volcaniques. Arrivé en surface, il perd ses éléments les plus volatils devenant très visqueux, presque solide. Le bitume est connu et utilisé en Limagne depuis l'Antiquité, des poteries brisées, déterrés à proximité du Puy de la Poix, ont été réparées par les Celtes avec cette colle naturelle. ​ [*] Note du transcripteur : Les asphaltènes et les résines sont les fractions lourdes des pétroles bruts, ce sont des composés qui contiennent C (carbone), H (hydrogène), S (soufre), O (oxygène) et N (azote) alors que les hydrocarbures ne contiennent que C et H. ​ (Texte, "Le sentier du bitume" (PDF), Club Minérlogique de Moulin sur Allier) http://clubmineralogiquemoulins03.planet-allier.com/index.htm Calcaire bitumineux, carrière de Cournon d'Auvergne, Photo C Nicollet, Université Clermont Auvergne de Clermont Ferrand. Les deux textes historiques anciens, de cette page, proviennent de mes archives numériques, malheureusement je n'ai pas retrouvé le nom de l'auteur et je suis à sa recherche pour le citer, si vous reconnaissez ce texte et que vous en connaissez l'auteur, merci de m'envoyer un mail. UN SITE GÉOLOGIQUE CÉLÈBRE Observons, voulez-vous la carte du « Riche et Ancien Pays d'Auver­gne », oeuvre du florentin Siméoni en 1560. Ce familier de la cour épiscopale de Guillaume Duprat, évêque de Clermont, a dessiné sur le précieux document une petite butte dans une boucle de rivière. Examinons de plus près cette bosse insignifiante. La voici, un peu au-dessous du nom de «Clermont». C'est la «collis bitumosus», à droite d'un monticule plus prononcé, Croelle. La «collis bitumosus» pour le vulgaire d'alors qui ne comprenait pas le beau langage, n'était autre que le puy de la Pège, notre puy de la Poix actuel. Le puy de la Poix, ignoré aujourd'hui de la plupart des Clermontois a été l'une des plus grandes curiosités naturelles non seulement de l'Auvergne mais de la France entière. ​ Sa réputation était comparable à celle des sources incrustantes de Saint-Alyre. Tous les visiteurs de marque venaient faire un pèlerinage à ces deux merveilles de la nature, bien avant la découverte du volcanisme dans notre région. ​ La réputation du puy de la Poix est fort ancienne, les hommes préhistoriques attirés sans doute par cette eau noire et salée s'installent aux abords immédiats de la colline asphaltique. Un menhir, maintenant détruit, rappelait leur souvenir; les trésors, vases et poteries datant de plusieurs siècles avant JC. se retrouvent çà et là dans les terres labourées. D'importants chantiers de fouilles viennent chaque année confirmer l'intérêt grandissant de ce site archéologique de grande classe. ​ Si l'histoire reste, en somme, fort discrète sur notre colline clermontoise, quelques documents sont tout de même parvenus jusqu'à nous. Carte de la Limagne d'Auvergne, de Gabriello Siméoni, du « Riche et Ancien Pays d'Auver­gne », 1560. UN SPECIALISTE DU THERMALISME A CLERMONT EN 1605 C'est en effet en 1605 que Jean Banc écrit un ouvrage précurseur des traités actuels du thermalisme, au titre évocateur : « La Mémoire renouvelée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos nymphes françaises. » Après avoir passé en revue les eaux de Saint-Myon, de Clermont, du Mont-Dore et de bien d'autres émergences, il parle en ces termes du « puy de la Poix » : « Suivons cette Limagne et allons trouver la fontaine qui fait la poix au voisinage d'un demi-quart de lieue de Montferrand, presque sur le chemin de Pont-du-Château, il y a deux sources, l'une plus grande que l'autre, l'eau est aigrelette et tiède. Élles sont situées sur le penchant de la colline. Au-dessus de la plus grande nage le bitume et poix noirâtre extrêmement puante, qui se décharge peu à peu au-dehors de ladite fontaine, si adhérent et si gluant qu'il est fort difficile de le faire jamais du tout démordre du lieu où il a été appliqué. » ​ Jean Banc nous assure encore que par les hivers les plus froids, les oiseaux qui viennent boire à la fontaine de poix, qui ne gèle jamais, s'y prennent comme à des gluaux. ​ Mais cet auteur n'est pas le premier à s'occuper de cette source à la fois si curieuse et si originale. Quelques années plus tôt, Belleforest, dans sa Cosmographie universelle datant de 1575, parle également d'une colline ou montagnette où le bitume coule ainsi qu'une source de fon­taine, lequel est noir au possible, tenant et gluant. Én bon observateur, il note une plus grande abondance de la poix au cours de l'été, la froidure de l'hiver empêchant, nous dit-il, la liqueur de se dissoudre et de se distiller. Ce bitume qui s'écoule, en dehors de son objet de curiosité, avait bien, on s'en doute, quelque utilité. Les érudits auvergnats restent assez discrets à ce point de vue. On s'en sert pour marquer les brebis, et sans doute pour la confection de médicaments, comme en Alsace. Le bitume a d'ailleurs été d'un usage courant au Moyen Âge; en Bavière, au xve siècle, le duc de Ferrare parle d'une huile qu'il nomme pétroléon, et il vante ses grandes vertus; le pétrole alsacien était utilisé pour les cataplasmes et les pommades. Il est bien certain que les apothicaires clermontois ont su eux aussi employer à bon escient le bitume du puy de la Poix; leurs recettes hélas ne sont pas parvenues jusqu'à nous. ​ Reprenons le cours de l'histoire. En 1718, un chanoine de la cathédrale, sans doute naturaliste à ses heures, s'aperçoit de l'attrait tout particulier exercé par l'eau salée et bitumineuse sur les pigeons d'alentour qui recherchent avec avidité l'eau de cette fontaine; beau sujet de recherches médicales pour un esprit curieux. ​ Dans son traité des eaux minérales, bains et douches de Vichy, Chomel ne dédaigne pas de consacrer quelques lignes à la source asphaltique; il assure même que Tournefort, illustre chimiste de l'époque (1734), en a retiré une huile analogue à celle de pétrole. Du pétrole en Auvergne, dès 1734, avouons que nous en ressentons quelque fierté. Hélas, l'or noir de la Limagne reste encore à découvrir. ​ Le Monnier, un des pères de la géologie française, à peu près vers la même époque, a visité également la source visqueuse et noirâtre; comme à son habitude il en fait une étude sérieuse et méthodique. L'eau qu'il goûte possède une amertume insupportable; elle est recouverte d'une mince couche de bitume, ressemblant à de la poix. Dans les fentes d'une colline voisine, il recueille une demi-livre d'une substance sombre, sèche, dure, qui s'enflamme facilement, en dégageant malheureusement une fumée noire et épaisse et une odeur désagréable. Décidément, l'asphalte clermontois ne fera pas un bon combustible. Le Monnier ajoute cependant : « Je suis persuadé que par distillation on en retirerait du pétrole.» ​ L'intérêt pour le puy de la Poix ne faiblit pas. Bien au contraire, confusément sans doute, on sent qu'il faudrait en tirer parti. Un naturaliste auvergnat, l'abbé Delarbre, entreprend de mesurer l'écoulement du bitume (1749). Durant huit jours du mois de juillet la quantité d'asphalte recueilli a été de six livres, en août il y a eu légère progression, car on a pu en prélever huit livres. C'est un peu maigre, bien sûr, pour une exploitation; ce serait pourtant une heureuse idée, le bitume alsacien n'entre-t-il pas dans la confection d'un nouveau ciment employé dans les bassins du jardin de Versailles et du jardin des plantes de Paris ? Guettard, le grand Guettard qui découvrit le volcanisme auvergnat, s'intéressa aussi aux buttes de Limagne. Très astucieusement, il remarque la position géologique « des pierres bitumineuses », dont les collines sont disposées suivant un même alignement. Il existe du bitume, non seulement à la montagne de la Poix, mais à Crouel, et dans la cave des bénédictins. A Machaul, sur la route de Clermont à Riom, la source de poix intéresse les paysans qui s'en servent pour graisser les essieux de voitures. L'asphalte de Pont-du-Château attire l'attention du savant géologue, il lui semble apercevoir des taches révélatrices sur le roc même où repose l'écluse dans le cours de l'Allier. ​ Adressons-nous à Buffon pour connaître les idées qui régnaient alors sur l'origine des bitumes, pétroles et naphtes. Ce sont, nous dit le célèbre naturaliste, des produits de la distillation par les feux souterrains des charbons de terre et schistes bitumineux. Il envisage, non l'action de la chaleur interne du globe, mais la présence de véritables feux « qui liquéfient le bitume, le distillent et font élever les parties les plus ténues pour former le naphte et le pétrole ». ​ Tout cela semble puéril aux géologues actuels ; ajoutons cependant que les découvertes récentes montrent qu'une élévation de température est nécessaire pour la naissance des hydrocarbures au sein des couches sédimentaires. VERS L'UTILISATION INDUSTRIELLE DES ASPHALTES D'AUVERGNE C'est aux alentours de la Révolution française que se pose le problème des bitumes auvergnats. Legrand-d'Aussy nous apprend que les Auvergnats en sont embarrassés. En gens qui ne veulent rien laisser perdre, ils souhaitent faire quelque chose, mais quoi ? L'un d'eux, l'histoire a oublié son nom, se met à exploiter le puy de la Poix pour fabriquer des moellons, le bitume servant de ciment naturel. Hélas, il faut très vite déchanter, la construction répand une telle odeur qu'elle devient inhabitable. Il y a bien les essieux de voiture, mais la consommation est minime; puis, là encore, c'est une faillite complète, la poix sèche trop rapidement. Alors, que faire en dehors du marquage des moutons ? ​ Un habitant de Pont-du-Château a un trait de génie. Si le bitume sèche trop vite, malaxons-le et mélangeons à de la graisse pour en faire un onguent qui se vend avec succès. Le citoyen de Pont-du-Château renouait sans le savoir avec une longue tradition. Les Babyloniens se frottaient le corps, il y a plus de deux mille ans, avec un mélange de bitume, d'huile et de suc de végétaux, et les Egyptiens, au temps des Pharaons, fabriquaient des onguents à base de cire et de bitume. ​ Revenons à l'Auvergne pour conter la mésaventure survenue aux bénédictins de Saint-Alyre, possesseurs d'une source ou plutôt d'un gisement d'asphalte. Ils en sont vraiment embarrassés. Que faire de la butte rocheuse qui s'élève maintenant près du mur de clôture, au niveau du boulevard Lavoisier ? Rien, sinon y creuser une cave. Le rocher n'est pas humide, tout se présente(bien, le tuf volcanique n'est pas trop dur, la cave se termine, on dispose les fûts; l'expérience tourne au désastre, l'odeur de poix et de soufre est d'une telle force que le vin s'altère très vite. Tout n'est pas perdu cependant, car le représentant d'une compa­gnie industrielle arrive à Clermont attiré par la réputation de l'asphalte, employé de plus en plus pour rendre les bassins imperméables et pour fabriquer les trottoirs. Il est sans complexe, comme nous dirions aujourd'hui, et sollicite du conseil municipal de Clermont l'autorisation d'exploiter le puy de la Poix dans son entier. Cette demande parut insolite; exploiter le puy de la Poix, ce lieu célèbre de l'Auvergne, cela dut sembler un véritable sacrilège à nos édiles municipaux. Les hésitations du conseil municipal firent traîner les délibérations. La réponse tardant à venir, l'industriel parisien, qui ne trouvait pas beaucoup de distractions à Clermont, finit par quitter l'Auvergne. Le puy de la Poix venait de justesse d'être sauvé de la destruction totale, car il s'agissait bel et bien de sa disparition par une opération technique d'un style très particulier que nous pourrions sans ironie qualifier d'opération « œuf à la coque ». Il s'agissait ni plus ni moins que d'enlever le sommet du puy de la Poix comme on découpe l'extrémité d'un œuf, et théoriquement on devait découvrir un bitume liquide mijotant dans cette chaudière naturelle, alimentée par les feux volcaniques. ​ C'est, en somme, guidée par les théories de Buffon que s'effectuait alors la prospection en Limagne, l'asphalte étant considéré comme une production liée à la chaleur des volcans. ​ De toute façon, le progrès dans la construction des rues et des trottoirs aidant, le bitume devient de plus en plus un produit industriel. Dès 1831 le département du Puy-de-Dôme possède un directeur des exploitations d'asphalte en la personne de M. Ledru, concessionnaire des mines de Pont-du-Château, de Lussat et de Dallet ; la production du puy de la Poix lui est également réservée. ​ Il n'est pas le seul à vouloir s'enrichir du sous-sol d'Auvergne, le baron de Barante, personnage très influent, se voit attribuer par l'ordonnance du 25 septembre 1843, les mines de Malintrat, Gerzat et Pont-du-Château. La partie ouest de ce dernier territoire particulièrement riche devient concession des frères Michel et François Bresson, tandis que le comte Maurice de Laizer prend possession du gisement des Roys dans les communes de Lempdes et Dallet. ​ Dans toutes ces tractations le puy de la Poix est un peu oublié. Le docteur Nivet (1845) envisage pourtant des bains avec son eau minérale pour traiter les maladies de la peau, gale, dartre, en particulier. Nivet rejoint ainsi une longue tradition, celle des Chaldéens qui guérissaient les dermatoses par l'action des eaux bitumineuses. Sarah, épouse d'Abraham, n'a-t-elle pas été guérie par cette thérapeutique ? Regrettons cependant qu'aucune étude sérieuse n'ait vu le jour sur la source de poix, peut-être n'est-il pas trop tard pour reprendre l'idée du docteur Nivet. ​ Les visiteurs du centre de la France se dirigent toujours vers la colline d'où suinte la poix. Lecoq (1867) tient à les mettre en garde contre certains dangers. " Qu'ils ne commettent pas l'imprudence surtout si fatigués par une longue marche, de s'asseoir sur le monticule, leurs vêtements n'y résisteraient pas. Attention aux chaussures, la poix colle si fortement qu'on risque de s'y engluer comme jadis les oiseaux." LE BITUME D'AUVERGNE ET LA CONSTRUCTION DES ROUTES Le problème routier qui préoccupe sérieusement gouvernement et ingénieurs des ponts et chaussées était aussi d'actualité au siècle dernier. La technique s'améliore d'année en année si l'on en juge par un ouvrage de 1838 préconisant un nouveau système de dallage et de trottoirs où l'asphalte d'Auvergne tient une large place. On ne se contente pas de théorie, l'expérience tient une large part; la route nationale 9, de Clermont à Perpignan, a été choisie comme terrain d'essai par Ledru ; un rapport a été présenté par l'ingénieur ordinaire, A. Monestier. ​ Les Auvergnats sont gens sérieux, le macadam bitumineux construit en janvier 1851 a été l'objet de soins attentifs. Peut-être n'est- il pas sans intérêt de rappeler la méthode employée par l'architecte clermontois précurseur des grands bâtisseurs d'autoroutes. ​ « Une couche de fragments de minerai calcaire a été étendue sur le sol, et chaque joint garni de petits fragments de grès bitumineux. Le pilonnage a serré ensemble ces matériaux. Une deuxième couche de fragments de calcaire, de plus petite dimension que les premières a été étendue, rejointoyée et pilonnée comme la première. Enfin tout le travail a été recouvert d'une couche de petits fragments de grès qui se sont étendus et soudés sous l'action du pilonnage. Le roulage a fait le reste sans que les pieds des chevaux aient rien dérangé. » ​ Le calcaire bitumineux employé provenait de la mine des Roys située à Dallet, le grès ou arkose asphaltique s'exploitait à Lussat. Sa présence donnait une certaine élasticité à la chaussée qui reprenait son aspect normal durant le repos nocturne. M. Ledru a essayé de remplacer la couche inférieure de calcaire par des fragments de basalte; aucune différence ne s'est manifestée. L'entretien de la nouvelle chaussée a été nul, en dehors de quelques cailloux arrachés çà et là et introduits par la circulation, il n'y a eu pratiquement aucuns travaux de rechargement. ​ ​ L'avenir est donc prometteur pour le macadam de Dallet et de Pont-du-Château, Ledru parle avec foi du procédé nouveau : « Il s'étendra dans les villes de province dont les rues sont souvent si mal pavées que la marche y est difficile et que le passage d'une voiture n'y est pas sans danger. Il contribuera à l'assainissement de ces nombreux quartiers dont le sol imprégné d'une humidité constante est un foyer permanent d'infection. » La ville de Lyon vient de donner l'exemple, l'espérance est au cœur du directeur des mines d'asphaltes, mais encore faudrait-il que les chaussées bitumineuses puissent se faire à des prix modérés. ​ Plus d'un siècle a passé depuis le mémoire présenté en 1852 à l'Académie des sciences arts et belles lettres de Clermont-Ferrand, plus d'un siècle qu'une technique de goudronnage des routes a été mise au point à Clermont sur la nationale 9. Si l'on avait écouté Ledru, que de progrès ne se seraient-ils pas réalisés, le problème si angoissant des routes de France serait résolu depuis longtemps. ​ L'asphalte d'Auvergne a bien d'autres emplois. A chaud il entre dans la fabrication des mastics bitumineux applicables aux dallages. Ces derniers jouissent vers 1850 d'un succès certain, leur réputation a dépassé la capitale de l'Auvergne. En 1841, le dallage du marché aux fleurs à Paris est exécuté en produits asphaltiques de Limagne. L'Administration, toujours soucieuse des deniers de l'État, a reconnu leurs qualités et les a inscrits dans le cahier des charges (1842) de la ville de Paris, « au même rang que les produits des meilleures provenances ». L'industrie asphaltique continue à progresser avec cependant des vicissitudes, des concessions nouvelles sont accordées, d'autres périclitent; bientôt c'est autour de Pont-du-Château et de Dallet que se concentre l'extraction. Le gisement de l'Éscourchade, situé à Chamalières attire l'attention dès 1829, il en est de même de celui de Crouzol, près Volvic, mis au jour dans la propriété de Chabrol. ​ En 1848, la plupart des concessions sont réunies dans la Société des bitumes et asphaltes du Centre, qui continue aujourd'hui de traiter dans son usine de Pont-du-Château les pépérites [1] et calcaires asphaltiques des Roys près de Dallet. LES MINÉRAUX SATELLITES DU BITUME En dehors de la lussatite dont nous avons parlé dans un article précédent, toute une série minérale est liée à la présence du bitume en Limagne. La mine des Roy à Dallet, présente de la pyrite sans formes distinctes et des rhomboèdres de dolomie. Certains gisements y ajoutent des zéolites ; il faut bien le reconnaître, seule la pyrite est fréquente partout, aussi bien dans les pépérites qu'au milieu des grès bitumineux de Sainte-Marguerite. ​ Reprenons pour les amateurs de minéraux l'étude de R. Weil pour en donner les grandes lignes. Nous irons rechercher dans la tranchée de la voie de chemin de fer à Chamalières (près de la voie romaine), dans le granite altéré et imprégné de bitume, la pyrite et la copiaprite (sel de fer). A l'Éscorchade, mais retrouverons-nous les galeries ? Avec beaucoup de chance nous récolterons de petits cubes de pyrite. ​ Dans le groupe des zéolites c'est le mésotype qui prédomine; elle est connue depuis longtemps au puy de la Poix (A. Lacroix) en cristaux de très petite taille, de teinte jaune, à Dallet sous forme de sphérolites, elle cimente un tuf périphérique proche des venues bitumineuses. ​ C'est toujours le puy de la Poix qui retient la curiosité des minéralogistes car il s'y trouve des cristaux énigmatiques étudiés jadis par Gonnard (1887) sous le nom de giobertite, et d'ankérite par Lacroix dans la minéralogie de la France. Weil, à la loupe binoculaire, remarque les faces aux triangles isocèles ou équilatéraux, aux arêtes biseautées « à la manière de celles du diamant ». L'analyse chimique, hélas, ne permet pas le moindre espoir, les diamants du puy de la Poix sont tout simplement des cristaux de dolomite, avec cependant une densité un peu élevée. ​ Quelle serait l'origine des espèces minérales accompagnant les suintements bitumineux ? Diverses hypothèses sont possibles, la plus valable tient à la montée d'eaux possédant, comme au puy de la Poix, une très forte salinité. Les eaux ont facilité la transformation du pétrole en bitume (R. Weil). Ce phénomène s'est effectué dans les profondeurs de la Limagne grâce au flux de chaleur élevé provoqué par le magma responsable des éruptions pépéritiques. LA CHIMIE DES BITUMES D'AUVERGNE C'est à M. l'ingénieur Louis, de l'École nationale des pétroles, que l'on doit l'étude des bitumes de Limagne. A la température ordinaire le bitume est visqueux, car il se trouve à l'état colloïdal. Cet état disparaît à 70° et le bitume devient un véritable liquide. ​ Parmi les constituants chimiques, retenons une teneur en soufre élevée, 20 % de résine, 29,8 % d'asphaltènes; les constituants huileux, de beaucoup les plus abondants, sont de 49,1 %. Le poids moléculaire du bitume est de 780. Pour les spécialistes des hydrocarbures, le bitume de Pont-du-Château peut être considéré comme résultant de la polymérisation peu prononcée d'une huile brute initiale. Toujours d'après M. Louis, il correspond à une concentration de pétrole brut dont une partie que l'on peut évaluer à 30 % a été polymérisée par l'action du soufre. Des essais de distillation, qu'il serait fastidieux de décrire, montrent que le bitume de Limagne peut donner des huiles brutes, susceptibles à leur tour de servir à la préparation de lubrifiants. ​ Un mot sur son origine qu'il faut rattacher au milieu biologique du lac stampien de Limagne. La réaction positive du cholestérol enregistrée par M. l'ingénieur Louis montre qu'une partie des asphaltes d'Auvergne provient du règne animal. L'EXPLOITATION (NDR l'article ayant été écrit alors que l'exploitation de la mine des Roys était encore en activité, j'ai légèrement modifié le texte) ​ Le dernier gisement exploité fut celui de la mine des Roy à Dallet. Le bitume imprégnait des calcaires concrétionnés disposés eux-mêmes au sein de calcaires marneux. Souvent le liquide gluant s'écoulait le long des fentes et des failles donnant naissance à des ruisselets noirs et visqueux. La roche était concassée puis broyée en poudre fine, puis utilisée dans diverses fabrications, mastics, pavés d'asphalte, etc... Les pavés constituaient la principale production possédaient d'incontestables qualités, c’étaient des isolants remarquables, insonores, élastiques et d'une grande résistance à l'usure. Un étrange phénomène géologique recoupait la principale galerie minière, une cheminée évasée vers le haut, interrompt les couches sédimentaires. Cette ancienne cheminée d'explosion, contemporaine des éruptions pépéritiques de Limagne, témoigne du souffle puissant d'un volcan apaisé depuis trente millions d'années. __________________________________________________ [1] Roche pépéritique : lors d'une éruption phréatomagmatique, le contact explosif de la lave et de l'eau émiette le basalte et le mélange aux sédiments. Les éruptions phréatomagmatiques surviennent lors de la rencontre entre le magma ascendant et de l'eau superficielle, nappe phréatique, cours d'eau ou lac. Les principaux indices de bitume de la Limagne sont situés en rive gauche de l'Allier dans la région de Clermont Ferrand car c'est là que se trouve la plus grande épaisseur de sédiments, en particulier les schistes papyracés, roches mères des hydrocarbures. (Texte, "Le sentier du bitume", Club Minérlogique de Moulin sur Allier) Extrait de : Annales scientifiques, littéraires et industrielles de l'Auvergne / publiées par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand ; sous la direction de M. H. Lecoq. 1846. Transcription du texte original des pages 123 à 132. Document original d'époque en PDF. PUY DE LA POIX. [i] Nous ne connaissons dans la Basse-Auvergne qu'une seule fontaine véritablement sulfureuse ; elle jaillit au Puy de la Poix. Cette source minérale fournit en même temps de l'acide carbonique, du gaz sulfhydrique, de l'eau fortement chargée de muriate de soude et du bitume-malte. Pour rendre plus intelligible la disposition des lieux, nous allons indiquer quelques circonstances géologiques importantes. A la fin de la période tertiaire, 2,58 Ma, des diks (dyke, note du transcripteur) de wakite (strates de laves basaltiques terreuses, note du transcripteur) ont traversé de bas en haut les terrains tertiaires de la Limagne; et comme cette plaine n'était pas encore émergée , les parties les plus élevées de ces filons, ayant dépassé le niveau des calcaires, ont été remaniées par les eaux. Il en est résulté des couches alluviales qui se sont déposées sur les pentes et le 1ommet de ces éminences. Mais au-dessous de ces assises superficielles on retrouve la wakite non altérée. Les monticules de wakites, de wakes ou de pépérites bitumineuses sont très-nombreux. Les plus remarquables sont ceux de Crouël, de Malintrat, de Pont-du-Château , de Clermont et du puy de la Poix[ii] . ​Le puy de la Poix est un monticule situé à cinq ou six kilomètres est de Clermont-Ferrand, au nord-est et à une petite distance du puy de Crouël dont il est séparé par la route de Lyon. Il s'élève à dix ou douze mètres au-dessus des plaines environnantes. La roche qui occupe son sommet, est de couleur grise ou noirâtre, et sa texture est très-grossière; elle se désagrège facilement. Ses fentes contiennent du bi­tume-malte. Près de la source minérale, la wakite est plus dure et plus compacte. Sa cassure est d'un gris foncé, truité de gris clair. Cette dernière portion de la petite montagne est moins élevée ; elle fait partie d'un communal appartenant à la ville de Clermont. ​ Jean Banc, qui écrivait au commencement du dix-septième siècle , assure qu'il existait de son temps au puy de la Poix deux sources, l'une plus grande que l'autre; l'eau en est aigrette et tiède. Elles sont situées sur le penchant de la colline. Au-dessus de la plus grande nage le bitume. La source principale, dont parle cet auteur, a disparu depuis qu'on a fait des fouilles près de la seconde fontaine. ( Bouillet.) Cette dernière est placée au milieu d'un fossé creusé sur le revers septentrional du puy de la Poix. ​ ​ ​ ​ L'eau minérale du Puy de la Poix est trop active pour qu’on ose l'administrer à l'intérieur. Mais il serait possil1le, après l’avoir filtrée, de s'en servir pour préparer des bains minéraux. La présence du bitume la rendrait sans doute efficace dans certaines affections dartreuses. Déjà les expériences tentées par M. H. Lecoq, démontrent que ce médicament guérit promptement la gale. ​ ____________________________________________ [i] Ce Puy, que l'on nomme en patois auvergnat Puy de la Pége , est situé sur le territoire de la commune de Clermont. [ii] Il existe également des gisements de bitume au Calvaire, au puy Dol in, au puy de la Sau, à celui de Gandaillat, au puy Long, sur les puys d' Anzel, de Pelou et de Lempdes ; près de Cournon, aux puys de Cornolet et de Chalus ; à Lussat, au puy de Mur et à Machal ; aux sources du Tambour et près du pont de Longue, à Coudes, à Gergovia, à Chamalières, à Chanturgue, à Terre-Fondue, à Cœur, à Crouzol, à Davayat, à Montpensier etc… Mais, dam ces diverses localités, on ne trouve­ point de source semblable à celle du puy de la Pois. [iii] Annales l'Auvergne, 1829, page 276. [iv] Au sud-sud-est et un peu plus haut que ce bassin, on voit sortir d'une muraille le sommet d'une pyramide de granit que les antiquaires rangent parmi les pierres druidiques. [v] On trouve une source analogue dans le Languedoc; elle porte le nom de font de la Pége. Bouillon-Lagranie, page 212. [vi] Jean Banc, page t4, Caldaguès ajoute que les pigeons recherchent avec avidité l'eau de cette fontaine. Manuscrit1 de la bibliothèque de Clermont. [vii] Tome 1, page 356. [viii] Chomel assure que Tournefort, en distillant le bitume du puy de la Poix, en a retiré une huile analogne à celle de Pétrole. (Traité des eaux de Vichy, etc., page 341 Mars 1846. [ix] Nous nous sommes borné à analyser les gaz dissous dans l'eau. [x] La source de la grotte inférieure ( Bagnères de Luchon), qui est la plus sulfureuse des eaux des Pyrènées, ne contient par litre que 0,0868 de sulfure de sodium. (Patissier et Boutron­Charlard, page 102) Avant 1718, on voyait autour de l'ancienne source un bassin carré ayant un pied deux pouces de côté, et deux pieds de profondeur. (Caldaguès.) Ce bassin a été renversé avant 1796. ( Buc' Hoz.) Afin d'assainir un cuvage placé sous le puy de la Poix, on commença à creuser, en 1829, un fossé qui traversait la cavité où venait sourdre la seconde fontaine. M. Bouillet engagea l'Académie de Clermont à s'opposer à ce que les fouilles entreprises fussent poursuivies. Une commission composée de MM. Tailhand, Bouillet, Peghoux, Lecoq et Burdin , fut nommée et se transporta sur les lieux. M. Tailhand, dans la séance de juin 1829, fit un rapport où il déclara nuisibles et illégaux les travaux exécutés sur le communal du puy de la Poix. Les conclusions de ce rapport furent approuvées par l'Académie et communiquées au maire de Clermont[iii] . Les travaux furent suspendus. Postérieurement à l'année 1831, on a construit, autour de la source bitumineuse, un bassin de forme irrégulière et d'environ deux mètres de côtés ; il permet de recueillir facilement le pissaphalte[iv] . (pissaphalte, bitume mou, noir, dont l’aspect est entre celui de la poix et de l’asphalte, note du transcripteur) Cette substance est ramassée par les domestiques d'une ferme voisine qui la vendent à M. Ledru, direc­teur de l'exploitation des bitumes du département du Puy-de-Dôme. L'eau minérale du puy de la Poix est très-peu abondante, et comme le bassin où elle séjourne est découvert, elle se mêle aux eaux pluviales, et devient moins active lorsque le temps est mauvais; tandisque le soleil d'été augmente la proportion des matières salines qu'elle tient en dissolution. On prévoit d'avance que ces particularités doivent faire varier beaucoup la composition de ce liquide. Une couche plus ou moins épaisse de bitume très visqueux recouvre la surface de l'eau. Entre les globules de cette matière, on remarque une croûte blanche formée par du carbonate de chaux et des cristaux de sel marin. L’orsqu'il n'existait point encore de bassin, on pouvait suivre de l'œil la sortie de l'eau, des gaz et du pissaphalte. On voyait alors s'échapper de temps en temps des séries de bulles d'hydrogène sulfuré, mêlé d'acide carbonique, chassant devant elles de petits amas de bitume qui s'étalaient en s'entourant d'une auréole irrisée. Parfois cette matière gluante obstruait la fente du rocher ; l'eau et les gaz s’accumulaient au-dessous d'elle, et après quelques instants ils projetaient au loin l'obstacle qui les avait un instant arrêtés. La source du puy de la Poix a fixé, depuis bien des siècles, l'attention des naturalistes[vi] . Belleforest, dans sa cosmographie, écrit, en 1575, que l'on observe près de Clermont et de Montferrand « une colline ou montaignette , où le bitume coule tout ainsi que fait une source de fontaine, lequel est noir au possible, gluant et tenant. » On s'en sert dans le pays pour marquer les brebis. Cet auteur fait remarquer que le pissaphalte est plus abondant en été, tandis que la froidure empêche la liqueur de se dissoudre et de distiller. Jean Banc nous assure « que les oiseaux, en hyver le plus glacé, qui viennent boire en ce lieu, incapable de gelée, s'y prennent comme à des gluaux» Le bitume qui produit de pareils effets, répand une horrible puanteur[vi] . Les sources et le puy de la Poix ont été étudiés, en 1718, par Caldaguès, chanoine de la cathédrale, et en 1749 par Delarhre. (Buc'h-loz.) Legrand-d'Aussy et MM. Lecoq et Bouillet s'en sont également occupés. Le bitume-malte qui sort des fentes de la wakite, est épais, visqueux, tenace, d'un noir foncé tirant un peu sur le brun ; son odeur est forte et désagréable. Soumis à la distillation, il laisse un résidu d'asphalte qu'on mélange avec du sable pour en faire des terrasses, des sols de cour et des fonds de réservoirs. Nous ferons remarquer, à cette occasion, que l'emploi du bitume est très-ancien. « Il existe, dit Le­grand, dans la ci-devant province d'Alsace, une source de pissaphalte. En 1140, si je ne me trompe, on avait fait entrer celui-ci dans la composition d'un nouveau ciment qu'on prétendait indestructible et inaltérable dans l'eau, et il avait même été employé pour quelques bassins des jardins de Versailles, et pour celui du Jardin des Plantes à Paris[vii] . » Bien avant l'époque où les trottoirs en bitume ont détroné, à Paris, la lave de Volvic, on construisait en Auvergne des terrasses avec le pissaphalte du puy de la Poix. Parmi les produits volatiles qu'on extrait de ce bitume, en le chauffant en vases clos, on remarque une huile semblable au naphte[viii] . Les seules observations qui puissent nous indiquer, d'une manière précise, la quantité de pissaphalte qui se rassemble, dans un temps donné, à la surface de l'eau du puy de la Poix, remontent à 1749. Elles ont été faites par Delarhre. (Buc'Hoz.) Au mois de juillet , la quantité de bitume sortie en huit jours a été de six livres ; au mois d'août, elle s'est élevée dans le même temps à huit livres. Ce qui fait pour la première expérience 367 grammes ; pour la seconde, 489 grammes en vingt-quatre heures. Ces expériences ont été faites sur la première fontaine qui a disparu. M. Ledru assure que la seconde fontaine qui existe encore donne 500 à 750 grammes de bitume par jour pendant les chaleurs de l'été. ​ Propriétés physiques. L'eau minérale du puy de la Poix présente, quand on la voit en masse, un aspect louche et une teinte légèrement plombée. Autrefois, alors que son écoulement était facile, elle paraissait limpide lorsqu'on la puisait dans un vase de petite dimension. Elle a une forte odeur d 'œufs pourris et de pissaphalte ; sa saveur est bitumineuse, sulfureuse et salée. Un ancien auteur nous assure que quand on en boit même en petite quantité, elle détermine des nausées et des vomissements. Cet observateur ajoute, ce qui nous paraît fort douteux, que la répugnance est étrangère à la production de ces phénomènes. Il est impossible aujourd'hui d'apprécier le degré de chaleur de cette source minérale ; mais au mois de septembre 1831, elle a fait monter notre thermomètre centigrade à +14°,5, la température de l'atmosphère étant, à l'ombre, de +16°. Propriétés chimiques. Avant d'exposer les expériences auxquelles nous nous sommes livré aux mois d'août et de septembre 1844, nous devons avertir que la quantité de sels dissoute dans, l'eau du puy de la Poix présente des variations notables, comme le prouvent les observations suivantes : ​ 1° - En 1718 Caldaguès, quand le bassin est presque vide, trouve par litre d'eau........... 77,50 2° - Lorsque le bassin est plein , le résidu est de …………………………………………….45,84 3° - Delarbre retire de la même quantité de liquide, sels âcres ……………………......….100,00 4° - L'évaporation faite au mois de septembre nous a fourni ……………….……..........…..90,07 5° - Au mois de septembre 1844- nous avons retiré …………………….………….…..……70,60 6° - Enfin au mois d'août 1844, chaque litre a laissé un résidu de .…………............……..82,67 C'est sur cette dernière quantité que nous avons opéré. Voici les proportions de substances gazeuses et des sels contenus dans un litre d'eau du Puy de la Poix. ANNEXE ​​Ne ratez pas la magnifique conférence du Professeur Pierre Thomas sur "Les gaz de schistes" http://html5.ens-lyon.fr/Acces/FormaTerre/20141120/pierre_thomas/lesgazdeschiste_video.html SOURCES Textes : "Le sentier du bitume", PDF du Club minéralogique de Moulin sur Allier. 2 textes historiques : Auteur inconnu Crédit photos : Pierre Thomas, ENS Lyon, professeur émérite, laboratoire de géologie C. Nicollet, professeur émérite à l'Université Clermont Auvergne de Clermont Fd,

  • Gemmologie|Gahnite bleue du Nigéria|Jean Jacques Chevallier|mineralogie.club

    CRISTAUX DE GAHNITE BLEUS DU NIGERIA. Article paru dans Spec4Gem - Spectroscopy for Gemologists http://www.spec4gem.info/reports/8-reports/303-blue-gahnite-crystals-from-kagoro-hills-kaduna-state-nigeria.html/ Crédit photo : Robison McMurtry. Traduction : JJ Chevallier En 2018, des spinelles bleu foncé du Nigeria ont été disponibles. Les quatre échantillons de cristaux de ce matériau ont été fournis par Walter Asikaro, négociant en gemmes, directement depuis le Nigeria et ont été décrits dans ce document. Ils seraient originaires des collines de Kagoro, dans l’État de Kaduna, dans le centre-nord du Nigeria. Des gahnite gemmes de Jeema, également dans l’État de Kaduna ont été décrites en 1984 [1] et 2018 [2]. Le Nigeria est connu pour ses gisements de saphir à Mambilla, dans l’État de Taraba, ainsi que pour son zircon qui devient bleu lorsqu’il est chauffé à Antan dans l’État de Kaduna. Les cristaux des échantillons (figure1) sont des octaèdres bien formés avec des faces légèrement corrodés. Ils contiennent quelques minuscules inclusions incolores ressemblant à des cristaux, certaines qui sont plus grandes montrent un prismes quadrillé et d’autres avec des sections hexagonales, mais non identifiés pour le moment. Deux cristaux octaédriques contiennent de plus gros cristaux brun-rouge à rouge identifiés comme sphalérite [12] (mise à jour décembre 2019). ​ Figure 1. Ganhite bleue de Kagoro hills, Kaduna state, Nigeria, au premier plan de gauche à droite, poids 0.57, 2.02 et 2.07 ct, à l’arrière-plan 1.07 ct. Les octaèdres ne sont pas assez lisses pour lire l’indice de réfraction avec le réfractomètre gemmologique, mais le compteur de réflectivité de l’IR donne un IR d’environ 1,79, la densité de chaque cristal se situe entre 4,59 et 4,61, toutes les pierres donnent ensemble une moyenne de 4,60.IR et densité sont incompatibles avec le spinelle. Le spinelle appartient au sous-groupe isostructural du spinelle (groupe d’oxy-spinelle, supergroupe des spinelles selon IMA 2018) où 28 espèces sont identifiées et seulement 6 avec Al prédominant de formule (Y-Al2 O4). Les plus communs sont les spinelles (communément connu en gemmologie) avec Y-Mg, l’hercynite avec Y-Fe, la galaxite avec Y-Mn et la gahnite avec Y-Zn. Des séries existent entre des membres correspondants extrêmes, et des membres intermédiaires ont été trouvés. Tableau : Propriétés observées et mesurées Spectroscopie de réflectivité infrarouge : Le spectre de réflectivité infrarouge (figure 2) a été effectué sur une face du cristal de 2,02 ct, des spectres ont également été recueillis à partir d’autres cristaux, mais tous ont donné le même modèle de spectre. Le modèle du spectre est compatible avec les spectres des oxydes et montre quelques similitudes avec les spinelles (voir base de données spinelles) mais la gamme 400-600 cm-1 montre des différences significatives avec deux bandes distinctives à 500 et 565 cm-1 qui caractérisent le cristal comme gahnite, le spinelle isostructural du Zn (voir base de données gahnite, Gahnite verte du Brésil et le livre de Chukanov [3]). _________________________ Note du traducteur & Wikipédia : Les composés chimiques isostructuraux ont des structures chimiques similaires. Isomorphe lorsqu'il est utilisé en relation avec les structures cristallines n'est pas synonyme : en plus de la même connectivité atomique qui caractérise les composés isostructuraux, les substances isomorphes cristallisent dans le même groupe d'espace et ont les mêmes dimensions cellulaires unitaires. La définition de l'UICR [IUCR Online Dictionary of CRYSTALLOGRAPHY,] utilisée par les cristallographes est : On dit que deux cristaux sont isostructuraux, s'ils ont la même structure, mais pas nécessairement les mêmes dimensions cellulaires ni la même composition chimique, et avec une variabilité « comparable » des coordonnées atomiques à celle des dimensions cellulaires et de la composition chimique. Par exemple, la calcite CaCO3, le nitrate de sodium NaNO3 et le borate de fer FeBO3 sont isostructuraux. On parle aussi de séries isostructurales, ou de polymorphes isostructuraux ou de transitions de phases isostructurales. Le terme isotypique est synonyme d'isostructural . Figure 2. Le spectre de réflectivité infra-rouge du cristal octaédrique de 2.02ct, le caractérise comme gahnite, le spinelle isostructurel du Zn. Spectroscopie UV-VIS-NIR : Le spectre VIS (figure 3) a été effectué sur le cristal de 2,02 ct, le chemin de lumière passant par le cristal entre deux faces opposées et parallèles. Les longueurs d’onde de bande d’absorption ont été calculées par montage gaussien. Le diagramme du spectre consiste en une fenêtre de transmission dans le bleu délimitée par un bord en dessous de 400 nm et un large groupe de bandes entre 530 et 650 nm. Au milieu de la fenêtre de transmission, il y a deux bandes supplémentaires à 460 et 477 nm, attribuées respectivement à Fe3+ et Fe2+. Le bord dans le violet est probablement causé par une bande Fe2+ superposée à une aile d'une large bande O2-Fe2/3+ LMCT dans l'ultra-violet. Entre 530 et 650 nm, les bandes à 545, 580 et 626 nm sont attribuées aux transitions d-d* permises par spin 4A2 (F) → 4T1 (P) de Co2+ à coordination tétraédrique, et qu'à 559, 574 et 598 nm sont attribuées aux transitions de spin interdites 5E → 3T2 de Fe2+ à coordination tétraédrique. La bande à 656 nm et 731 nm est attribuée à des mécanismes impliquant des paires Fe2+/3+ (IVCT et ECP). Il y a une autre bande large à 925 nm qui n'est pas affichée sur la figure 3 qui est attribuée aux transitions permises par spin 5T2g → 5Eg de Fe2+. L'affectation des bandes dans le spinelle est étudiée depuis des années, les spectres de cobalt [4], [5], [6] sont bien connus du gemmologue même en utilisant un spectroscope portatif et sont facilement observables avec le spinelle bleu ciel de Verneuil, cependant les spectres deviennent plus complexes dès que le fer et même le manganèse et le chrome interagissent. Des travaux sur le sujet ont été publiés par Taran et al. 2009 [7], D'Ippolito et al. 2013 [8], 2015 [9] et ont été utilisés pour les affectations Fe2+. Le motif de ce spectre est bien connu parmi les spinelles bleus colorés par le cobalt et le fer (base de données des spinelles). _________________________ Note du traducteur : LMCT = Ligand to Metal Charge Transfer : transfert de charge métal-ligand. ​ Note du traducteur : Dans un environnement centrosymétrique, les transitions entre orbitales atomiques similaires telles que s-s, p-p, d-d ou f-f, les transitions sont interdites. Figure 3. Le spectre VIS du cristal octaédrique de 2,02 ct montre une fenêtre de transmission centrée autour de 470 nm donnant à la pierre sa couleur bleue. Les bandes à 460 et 477 nm sont attribuées respectivement à Fe3+ et Fe2+, les bandes à 559, 574 et 598 nm sont attribuées à Fe2+, les bandes à 656 et 731 nm sont liées aux paires Fe2+/Fe3+ et les bandes proéminentes à 545, 580 et 626 nm sont attribués au Co2+ qui joue le rôle majeur dans la couleur. Spectroscopie en photoluminescence : Les spectres de photoluminescence (figure 4) du cristal octaédrique de 2,02 ct ont été effectués pour trois sources d’excitation : 405, 444 et 532 nm. Le laser à 405 nm a excité une faible luminescence à 647 et 737 nm, et aucune autour de 690 nm comme on pouvait s'y attendre pour le Cr3+ dans le rouge comme pour de nombreux spinelles. Le laser à 444 nm a excité une faible luminescence verte à 512 nm et deux bandes très faibles à 640 et 737 nm. Le laser à 532 nm a excité une luminescence orange-rouge modérée culminant à 650 nm. Les émissions à 512 et 737 nm correspondent à Mn2+ [11]. L'émission à 650 nm tout en étant excitée à 532 nm est attribuée au Co2+, l'excitation tombe au voisinage du 4T1 (P). Avec les excitations à 405 et 444 nm, les émissions sont respectivement à 647 et 640 nm mais comparativement beaucoup plus faibles que pour une excitation à 532 nm, elles sont peut-être également connectées au Co2+. Les luminescences observées sont similaires à celles du spinelle bleu cobalt (voir base de données spinelle). Figure 4. Les spectres de photoluminescence du cristal d'octaèdres de 2,02 ct montrent une luminescence Mn2+ à 512 nm et éventuellement à 737 nm, une luminescence Co2+ à 640, 647 et 650 nm. Conclusion : La spectroscopie de réflectance d’infra-rouge identifie les cristaux cathédraux comme gahnite, le spinelle isostructural du Zn. La couleur bleue résulte principalement du Co2+ et en second du Fe2+/Fe3+, mais comme le fer absorbe une partie du bleu à 460 et 477 nm, il provoque probablement la couleur bleu foncé. La couleur bleu foncé ne peut pas être désignée comme la couleur « cobalt-spinel » qui est une couleur bleu vif lumineux. La spectroscopie de photoluminescence confirme la présence de Co2+ et Mn2+, mais le Cr3+, n’est pas détecté. Mises à jour post-étude : ​ Automne 2019 , le GIA a publié dans la section Gems News International de la revue Gems et Gemology [12] une note sur ce matériau : - les inclusions rouges/brunes ont été identifiées comme sphalérite par la spectroscopie Raman, - la densité (4.180-4.294) est très différente de celle mesurée sur les échantillons de ce document qui est de 4.60. ​ Décembre 2019 , dans l’article "Cristaux bleus de Ghanospinel du Nigeria" publié dans Gemmology Today [13] : - le SG est donné pour 4.50. Références : [1] Gem quality gahnite from Nigeria, B. Jackson, Journal of Gemmology, 1982, Vol. 18, No.4, pp. 265–276 [2] Blue Gahnite from Nigeria, E. Boehm, B.M. Laurs, Journal of Gemmology, 2018, Vol. 36, No.2, pp. 96-97 [3] Infrared spectra of mineral species, Nikita V. Chukanov, 2014, Springer Editor, ISBN: 978-94-007-7128-4 [4] 'Cobalt-blue' Gem Spinels, J.E. Shigley, C.M. Stockton, Gems & Gemology, 1984, Spring, pp. 34-41 [5] Cobalt colored Color-Change Spinel, P. Maddisson, Gems & Gemology, 1990, Fall, pp. 226-227 [6] Cobalt-colored synthetic spinel, GRC, Gems & Gemology, 1991, Summer, pp. 113-114 [7] Optical spectroscopic study of tetrahedrally coordinated Co2+ in natural spinel and staurolite at different temperatures and pressures, M.N. Taran, M. Koch-Müller, A. Feenstra, American Mineralogist, 2009, volume 94, pp. 1647-1652 [8] Crystallographic and spectroscopic characterization of a natural Zn-rich spinel approaching the endmember gahnite (ZnAl2O4) composition, V. D'Ippolito et al., Mineralogical Magazine, 2013, Vol. 77, pp. 2941-2953 [9] Color mechanisms in spinel: cobalt and iron interplay for the blue color, V. D'Ippolito et al., Phys Chem Minerals, 2015, Vol. 42, pp. 431-439 10] What Is Cobalt Spinel? Unraveling the Causes of Color in Blue Spinels, A.C. Palke, Z. Sun, Gems & Gemology, 2018, Fall, p. 262 [11] Luminescent Spectra of Minerals, Boris S. Gorobets and Alexandre A. Rogojine, Moscow, 2002, ISBN: 5901837053, p. 175 [12] Blue gahnite from Nigeria, M. Hain, Z. Sun, Gems & Gemology, 2019, Fall, pp. 434-436 [13] Blue Gahnospinel crystals from Nigeria, J.M. Arlabosse, Gemmology Today, 2019, December, pp. 5-8 ​ Pour voir l’original cliquez ou copiez l’URL dans votre navigateur : http://www.spec4gem.info/reports/8-reports/303-blue-gahnite-crystals-from-kagoro-hills-kaduna-state-nigeria.html/ ARTICLE DU GIA Traduction JJ Chevallier Blue Gahnite from Nigeria Figure 1. Trois octaèdres uniques de gahnite naturelle, d'environ 1,5 ct chacun, de l'État de Kaduna, au Nigéria. Photo de Robison McMurtry. Ces dernières années, le Nigéria a attiré une attention considérable dans le commerce des pierres gemmes par la découverte de saphirs provenant apparemment du plateau de Mambilla dans l'État de Taraba. Outre les saphirs, des spinelles ont été sporadiquement extraits à Jemaa et récemment à Kagoro, tous deux dans l'État de Kaduna (figure 1). ​ Le groupe de minéraux spinelle, avec une formule chimique générale AB2O4, compte au total 22 espèces différentes. ​Quatre de ces espèces ont Al prédominant occupant le site octaédrique : spinelle (MgAl2O4), galaxite (MnAl2O4), hercynite (FeAl2O4) et gahnite (ZnAl2O4). Les spinelles de Kagoro ont été identifiés comme la gahnite, membre terminal du zinc. La gahnite est l'un des membres les plus rares du groupe des spinelles, généralement trouvée dans les gisements de zinc. La plupart des cristaux sont très petits, inclus et translucides à opaques. Les gemmes à facettes sont intéressantes à collectionner en raison de leur rareté et de leur couleur. ____________________________ Note du traducteur : Définition de membre terminal (final member en anglais) un composé chimique pur dans certains cas hypothétique mais considéré comme un composant entrant en solution solide avec d'autres composés chimiques purs pour former une série isomorphe de minéraux Exemple : fayalite Fe2SiO4 et forsterite Mg2SiO4 sont des membres terminaux de la série olivine ( Mg,Fe)2SiO4. La géologie des spinelles du Nigeria a déjà été étudiée (R. Jacobson et JS Webb, «Les pegmatites du centre du Nigeria», Geological Survey of Nigeria Bulletin , n°17, 1946, pp. 1–61), et les gisements peuvent être subdivisés en trois groupes en fonction de leur minéralogie: les pegmatites microcline-quartz, qui se rencontrent couramment dans les granitoïdes calco-alcalins et sont rarement minéralisées ; des pegmatites microcline-quartz-mica, présentes dans des séquences métasédimentaires ; des veines de quartz-mica, qui se trouvent dans les schistes et les gneiss ou en marge des pegmatites du groupe 2. La gahnite est présente dans les groupes 2 et 3. La connaissance de la composition des spinelles riches en zinc est utile pour séparer une grande variété de sources environnementales. Par exemple, la teneur en Zn est élevée dans les spinelles présents dans les roches qui ont subi un métamorphisme de faible teneur et une forte fugacité en oxygène et en soufre (FO2 et FS2 ), tandis que la teneur en Zn est la plus faible dans les roches métamorphiques à forte teneur. (A. Heimann et al., “Zincian spinel associated with metamorphosed Proterozoic base-metal sulfide occurrences, Colorado: A re-evaluation of gahnite composition as a guide in exploration,” Canadian Mineralogist, Vol. 43, No. 2, 2005, pp. 601–622). ​ L'examen gemmologique standard de trois octaèdres bruts (figure 1) a donné les propriétés suivantes : couleur - bleu ; pléochroïsme - aucun ; indice de réfraction : 1,791 à la limite supérieure (lecture plate à partir de la face cristalline polie) ; gravité spécifique hydrostatique (densité) : 4.180 / 4.294 ; réaction de fluorescence : inerte aux UV à ondes longues et à ondes courtes ; réaction du filtre de couleur : rouge. Les caractéristiques internes observées au microscope gemmologique étaient des cristaux incolores non identifiés, des figures en "empreintes digitales" et une inclusion de cristaux rouge-brun identifiés par spectroscopie Raman comme de la sphalérite (figure 2). Figure 2. L'identification Raman de cette inclusion était cohérente avec la sphalérite. Photo-micrographie de Nathan Renfro; champ de vision 0,91 mm. Figure 3. Spectre visible de la gahnite du Nigeria de Kagoro. Les bandes d'absorption de ~ 500 à 650 nm sont en grande partie dues au Co 2+ , mais avec une modification des bandes d'absorption du fer. Les bandes d'absorption autour de 462 et 470 nm sont liées aux chromophores de fer. Des tests spectroscopiques avancés ont été effectués sur les trois échantillons. Les spectres Raman étaient typiques de la gahnite, avec des pics à 420, 510 et 661 nm. Le spectre visible a montré des bandes d'absorption de cobalt importantes (figure 3) entre 500 et 620 nm, avec une contribution supplémentaire des bandes d'absorption du fer modifiant le spectre d'absorption du cobalt (e;g., AC Palke et Z. Sun, “What is cobalt spinel ? Unraveling the causes of color in blue spinels,”, automne 2018 G&G , pp. 262-263).Une analyse par spectrométrie de masse à plasma à ablation par couplage inductif (LA-ICP-MS) a été utilisée pour obtenir la chimie précise des trois pierres. La composition chimique a été acquise par un ThermoFisher iCAP Q ICP-MS couplé à un système d'ablation laser Elemental Scientific Laser NWR213. NIST 610 et 612 ont été utilisés comme étalons externes, et 27 Al a été utilisé comme étalon interne. Les résultats de LA-ICP-MS (voir annexe 1 ) ont montré que les trois pierres étaient principalement composées de plus de 90% en mole de gahnite (ZnAl2O4 ), avec d'autres membres terminaux mineurs d'espèces d'Al-spinelle. Ils doivent donc être classés comme gahnites. Figure 4. Une ligne verticale 1 et une ligne horizontale 2, contenant un total de 44 taches, ont été sélectionnées pour appliquer des analyses LA-ICP-MS sur toute la section. Le profil du pourcentage membre terminal versus la position a révélé que la pierre était principalement composée de gahnite avec une petite hercynite, spinelle et galaxite. Des informations détaillées sur la chimie des principaux éléments, la distribution du site et les espèces pour chaque point se trouvent à l'annexe 1. L'espacement des points est de 200 microns. Figure 5. Les éléments traces par rapport aux profils de position ont révélé que les jantes extérieures avaient des concentrations plus élevées de V et de Co, mais une concentration de Ni plus faible que les jantes intérieures et le noyau. Des informations détaillées sur les oligo-éléments pour chaque point des lignes 1 et 2 sont disponibles en annexe 2 . Pour mieux comprendre la composition de ce type de spinelle, nous avons préparé une coupe transversale au milieu d'un cristal octaédrique, échantillon NBS3 (figure 4). Une ligne verticale de 22 points (figure 4, ligne 1) et une ligne horizontale de 22 points (figure 4, ligne 2) ont été sélectionnées pour traverser toute la section des bords extérieurs aux bords extérieurs opposés pour les analyses LA-ICP-MS. Tous les spots présentaient plus de 90% en mole de gahnite, l'hercynite étant la deuxième espèce la plus abondante (figure 5). Les taches près des bords extérieurs contenaient plus d'hercynite que les taches sur les bords intérieurs et le noyau central. La distribution en% molaire des membres terminaux était très homogène sur toute la section. Neuf oligo-éléments pour chaque point des lignes 1 et 2 ont été tracés sur la figure 5. En général, les bords extérieurs avaient des concentrations plus élevées en V et en Co mais une concentration plus faible en Ni que les bords intérieurs et le noyau central. Pour voir l’original cliquez ou copiez l’URL dans votre navigateur : https://www.gia.edu/gems-gemology/fall-2019-gemnews-nigeria-blue-gahnite Since 01-06-2021

  • Hémimorphite| Musée Minéralogie Passion| mineralogie.club

    HEMIMORPHITE L’hémimorphite appartient au groupe des silicates, sous-groupe des sorosilicates sa formule chimique : Zn4 Si2 O7 (OH )2 (H2 O). ​ Décrite, en 1853, par le minéralogiste Gustav Adolf Kenngott (1818-1897). Son nom (IMA 1962) vient du grec " hemi " = moitié et " morphê " = forme, en raison de l’hémimorphie des cristaux biterminés. Précédemment elle était appelée « calamine » qui désignait deux minéraux l’hémimorphite et la smithsonite. ​ C’est un minéral secondaire des zones oxydées des gisements de zinc. Il y a de nombreux minéraux associés : adamite ; anglésite ; aurichalcite ; calcite ; cérusite ; galène ; hydrozincite ; rosacite ; smithsonite ; sphalérite. Elle présente des phénomènes de luminescence; fluorescence; triboluminescence; et pyroélectricité et piézoélectricité. ​ Localité type Baïta Bihorului (Rezbanya ); comté de Bihor; Roumanie. ​ Cristallographie La structure est composée de groupements isolés Si2O7 reliés par des tétraèdres de zinc; Zn(O3OH) : (selon la classification de Zoltai l’hémimorphite serait un tectosilicate). Les bases des tétraèdres Si2O7 sont parallèles à (001) et tous leurs sommets pointent dans la même direction. La nature polaire de la structure repose sur cette orientation. Jusqu’à 500°C les molécules d’eau son perdues alors que les groupes OH (hydroxyde) perdurent. A température plus élevée les groupe OH disparaissent et la structure s’effondre; démontrant ainsi que ces groupes font partie intégrante de la structure. Les cristaux sont assez communs, aplatis à lamellaires, allongés et striés verticalement et qui se regroupent souvent en éventails. Comme pour la wulfénite, les faciès des cristaux dépendent des conditions d’acidité et d’oxydoréduction. L’hémimorphite est incolore à blanche, parfois verte, bleu pâle ou jaunâtre, brune lorsqu’elle est colorée par des oxydes de fer. Elle se présente généralement en masses concrétionnées, stalactiformes ou mamelonnées ressemblant à la smithsonite, parfois en masses rocheuses colorées en brun par des oxydes de fer ; elle se délite en fines écailles. Le clivage est parfait sur [110 ; pauvre sur [101] ; rare sur [001] Macles rares sur [101]. ​ MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! Minéralogie Passion Scannez-moi ! Utilisation L'hémimorphite constitue un minerai de zinc d'importance secondaire. Le silicate de zinc est utilisé dans l'alimentation comme additif alimentaire et réglementé sous le numéro E557. C'est un anti-agglomérant. ​ Synonymes silicate de zinc (Jöns Jacob Berzelius) ; zinc oxydé silicifère (René Just Haüy) calamine, autrefois très recherchée et relativement abondant sous forme mamelonnée (qui n'a rien à voir avec la calamine des moteurs) ; oxyde de zinc silicifère (Smithson) ; wagite (Radoszkovski 1862) ; smithsonite (Brooke et Miller). Sources : Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat Internet Mindat Wikipédia Comptoir géologique L'Hémimorphite en France En France, les meilleurs spécimens, parfois de niveau international, sont des cristaux bleutés atteignant fréquemment 2 cm groupés en rosettes, découverts au Rocher du Bœuf à l’Argentolle, Saône-et-Loire. Ils sont parfois associés à la fluorite. Germ de l’Oussouet, près de Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées livre de très beaux placages mamelonnés bleus. Des incrustations mamelonnées d'une très belle couleur bleue, proviendraient de la mine de Bentillou, Seintein, Ariège, toute fois, il est possible qu’il y ait une confusion et qu’ils proviennent de Germ de l’Oussouet. La mine de Laquorre à Aulus les bains, produit de très beaux cristaux en tablettes de 3 à 4 millimètres groupés en plaquages pluri centimétriques. La carriere de l’Arbouet dans les Pyrénées-Atlantiques, produit, de temps en temps, des agrégats sphériques brun-rouges. On la retrouve également à : La Vidale près d’Asprières dans l’Aveyron en placages et géodes mamelonnées bleues, ou sphérolites isolées ; Quartier de la Sanguinède aux Malines dans le Gard, en placages cristallins bleutés ; Saint Salvy dans le Tarn, sphérules centimétriques grises ; Katzenthal, Bas-Rhin, des gerbes gris-bleutées exceptionnelles. Et aussi à Saint-Prix (Saône et Loire) ; Saint-Laurent-le-Minier et Génolhac (Gard) ; Can Pei ; à Costabonne (Pyrénées-Orientales) ; Peyrebrune (Tarn) Propières et Longefay (Rhône) ; Siberthal (Alsace) ; Valaury (Var) ; ainsi que très localement dans pratiquement tous les gisements de zinc français. L'hémimorphite dans le Monde ​ Mexique, dans la mine Ojuela près de Mapimi a fourni des cristaux blanc de 8 cm dans des cavités de limonite/goethite avec l’adamine, la calcite, l’auricalcite et la rosacite. Ils forment des groupe très esthétiques souvent en éventail. Dans l’état de Durango toujours, la mine de Bocoyna produit de beaux agrégats mamelonnés bleus qui sont toutefois moins connus. Toujours au Mexique, dans l'état de Chihuahua la mine de Santa Eulalia à Los lamentos produit des cristaux de 7 cm. Des cristaux limpides de 4 cm, assemblés en splendides groupes tapissant des cavités de limonite ont été découverts dans les mines de Aquiles Serdan au Mexique. Etats-Unis, dans le comté de Gila en Arizona , la mine 79 produit de très beaux encroutements mamelonnés bleus parfois associés à l’aurichalcite ou à la smithsonite. La mine Américaine de Sterling Hill à Franklin (New Jersey) a produit des groupes de cristaux limpides, incolores à blancs groupés en rosettes sphériques atteignant les 10 cm de diamètre. Au Montana, comté de Broadwater, la mine Summit produit des lattes incolores ou blanches pluri centimétriques. Iran, la mine de Chah-Kuh l’hémimorphite massive a donné lieu à une incroyables découvertes en 1965, une grotte gigantesques de plusieurs dizaines de mètre sur une largeur de 25 m et une hauteur de 1 à 5 m, entièrement tapissée de concrétions mamelonnées. A Qaleh-Zari on trouve très belle cristallisation comparables à celles du Mexique. Congo Brazzaville, Le gisement de M'Fouati a également produit de beaux cristaux en agrégats flabelliformes associés à la cérusite, la willémite et la mimétite. On y trouve également des masses botryoïdales d'un bleu soutenu. Chine, récemment la mine Malipo, province de Wenshan a produit de superbes masses mamelonnées d'un bleu ciel somptueux. Algérie, Djebel Guergour produit des lattes d’hémimorphite incolores. Namibie, la mine Scorpion produit des agrégats sphérique bleu clairs parfois hérissés de très beau pointements cristallins. Zambie des masses de concrétions mamelonnées, comparables à celle de Chah-Kuh, en Iran, son exploitée à Broken Hill. Belgique, le gisement de zinc de Vieille Montagne, province de Liège, produit de beau placages de cristaux incolores pluri millimétriques. Angleterre, il y avait jadis de jolis encroutement bleus mamelonnés pluri centimétrique ç décimétriques dans la mine de Roughton Gill, Caldbeck Fells dans le Cumbria. Beaucoup d’autres occurrences dans de nombreux autres pays dont : Namibie ; Italie ; Autriche ; République démocratique du Congo ; Allemagne ; Espagne ; Grèce ; Madagascar etc... Clic Hémimorphite, mine Ojuela, Mapimi, Durango, Mexique. Hemimorphite, Mines de Sigottier, Quartier L’argentière, Hautes Alpes, France. Hémimorphite, La Maladrerie, Villefranche-de-Rouergue, Aveyron, Occitanie, France. Hémimorphite, La Maladrerie, Villefranche-de-Rouergue, Aveyron, Occitanie, France. Hémimorphite, La Gasquie, Cuzac, Lot, Occitanie, France. Hemimorphite, Hydrozincite, Smithsonite, Fluorite, carrière Birrity, Arbouet-Sussaute, Pyrénées-Atlantiques, France. Hémimorphite, Fluorite, Calcite, carrière Birrity, Arbouet-Sussaute, Pyrénées-Atlantiques, France. Hémimorphite et baryte sous goéthite, carrière de Caraventié, Peyrebrune, Montredon-Labessonnier, Tarn, France. Hemimorphite, carrière Rivet, Peyrebrune, Montredon-Labessonnié, Tarn, France. Hemimorphite, carrière Rivet, Peyrebrune, Montredon-Labessonnié, Tarn, France. Hemimorphite, carrière Rivet, Peyrebrune, Montredon-Labessonnié, Tarn, France. Hémimorphite et smithsonite, mine San Antonio, East Camp, Santa Eulalia, Mexique. Hémimorphite et Platnerite, mine de Dossena, Bergamo, Lombardi, Italie. Hémimorphite cuprifère, quartz légèrement améthysé, et hematoïde, fluorine, mine d'Argentolle, L'Argentolle, Saint-Prix, Saône-et-Loire, Bourgogne, France. Hémimorphite bleue, mine Tistoulet, Padern, Aude, France. Hémimorphite et aurichalcite sur smithsonite, mine de San Giovanni, Bindua, Province de Sardaigne du Sud, Italie. Micro cristaux d'hémimorphite sur fluorite, mine Is Murvonis, Domusnovas, Province de Sardaigne du Sud, Italie. Sphérules d'hémimorphite, carrière Poudrette, Mont Saint-Hilaire, MRC de La Vallée-du-Richelieu, Montérégie, Québec, Canada. Hémimorphite, mine Dos Adrianas, Tierra Amarilla, Province de Copiapó, Atacama, Chili. Hémimorphite, mine de Wenshan, Yunnan, Chine. Hémimorphite, mine de Kengere, Kengere, Mutshatsha, Lualaba, RD Congo. Hémimorphite, Veine de Jánská, gisement de Březové Hory, district de Příbram, Région de Bohême centrale, République Tchèque. Schauinsland, district minier Pb-Zn, Région de Fribourg, Bade-Wurtemberg, Allemagne. émimorphite, carrière Rohdenhaus, Wülfrath, Mettmann, Düsseldorf, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne. émimorphite, carrière Rohdenhaus, Wülfrath, Mettmann, Düsseldorf, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne. Clic pour agrandir... Voir encore plus de photos Since 14-02-2022

  • Saint Gildas | mineralogie.club | Y Lulzac - JJ Chevallier

    L'ETAIN ARMORICAIN Par Yves LULZAC, ancien géologue minier du BRGM Article paru dans Mines & Carrières N° 196 - octobre - 2012 (Hors série) avec l'aimable autorisation de l'auteur PROVINCE NORD ARMORICAINE Retour au sommaire DISTRICT DE SAINT GILDAS De nombreux indices de cassitérite et de wolframite ont été découverts en liaison avec le grand linéament nord-armoricain sur sa traversée du massif granitique de Quintin dans sa partie orientale. Les minéralisations stannifères observées dans le réseau hydrographique de cette région n’offrent jamais de concentrations très importantes, excepté dans le vallon du Liscouet, sur la commune de Saint-Gildas (Côtes d’Armor), où l’on a observé des teneurs pouvant atteindre et même dépasser localement les 5 kg/m³ de cassitérite. Bien qu’ayant une dimension modeste, ce dépôt alluvial a fait l’objet d’une étude complète au moyen de sondages profonds qui ont révélé un potentiel minier d’une cinquantaine de tonnes de cassitérite. Aucune trace d’exploitation ancienne n’a été observée dans ce contexte alluvial ni sur les autres dépôts connus dans ce district pour être également stannifères (Y. Lulzac, 1968). Les gîtes primaires à l’origine de cette cassitérite détritique ont été localisés et explorés au moyen de nombreux travaux superficiels et profonds. Il s’agit en général de poches ou filons greisenisés de faible volume, ou de filons quartzeux plus ou moins lenticulaires dont la puissance ne dépasse guère les 10 à 20 centimètres pour une extension longitudinale d’une dizaine de mètres, mais pouvant se relayer sur quelques centaines de mètres (J. Walter, 1964). Les minéraux utiles consistent en cassitérite et wolframite généralement peu abondantes et difficilement visibles sur les éboulis de surface qui jalonnent les gîtes primaires en place. Il est donc fort probable, sinon certain, que ces minéralisations discrètes aient échappé aux anciens prospecteurs d’étain. Since 04-09-2021 Retour au sommaire

  • Copie de Staurolite OLD | mineralogie.club

    STAUROLITE MINERAL EMBLEMATIQUE DE LA ​ BRETAGNE La staurolite, l’espèce a été décrite en 1792 par le minéralogiste français Jean-Claude Delamétherie, sous ce nom qui vient du grec σταυρός stauros, « pieu pour le supplice », => « croix », en France on l’appelle le plus souvent staurotide ou croisette de Bretagne. René Just Haüy avait voulu la rebaptiser staurotide mais c’est l’antériorité de l’appellation de Delamétherie qui a prévalue. La localité type est Scaer dans le Finistère, en Bretagne, France. Espèce minérale du groupe des silicates, qui cristallise dans le système cristallin monoclinique, pseudo-orthorhombique. Gîtologie Minéral du métamorphisme marqueur de conditions de pression et température élevées, dans les métapélites silico alumineuses des dépôts sédimentaires tels les micashistes et dans leurs alluvions après démantèlement. Minéraux associés Cyanite, grenats, andalousite, sillimanite et tourmalines. ​ Classification chimique : groupe 9 des silicates, sous-groupe des néso-subsilicates Formule chimique : Proportion des éléments chimiques : H 0,29 %, Al 28,91 %, Fe 9,63 %, Li 0,09 %, Mg 0,3 %, O 47,3 %, Si 13,49 %, Classe cristalline et groupe d'espace : prismatique, C2/m Système cristallin : monoclinique, pseudo-orthorhombique (cristaux à section hexagonale ou losangique). Réseau de Bravais : centré C Habitus : prismatique (combinaisons du prisme et de pinacoïdes) Couleur : marron, chocolat, brun rougeâtre, brun jaunâtre, noir brunâtre, brun jaune, jaune pâle, jaune brun, bleu (rare) Couleur du trait : gris Éclat : vitreux à résineux, mat Dureté échelle de Mohs : 7 - 7,5 Densité : 3,7 Clivage : distinct sur {010} Cassure : irrégulière, conchoïdale, esquilleuse Fusibilité : non Solubilité : partiellement soluble dans H2SO4 Magnétisme aucun Radioactivité aucune Fluorescence : ultraviolet aucune ​ ​ ​ ​ ​ ​ Propriétés optiques Indice de réfraction : a=1,736-1,747, b=1,74-1,754, g=1,745-1,762 Pléochroïsme : x=incolore, jaune pâle, orangé ; y=incolore, jaune pâle, orangé Biréfringence : Biaxial (+), bire=0,0090-0,0150 Dispersion : 2 vz ~ 2V(Calc)=84-88, 2V(Meas)=88 Transparence : transparent (rare), translucide, le plus souvent opaque Des cristallisations jusqu'à 12 cm ont été observées. ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ ​ Macle : les deux macles de la staurolite sont des macles par rotation ; sept lois de macles et deux morphologies : 90° cruciformes communes, selon {031} « croix de Malte ou croisette de Bretagne », indice de macle 6, est obtenue par rotation de 90° autour de l'axe [100] ou de 180° autour de l'axe [013]. 60°, selon {231} : « croix de St André », indice de macle 12, est obtenue par rotation de 180° autour de l'axe [313] ou de 120° autour de l'axe [102], elle est plus fréquente en raison d'une sous-structure commune aux cristaux maclés plus importante que dans la macle à croix de Malte. Les macles peuvent être associées ou répétées : macles triples, macles cycliques. Gisement français : Deux filons traversent l'intérieur de la Cornouaille en Bretagne ; l'un va de Plogonnec à Guiscriff, avec des affleurements très abondants près du lieu-dit Coadry, commune de Scaër ; l’autre est dans un triangle Baud - Locminé - Saint-Allouestre. En Bretagne les staurolites sont connus depuis très longtemps sous le nom de "croisette de Bretagne". Les spécimens des environs de Coray ou Baud sont parmi les plus intéressants et les plus beaux dans le monde. On les trouve abondamment dans les champs fraîchement labourés, après la pluie, ce sont des éluvions on les trouve aussi dans les ruisseaux et rivières ce sont des alluvions. ​ Autres gisements fréquents en Russie, États-Unis, Brésil, Madagascar, Suisse et de très nombreux autres moins productifs partout à travers le monde. ​ Sources : Minéraux, Julien Lebocey, éditions du Piat Mindat.org Wikipédia. ​ Crédit photos : François Périnel Blog à Sables Mindat Pinterest ​ Since 01-06-2021

  • minéralogie|structure de la matière|JJ Chevallier

    Pour étudier la minéralogie il est important de bien connaître la structure de la matière, cette page est un rappel de quelques principes de base de la chimie moléculaire. AU COEUR DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE . . . " Plus on en apprend, plus on sait que l'on ne sait pas et que donc, on a encore plus à découvrir sur l'Univers qui nous entoure. " Dans ce monde pas de politique, pas de religion une seule philosophie LA RECHERCHE . Comme je le dit au début de mes conférences, " l'étude de l'infiniment petit est la clé qui expliquera l'infiniment grand ! " Pour avoir les sous-titre en français : 1- cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite 2- cliquez sur la roue dentée à droite du rectangle blanc pour choisir la langue ​ Pour passer en plein écran il faut cliquer sur "Regarder sur YouTube" en bas à droite. Clic Cette longue rubrique, se décline en trois pages : ​ 1. L'introduction et les particules : Fermions Leptons Nucléons 2. L'atome et les éléments chimiques ​ 3. Les molécules Clic Tous les corps dans l'univers sont composés de molécules (10 -7)composées d'atomes infiniment petits (10 -8 mm). Par exemple dans une petite goutte d'eau d'un centième de gramme, il y a environ 30 000 000 000 000 d'atomes d'oxygène et 60 000 000 000 000 d'atomes d'hydrogène. La matière est donc un ensemble des molécules qui sont elles même un assemblage d'atome mais en agrandissant les atomes on a découvert que chaque atomes est une ensemble de particules, des nucléons les protons et les neutrons qui forment un noyau et des électrons qui sont des leptons en orbites autour du noyau. En agrandissant encore on a découvert que les nucléons sont eux mêmes un assemblage de particules, des fermions, appelés quark soudés entre eux par des particules fondamentales des bosons de force forte que l'on a nommé gluons. Les électrons, particules du type lepton dont la charge électrique est négative. ils forment un nuage électronique autour des noyaux d'atomes. ​ Ce sont les électrons qui sont responsables des propriétés chimiques des atomes. La configuration électronique détermine les types d’atomes qui peuvent être liés à d’autres, la force et le type de la liaison. Donc, nous allons aborder l’étude des électrons et de la configuration électronique des atomes. Dans l'atome tel que l'imaginais Niels Henrik David Bohr, physicien danois 1885-1962, l es électrons « gravitent » autour du noyau en « couches », notées à partir de la première K, L, M, N, O, p, Q. Chaque couche peut contenir un certains nombres d’électrons. les couches associée à un nombre quantique principal, n, où nK =1, nL = 2, nM = 3, nN = 4, nO = 5, nP = 6, nQ = 7. Le nombre d’électrons dans chaque couche est contrôlé par le nombre quantique principal suivant la relation : # électrons = 2n² Donc, la couche K peut contenir 2 électrons, la couche L 8 électrons, la couche M 18 , la couche N 32, la couche O 50, la couche P 72 et la couche Q 98. En fait les couches O, P et Q ne sont jamais totalement remplies. L'Oganesson (Og), élément de synthèse de numéro atomique le plus élevé (Z = 118), ne comporte que 32 électrons sur la couche O, 18 sur la couche P et 8 sur la couche Q. La couche K[1] est la seule couche électronique commune à tous les éléments., cette couche est celle où les électrons disposent de l’énergie la plus faible et où ils sont donc aussi les plus stables. Les électrons de la couche L sont aussi stables que ceux de la couche K, ensuite la stabilité décroit de couche en couche. Le nombre de couches électroniques d'un atome dépend du nombre d'électrons de cet atome. Mais la capacité des couches électroniques d'un atome ne laisse pas présager de la répartition par couche de ses électrons. En effet, seuls les 18 premiers éléments chimiques du tableau périodique (de l'hydrogène [Z = 1] à l'argon [Z = 18] suivent un remplissage linéaire tendant vers la saturation de leurs couches électroniques (K, L et M). ​ L a couche externe d’un atome est la dernière de ses couches accueillant des électron lorsqu’il se trouve dans son état fondamental (le plus stable), elle constitue la limite entre l’atome et l’espace extérieur. C’est cette couche et ses électrons qui sont amenés à interagir avec les autres entités chimiques. Cette couche est d’une importance capitale pour expliquer et prévoir les caractéristiques chimiques d’un atome et elle permet en particulier de déterminer: quels ions[2] stables un atome peut former ; le nombre de liaisons chimiques covalentes qu’il peut établir au sein d’une molécule ; la réactivité c’est à dire sa tendance à réagir (ou pas). Les électrons des couches externes possèdent une énergie plus élevée que ceux des couches internes, car ils libèrent plus d’énergie lors de leur transition vers les couches internes. Lorsque ces transitions électroniques ont lieu, l’énergie est libérée sous forme de photons, comme les rayons X. ​ [1] - Pourquoi K ? K est la première lettre de "kernel" qui veut dire noyau en allemand. [2]- Ion : c'est un atome portant une charge électrique, quand son nombre d'électrons est différent de son nombre de protons. Il y a deux catégories d'ions : - les cations, chargés positivement ; - les anions, chargés négativement. ​ Planck a trouvé que l’énergie libérée lors des transitions électroniques est effectuée selon des paquets discrets, qu’il a appelé « quanta », et ces paquets d’énergie sont liés à une constante (appelée constante de Planck) et à la fréquence ou à la longueur d’onde de la radiation libérée. E = hν = hc/λ E = énergie h = constante de Planck, 6,62517 x 10-27 erg.sec. ν = fréquence c = vitesse de la lumière = 2,99793 x 1010 cm/sec λ = longueur d’onde. CONSTANTE DE PLANK Les schémas montrant les électrons en orbites autour des noyaux d'atomes sont une simplification. Simplification Animation de l'onde de l'hydrogène Creative Commons CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication Les électrons autour d’un atome n’ont pas réellement de position définie. Ils forment une sorte de nuage autour du noyau, et ils sont constamment à tous les endroits à la fois, avec des probabilités bien définies toutefois. On ne peut pas parler de position, ou de quantité de mouvement, pour une particule, mais seulement de densité de probabilité de présence. Ces probabilités sont calculables avec une énorme précision, grâce à l’équation de Schrödinger. Mais on ne peut jamais dire où se trouve un électron à un instant donné. C'est pourquoi l'on parle d'orbitale plutôt que d'orbite de l'électron, l'orbitale est la distribution de probabilité de position de l'électron. Pour se faire une image, on a calculé des vitesses prodigieuses d'environ 7.10 15 (sept millions de milliards) de révolutions par seconde. Les orbitales atomiques sont désignées par leur nombre quantique principal n et par un nombre qui caractérise leur forme : - le nombre quantique azimutal ou nombre quantique orbital, l . Une orbitale atomiques ne peut pas contenir plus de 2 électrons. Chaque électron a un nombre quantique de spin de valeur +1/2 ou –1/2 . Les couches d'électrons se décomposent en sous- couches s, p, d, F suivant les valeurs du nombre quantique orbital d’après le tableau : La notation s, p, d, F, nous vient des termes anglais qualifiant l'aspect des raies sharp , principal, diffuse , et fundamental . Les formes des surfaces décrites par ces sous-couches sont les suivantes : Les Quarks sont les plus petits composants de la matière, connus de nos jours. Alors que l'Univers n'a qu'une seconde d'existence ils vont former les nucléons, appelés protons (de charge électrique positive) et neutrons (sans charge électrique). Ils sont liés entre eux par l'interaction forte de petites particules, les gluons. DÉCOUVERTE Mai 2018 Sources : Jefferson Lab, Newport News, VA 23606, États-Unis Wikipedia Les noyaux des atomes sont un assemblage de deux sortes de particules, les nucléons en langage populaire ou plus scientifiquement baryons : Les protons qui ont une charge électrique positive. Le nombre de protons d'un atome est son "numéro atomique" que l'on notera avant le symbole en bas, ex : 1 H (hydrogène), 2 He (hélium), 8 O (oxygène)... Les neutrons qui n'ont pas de charge électrique. Un proton est formé de deux quarks Up et un quark Down liés par des gluons, sa charge électrique = 2/3+2/3-1/3 = 3/3 = +1 elle est donc positive Un neutron est formé de deux quarks d et un quark u, sa charge électrique = 2/3-1/3-1/3 = 0/3 = 0 elle est donc neutre POUR APPROFONDIR... VOICI UNE EXCELLENTE VIDÉO Il existe beaucoup d'autres particules mais il n'est pas nécessaire d'en parler dans le cadre de cette pagequi nous intéresse, nous laisserons donc de coté les photons, mésons etc. Page suivante, les Atomes Since 01-06-2021

  • Cycle des minéraux et roches|géologie|Jean Jacques Chevallier

    " La Terre est une planète géologiquement active. Rien ne se perd et tout se recrée. Au rythme lent de millions d'années notre planète recycle sans cesse son monde minéral." UN CYCLE IMMUABLE La croûte terrestre est formée par 3 principaux types de roches voici leur cycle. C'est le refroidissement du magma en surface qui est à l'origine de la croûte, on le retrouvera au départ et à la fin de la boucle. Au tout début c'est la boule de magma qui s'est partiellement solidifiée en surface, les plaques ou boucliers solides ont grandi en sur face et en épaisseur, mais la dynamique interne à rapidement bouleversé l'ensemble. ​ Au niveau des dorsales, de la nouvelle croûte se forme en permanence ainsi que là où se situent les points chauds ces remontées de magma cristallisent pour former des minéraux silicatés qui forment les roches ignées. ​ A la surface les roches s'érodent, s'usent, s'altèrent, se désagrègent en gros cailloux puis gravier, sable, jusqu'en fines particules qui forment des dépôts meubles, vases boueuses, les sédiments. Ces sédiments sont transportés par les éléments météorologiques, ruissèlement de la pluie, ruisseaux, rivières, fleuves, glace des glaciers, vent. Les accumulations de sédiments forment des couches, les strates, qui vont se transformer en de nouvelles roches par diagenèse, tassement, durcissement, cimentation. Ces roches sont les roches sédimentaires. ​ Dans les zones bouleversées par l'activité interne du manteau, les zones de subduction et l'orogenèse (la formation des montagnes), les roches sédimentaires et les roches ignées subissent des températures et des pressions extrêmes qui vont les métamorphoser, les transformer en de nouvelles roches. C'est le processus du métamorphisme. Ces transformations sont parfois le fait de phénomènes provoqués par des intrusions d'éléments chimiques, qui modifient la formulation des minéraux par réaction. Certain de ces phénomènes chimiques peuvent avoir une origine biologique. ​ Après plusieurs millions d'années l'ensemble des roches d'une plaque tectonique, toujours bouleversées par la dynamique interne sont enfouies dans les zones de subduction, le manteau les "digère" et elles retournent au magma. Cycle Cliquez pour agrandir Téléchargez le PDF au format A3 du Cycle de minéraux et des roches. SCHÉMA UTILE Un très beau doc PDF de 2010 du Québec à télécharger

  • Silicates | mineralogie.club

    Partager SILICATES RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT Environ 900 espèces pour cette classe, qui représente 90% de la croûte terrestre.Ils forment le groupe de minéraux le plus important. Les feldspath représentent 60% et les quartz 10% . Ces minéraux entrent dans la composition de toutes les roches magmatiques et métamorphiques et d'une très grande partie des roches sédimentaires. Leurs seuls traits communs sont la dureté supérieure à 6, la densité moyenne dans une fourchette de 2.6 à 3.3, et l'éclat souvent vitreux. Leur classement est basé sur leur structure cristalline. L'élément fondamental de leur structure est le tétraèdre [SIO4]^4- (voir figure) NESOSILICATES 13 espèces rares qui comme les arséniates se forment durant les phénomènes d'oxydation et d'altération des gisements métalliques. Autres minéraux : Chiastolite Datolite Euclase Forstérite Grandidiérite Phénacite Sillimanite Uranolite-Uranotile Willémite Note à propos des photographies ci-dessous : Tous les minéraux ne sont pas représentés, certains existent dans d'autres couleurs et/ou formes. Les minéraux éventuellement associés ne sont pas nommés. Crédit photos : Mindat, Wikipédia et Pinterest... SOROSILICATES 122 espèces et variétés composées de groupements tétraèdres [SiO4] en paires attachées par un sommet oxygène. Autres minéraux : Allanite Bertrandite Clinozoïsite Epidote Lawsonite Piémontite Pistachite CYCLOSILICATES Composés de 94 espèces plus quelques variétés, dans cette sous classe les tétraèdres essentiels sont reliés en anneaux, chaque tétraèdre partage deux sommets oxygène avec deux voisins. Autres minéraux : Catapléite Joaquinite Milarite Steenstupine INOSILICATES Légèrement supérieures à deux cents, ces espèces et variétés sont formées par des chaînes ou rubans de tétraèdres [SiO3] Pyroxènes :XY [SiO3]2 avec X = Na, Ca et Y = Mg, Fe, Al. Ici dans les chaînes, les tétraèdres sont liés par deux sommets voisins. Amphiboles : (W, X, Y)7-8[(Si,Al)4O11]2(OH)2 avec W = Ca, Na, X = Mg, Fe et Z = Fe, Ti et Al (hexacoordonné). Ici les rubans sont eux constitués de deux chaînes simples solidarisées par la mise en commun d'ions oxygène. Autres minéraux : Anthophyllite Arfvedsonite Bronzite Charoïte Crocidolite Crossite Cummingtonite Gédrite Grunérite Hastingsite Hédenbergite Hiddénite Hypersthène Kaersutite Omphacite Pargasite Pectolite Pigeonite Pyroxmangite Sapphirine Trémolite Tschermakite PHYLOSILICATES Comprend environ 180 espèces et variétés, parmi lesquelles, deux groupes très importants les micas et les argiles. La structure est formée de rubans de tétraèdres [SiO3] à deux directions. Ce qui donne des structures en feuillets, à clivage. On aboutit à des structures en feuillets, d'où un bon clivage basal. Autres minéraux : Antigorite Chrysotile Dickite Fuchsite Garniérite Glauconite Greenalite Halloysite Illite Kaolinite Margarite Montmorillonite Nacrite Palygorskite Paragonite Pyrophyllite Sépiolite Smectite Stilpnomélane Vermiculite Zinnwaldite TECTOSILICATES Moins de 120 espèces et variétés, importante sous-classe qui comporte les grands groupes des feldspaths et feldspathoïdes, les quartz, les scapolites et les zéolites. Les tétraèdres [SiO4] sont liés par leurs sommets pour former un réseau à trois dimensions (formule structurale SiO2). Autres minéraux : Adulaire Amazonite Améthyste Analcime Aventurine Celsian Chabazite Citrine Cornaline Cristobalite Danburite Epistilbite Gismondite Harmotome Haüyne Heulandite Hyalophane Lapis-lazuli Laumontite Microcline Morganite Natrolite Néphéline Noséane Pétalite Phillipsite Pollucite Sanidine Scolécite Stilbite Thomsonite Famille de la silice Famille des feldspaths Famille des "outremer" Zéolites fibreuses Zéolites lamellaires Since 01-06-2021 RETOUR SOMMAIRE CLASSEMENT

  • Lopezite DANGER | mineralogie.club|Dichromate de potassium[ JJ Chevallier

    LOPEZITE ou Lopézite Dichromate de potassium 0u Bichromate de potassium LE CADEAU A NE PAS FAIRE A UN ENFANT ! Nathalie M. m'a envoyé un courriel me demandant pourquoi un ami collectionneur de minéraux et habitué de Ste Marie aux Mines, lui avait dit que le cadeau qu'elle s'apprêtait à faire à un neveu de 10 ans était dangereux. Ce minéral, elle en a hérité de son papa il y a une dizaine d'années. C'était un collectionneur, qui lui aussi fréquentait notre grand rendez-vous Alsacien de juin. Ce cailloux n'est pas naturel, mais pire, c'est un poison fabriqué. Est-ce que le papa collectionneur l'avait acheté comme tel pour avoir un exemplaire synthétique de la très rare Lopézite ou s'était-il fait berner par les roumains, nul ne le saura jamais. A l'époque j'étais chargé par l'organisation de vérifier, sur les stands, ce qui était proposé à la vente. Assisté par la gendarmerie et la douane, j'avais saisi environ 80 kilogrammes de ces fausses Lopézite fabriquées alors en Roumanie. Ce qui m'avait valu d'être mis sous protection de la gendarmerie car des menaces de mort avait été proférées à mon encontre par les roms. A la suite de quoi une mise au point (pas au poing mais bien calibrée quand même) avec les auteurs de la menace, mis fin à celle-ci. Voici donc ce qu'il faut éviter d'avoir en collection ! La fausse lopezite, proposée le plus souvent comme un minéral provenant d'Europe de l'Est, est un solide synthétique très dangereux, le dichromate de potassium entièrement fabriqué par l'homme le plus souvent sur un fragment de roche quelconque pour mieux tromper les acheteur potentiels. Elle est obtenue en faisant précipiter une solution saturé, eau plus dichromate de potassium comme on le fait avec le sulfate de cuivre pour ogtenir des cristaux tabulaires rouge-orangés ressemblant vaguement à la wulfénite de Red cloud en Arizona. Il est hautement toxique s'il est ingéré. Il est répertorié comme produit potentiellement cancérigène. Enfin, il pourrait favoriser d'autres types de maladies comme la stérilité, l'eczéma, voire la cécité s'il entre contact avec les yeux4. Il faut faire très attention, tout particulièrement avec les enfants, car il est en général vendu sans aucune mention sur sa dangerosité, et son ingestion peut être mortelle. LOPEZITE naturelle... La lopezite est un chromate très rare, un dichromate de potassium découvert dans les gisements de nitrate du Chili. Il se forme comme un minéral secondaire dans des vacuoles de roches nitrées des régions arides en association avec la tarapacáite ((K 2 Cr)O 4 ), la dietzeite (Ca 2 (IO 3 ) 2 (CrO 4 ) · H 2 O) et l’ulexite (NaCa[B 5 O 6 (OH) 6 ] · 5H 2 O) dans l’Atacama au Chili et aussi dans le complexe igné de Bushveld en Afrique du Sud. Celles trouvées en Colombie Britannique au Canada dans une secteur de dépôts de fonderie sont soupçonnées d'être issue des activités industrielles humaines. Apparence générale des échantillons type : agrégats en forme de boule, de 1 mm. Lieu de conservation des échantillons type : Musée national d’histoire naturelle, Washington, DC, États-Unis C5487 Cadre géologique du matériau type : roche nitrée ​ Elle a été décrite pour la première fois en 1937 pour une occurrence dans la province d’Iquique, au Chili, et nommée d’après l’ingénieur minier chilien Emiliano López Saa (1871-1959). Annexe Fiche Internationale de Sécurité Chimique du Dichromate de potassium Since 23-12-2021

  • météorites|JJ Chevallier|mineralogie.club

    METEORITES Partager Météorite Tcheliabinsk lac de Chebarkul, Russie. Photo Pavel Maltsev " Dis moi grand-papa c'est quoi une météorite ? " Une météorite est une roche qui s’est formée ailleurs dans le système solaire, a été en orbite autour du soleil ou d’une planète pendant très très très longtemps, puis a été capturée par le champ gravitationnel de la Terre, et est tombée sur la Terre. La plupart,~99.8%, des météorites sont des morceaux d’astéroïdes. Quelques météorites rarissimes proviennent de la Lune, 0,1% ou de la planète mars, 0,1 %. ​ Une définition plus technique mais précise d’une météorite est donnée par Alan E. Rubin et Jeffrey N. Grossman (2010) « Une météorite est un objet naturel et solide de plus de 10 μm de taille, dérivé d’un corps céleste, qui a été transporté par des moyens naturels à partir du corps sur lequel il s’est formé à une région en dehors de l’influence gravitationnelle dominante de ce corps et qui est ensuite entré en collision avec un corps naturel ou artificiel plus grand que lui (même si c’était le même corps à partir duquel il a été lancé). » " La Terre est régulièrement bombardée par des météorites, d'autant plus nombreuses qu'elles sont de petite taille. Nombre de ces corps ne font que frôler notre Planète et repartent dans l'espace. Mais tous les jours, plusieurs centaines de tonnes de poussière et de petits cailloux tombent sur Terre. De plus gros objets, d'une taille d'un à deux mètres, arrivent avec une fréquence inférieure au mois. La plupart tombent dans des déserts ou des mers, sans incidence sur la vie humaine - et sans même être détectés, ce qui rend les statistiques difficiles. Si le corps céleste a un diamètre supérieur à quelques dizaines de mètres, l'atmosphère terrestre n'est pas assez dense pour le ralentir et un choc de surface devient inévitable. " Jean Pierre Luminet Astrophysicien Laboratoire d'astrophysique de Marseilles Des mots qui embrouillent . . . ​ astéroïde, météoroïde, météore, météorite Précisions indispensables avant d'aborder le sujet... DÉFINITIONS COURTES Astéroïdes : Ce sont de gros roches de quelques mètres à plusieurs centaines de kilomètres. Météore ou bolide : C’est la trainée lumineuse d’un Astéroïde de masse importante pénétrant dans l’atmosphère. Géo croiseur : Gros astéroïde dont l’orbite passe près de la Terre. Météoroïde : C’est un petit astéroïde de quelques centièmes de millimètre à un mètre. Météorite : Résidus d’un Astéroïde après la traversée de l’atmosphère une fois qu’ils sont tombés à terre. Étoile filante : C’est la trainée lumineuse d’un tout petit météoroïde qui se consume complètement en pénétrant dans l’atmosphère. Impact : C’est le choc d’une météorite sur la terre. Cratère : C’est la trace laissée par la chute d’une grosse météorite sur une planète. ORIGINES DES CAILLOUX QUI TOMBENT DU CIEL "Pourquoi les cailloux nous tombent du ciel ?" Les astéroïdes de la ceinture située entre Mars et Jupiter tournent calmement autour du soleil depuis des milliards d'années, ils sont sont des centaines de milliers voir des millions et si l'on compte les microscopiques des milliards, mais contrairement aux idées reçues cette ceinture est pleine de vide puisqu'ils sont à des centaines de milliers de kilomètres les uns des autres, du moins pour ceux qui ne sont pas poussière. Mais voilà, la grosse Jupiter, celle là même qui est la cause de leur présence, puisqu'elle à perturbé leur accrétion pour former une planète, Jupiter donc en passant près d'eux les pousse par résonance. A chaque fois, environ tous les 10 millions d'années que Jupiter passe à proximité d'un astéroïde, celui-ci subit une petite poussée toujours dans le même sens et au fil du temps cette poussette déforme l'orbite qui finit par l'expédier vers d'autres planètes. Les micrométéorites sont généralement d'origine cométaire, les autres proviennent essentiellement de la ceinture d'astéroïdes située entre Mars et Jupiter et quelques rares ont pour origine Mars ou la Lune, elles ont été éjectées de ces deux astres lors d'un impact majeur. Le système solaire est né il y a 4.556 Ga, il s’est formé à partir des résidus d’une précédente étoile. Voir la page Système solaire. IL MANQUE UNE PLANÈTE En 1772, l'astronome allemand Johann Bode démontra que les positions des planètes s'accordaient avec une loi empirique découverte par Johann Titius. La loi de Titius-Bode. Cette loi empirique prédit l'existence d'une planète entre Mars et Jupiter. Mais au tournant du XIXeme siècle, un grand espace vide s'étendait parmi les relevés pointés sur le papier. C'est donc avec l'intention de découvrir cette éventuelle planète que les astronomes, sous l'instigation de Bode alors directeur de l'observatoire de Berlin, décidèrent de mettre sur pied un programme de surveillance du ciel. C'est le 1 janvier 1801 qu'un moine, l’Astronome sicilien G.Piazzi, découvrit fortuitement Cérès, pendant qu'il dressait un nouveau catalogue d'étoiles. Le mathématicien Karl Gauss calcula son orbite et à la fin de l'année il fut en mesure de prédire sa position. Cette "planète" circulait pratiquement à l'endroit prédit par la loi de Bode. Un an plus tard, un autre astronome découvrit une deuxième "planète", Pallas, à peu près à la même distance et les découvertes se succédèrent.Il fallait alors se rendre à l'évidence : l'espace libre laissé entre les orbites de Mars et de Jupiter était occupé par une série de planètes mineures que l'on baptisa astéroïdes. Ces petits corps constituent la Ceinture des astéroïdes. Entre 2 et 3.5 UA environ gravitent plus de 362 000 petits corps (01/2007) d’une taille moyenne de quelques dizaines de mètres. Cérès est le plus gros avec 950 km de diamètre et représente 25% de la masse de tous les astéroïdes ! On suppose qu’il s’agit des débris de planétésimaux remontant à l’époque de la formation du système solaire. Comme les planètes, les astéroïdes obéissent à la loi de Newton et évitent les orbites en résonance avec celle de Jupiter car la gravité crée des conditions chaotiques qui éjectent n’importe quel corps essayant de s’y maintenir. Baptisées les “lacunes de Kirkwood”, ces zones se sont ajourées sur une période de l’ordre de 100 000 ans. LA CEINTURE D'ASTEROÏDES Entre 2 et 3.5 UA (unité astronomique) environ gravitent des millions de petits corps d’une taille moyenne de quelques dizaines de mètres. Cérès est le plus gros avec 950 km de diamètre et représente 25% de la masse de tous les astéroïdes ! On suppose qu’il s’agit des débris de planétésimaux remontant à l’époque de la formation du système solaire. Comme les planètes, les astéroïdes obéissent à la loi de Newton et évitent les orbites en résonance avec celle de Jupiter car la gravité crée des conditions chaotiques qui éjectent n’importe quel corps essayant de s’y maintenir. Baptisées les “lacunes de Kirkwood”, ces zones se sont ajourées sur une période de l’ordre de 100 000 ans. Contrairement à une idée reçue la ceinture d'astéroïdes est un grand vide la distance moyenne entre deux astéroïdes étant d'environ 1 000 000 de km. Ne pas confondre ceinture d'astéroïdes et ceinture de Kuiper située au delà de Neptune entre 30 et 55 UA. Quoique l'on ait maintenant réussi à identifier des centaines de milliers d'astéroïdes, ceux-ci sont presque impossibles à observer à l'œil nu. Ils sont bien plus petits que les planètes et très peu lumineux. L'astéroïde Vesta en est l'exception puisque c'est le seul qu'il soit parfois possible d'observer sans appareil optique. Sa luminosité n'étant toutefois pas très grande, il faut savoir où poser le regard ! ​ En 2018, on connait 240 astéroïdes de plus de 100 kilomètres tandis qu'une étude systématique de la ceinture dans les infrarouges a estimé entre 700 000 et 1 700 000 le nombre d'astéroïdes plus grands qu'un kilomètre. La magnitude absolue médiane de ces astéroïdes est d'environ 16. ​ ​Un astéroïde ressemble plus ou moins à une étoile qui brille dans le ciel nocturne. ​ On a calculé que, à chaque fois que la taille moyenne d'astéroïdes diminue d'un facteur 10 la quantité augmente d'un facteur 1000. Il y a 1000 fois plus d'astéroïdes de 10 m que d’astéroïdes de 100m etc. ​ Les 4 plus gros astéroïdes, Cérès, Vesta, Pallas et Hygée on une masse qui représente pratiquement la moitié de la masse totale de la ceinture, Cérès comptant pour 1/3 à lui tout seul. La masse totale de la ceinture est comprise entre 3.0 et 3.6 x10^21 kg soit 4% de la masse de la Lune. Composition Au début du Système solaire, les astéroïdes ont subi un certain degré de fusion, permettant à leurs éléments d'être partiellement ou complètement différenciés par masse. Certains corps initiaux pourraient avoir connu une période de volcanisme explosif et des océans de magma. Cependant, du fait de leur petite taille, cette période de fusion fut brève (par rapport aux planètes) et s'est généralement terminée il y a 4,5 milliards d'années après avoir duré entre quelques dizaines et une centaine de millions d'années. La ceinture d'astéroïdes comprend principalement trois catégories d'astéroïdes. Dans la partie externe, près de l'orbite de Jupiter, les astéroïdes riches en carbone prédominent. Ces astéroïdes de type C incluent plus de 75 % de tous les astéroïdes visibles. Ils sont plus rouges que les autres astéroïdes et possèdent un albédo très faible. Leur composition de surface est similaire aux météorites chondrites carbonées. Du point de vue chimique, leur spectre indique une composition analogue à celle du Système solaire primitif, sans les éléments légers et volatils (comme les glaces). Vers la portion interne de la ceinture, aux alentours de 2,5 UA du Soleil, les astéroïdes de type S (silicates) sont les plus courants. Le spectre de leur surface révèle la présence de silicates et de quelques métaux, mais aucun composé carboné significatif. Ils sont donc constitués de matériaux profondément modifiés depuis les débuts du Système solaire. Leur mécanisme de formation supposé inclut une phase de fusion qui a provoqué une différenciation de masse. Ils possèdent un albédo relativement élevé et forment 17 % du total. Une troisième catégorie, regroupant 10 % du total, est celle des astéroïdes de type M (riches en métaux). Leur spectre ressemble à celui d'un alliage fer-nickel, avec une apparence blanche ou légèrement rouge et aucune caractéristique d'absorption. On pense que certains astéroïdes de type M se sont formés dans les noyaux métalliques d'objets plus gros qui ont été fragmentés par collision. Cependant, certains composés silicates peuvent produire une apparence similaire ; par exemple, l'astéroïde de type M Calliope ne semble pas être composé principalement de métal. À l'intérieur de la ceinture, la distribution des astéroïdes de type M culmine à 2,7 UA du Soleil15. On ignore si tous les astéroïdes de type M ont une composition similaire ou s'il s'agit d'un label regroupant plusieurs variétés n'appartenant pas aux classes C et S. La ceinture d'astéroïdes ne contient que peu d'astéroïdes de type V, basaltiques, un fait dont on ne connait pas la raison. Les théories de formation des astéroïdes prédisent que des objets de la taille de Vesta ou plus grands devraient former des croûtes et des manteaux, lesquels seraient principalement composés de roche basaltiques ; plus de la moitié des astéroïdes devraient alors être composés de basalte ou d'olivine. Les observations suggèrent que 99 % du basalte prédit n'existe pas. Jusqu'en 2001, on pensait que la plupart des corps basaltiques découverts dans la ceinture provenait de Vesta (d'où leur nom de type V). Cependant, la découverte de Magnya (1459) a révélé une composition chimique légèrement différente des autres astéroïdes basaltiques, suggérant une origine distincte. En 2007, Kumakiri (7472) et 1991 RY16 (10537) furent découverts possédant une composition basaltique et dont l'origine ne peut provenir de Vesta. À ce jour (octobre 2007), il s'agit des seuls astéroïdes de type V découverts dans la ceinture externe. La température dans la ceinture varie en fonction de la distance au Soleil. Pour des particules de poussière, la température typique va de 200 K (-73 °C) à 2,2 UA à 165 K (-108 °C) à 3,2 UA. Pour un astéroïde plus gros, sa rotation impose des variations plus importantes, sa surface étant exposée alternativement au rayonnement solaire et au fond stellaire. Collisions Aucun astéroïde plus grand que 100 m ne possède une période de rotation (sur lui même) inférieure à 2,2 heures. Sur un astéroïde tournant plus rapidement, tout matériau de surface faiblement fixé serait éjecté. Cependant, un objet solide serait capable de tourner plus rapidement sans se briser. Ceci suggère que la majorité des astéroïdes de plus de 100 m sont des empilements de débris formés par accumulation après collisions entre astéroïdes. Du fait du grand nombre d'objets qu'elle contient, la ceinture d'astéroïdes est un environnement très actif et les collisions s'y produisent fréquemment (à l'échelle astronomique). On estime qu'une collision entre deux corps d'un diamètre supérieur à 10 km s'y produit tous les 10 millions d'années. Une collision peut fragmenter un astéroïde en plusieurs morceaux plus petits (et éventuellement former une nouvelle famille) et certains de ces débris peuvent former des météoroïdes. Inversement, les collisions qui se produisent à des vitesses relatives faibles peuvent fusionner deux astéroïdes. Source : Wikipédia Une vidéo de la NASA, qui nous montre l'évolution des nos connaissances sur le nombre d'astéroïde, entre Mercure et Jupiter, de janvier 2009 à 2018. Vidéo NASA astéroïdes Le Grand voyage des météorites... Un voyage de plusieurs milliards d'années dans le cosmos, jusqu'à la rencontre avec la Terre. LES TYPES DE MÉTÉORITES Voir la page : Classification des météorites Quelques exemples Aérolithes Chondrites Chondrites, prononcer « condrites », désignent des météorites aérolithes, pierreuses contenant moins de 35% de métal. On distinguera 3 groupes principaux : - chondrites ordinaires, - les chondrites carbonées qui sont les plus primitives - les chondrites à enstatite. Elle contienent des chondres, prononcer "condres" qui sont des sphères de silicates sub à pluri-millimétriques. Ils datent de la condensation du nuage prtosolaire où il se sont formés sous l'action de décharges électriques à hautes températures frappant les poussières cosmiques. Les chondres sont "cimentés" dans une matrice silicatée amorphe. Les chondrites sont donc les roches les plus anciennes du système solaire, elle sont les tout premiers éléments de la formation des planètes. Les chondrites qui tombent sur terre n'ont pratiquement pas subit de transformations depuis 4,560 Ga, elles sont non différenciées, elles sont donc une excellente source de données sur la formation du système solaire. Chondrite ordinaire Coupe de Dar al Gani 862 (désert Libyen) - Chondrite ordinaire (à droite, détail) Chondrite carbonée On classe les chondrites carbonées en plusieurs groupes (voir la page du classement des météorites ). Comme toutes les chondrites carbonées, Murchison est très primitive. Une observation attentive de son intérieur foncé permet de découvrir de nombreux chondres et des inclusions calcium-aluminium. Murchison contient aussi des nano diamants qui comptent pour 6% du carbone renfermé dans cette météorite. Ces minuscules diamants auraient été formés par l'explosion d'une étoile à proximité du système solaire naissant. La météorite contient également une grande variété de composés organiques, y compris des acides aminés d'origine biologique. Au cours des trente dernières années, ce sont plus de 92 acides aminés différents qui ont été identifiés au sein de cette chondrite carbonée. La majorité des acides aminés identifiés n'ont pas d'équivalent terrestre. Murchison contient 12% d'eau. Cette proportion élevée de minéraux hydratés peut signifier que cette météorite est un débris d'un noyau de comète. La présence d'eau dans la météorite la rend très friable et fragile. Murchison, est un village situé à environ 130 kilomètres au nord de Melbourne, dans l'état de Victoria, Australie, où est tombée une pluie de météorite le 28 septembre 1969, entre 10h45 et 11h00 heure locale. Chondrite à enstatite Chondrite riche en enstatite avec une teneur en métal de 25 à 35 % dont Fer (Fe) 12 à 35%.. Achondrite NWA 3333 , brèche (en bas au milieu) avec fragments de gabbro à gauche et fragments de basalte à droite. Achondrite, prononcer « akondrites », désignent des météorites aérolithes, pierreuses contenant moins de 35% de métal, constituées de pyroxène, plagioclase, augite et de pigeonite, comme les chondrites elles se subdivisent, en 2 groupes : - ordinaires, subdivisées en 12 groupes selon la teneur en calcium (Ca) 5 à 0% et différents minéraux, - primitives, 3 groupes selon leur granularité ou composition. Elle proviennent de la croûte gros astéroïdes différenciés. On peine à les reconnaitre tant elles ressemblent à des roches terrestres par leur structure et leur composition lorsque la croute de fusion est altérée. Voir la page classification des météorites. ​ Sidérites D'aspect extérieur sombre comme beaucoup de pierres, les sidérites n'offrent a priori aucun intérêt. Mais elles sont très lourdes (masse volumique voisine de 8 g/cm3) et sensibles à l'aimantation, un spécialiste la reconnaîtra immédiatement dans un lot de roches amorphes. Elles sont composées principalement de Fer et de Nickel. La coupe d'une sidérite présente en effet une structure caractéristique qui en fait tout l'intérêt : le motif de "Widmanstätten". Un gros cailloux presque noir, mais très lourd et très sensible à l’aimantation. Sidérite de Campo del Cielo, Argentine. Lorsqu'une sidérite est coupée, sa structure dévoilée et polie ensuite attaquée à l'acide ou chauffée, la surface révèle une structure caractéristique qui en fait tout l'intérêt : les figures de "Widmanstätten". On y découvre que la masse de fer est traversée par des lames de nickel et parfois d'autres métaux. Ce réseau entrecroisé montre la structure des cristaux métalliques. La largeur de ces bandes, 0,5 à 1,5 mm, dépend du rapport entre les quantités de fer et de nickel présents dans la météorite. Figures de Widmanstätten et Regmaglyptes. FIGURES DE WIDMANSTÄTTEN Les figures de Widmanstätten ou structures de Thomson, sont dues à la coexistence de deux phases différentes d'un alliage de fer et de nickel : la kamacite(1) et la taénite(2) , respectivement pauvre et riche en nickel. La forme et l'épaisseur des motifs sont liées à la vitesse de refroidissement3. À partir d'une phase homogène à haute température et formée de cristaux octaédriques, des lamelles de taénite se forment par démixtion, parallèlement aux faces de l'octaèdre : c'est l'intersection des ces lamelles avec le plan de coupe qui produit les lignes croisées des figures de Widmanstätten. Les angles formés par les lignes des figures de Widmanstätten permettent de remonter à l'orientation des cristaux de kamacite Ces structures, très géométriques, sont connues pour être une des caractéristiques des météorites de fer (notamment tous les octaédrites et certains des météorites pallasites ). ​ ​ -1 La kamacite est un minéral , alliage de fer et de nickel , le plus souvent dans les proportions de 90:10 à 95:5 bien que des impuretés telles que le cobalt ou le carbone puissent y être mêlées. Sur la surface de la Terre , elle se retrouve uniquement de manière naturelle dans les résidus de météorites . Présentant un éclat métallique, elle est grise et sans clivage net bien que sa structure soit isométrique-hexaoctaédrique. Sa densité est d'environ 8 g/cm3 et sa dureté de 4 sur l'échelle de Mohs . On l'appelle aussi quelquefois balkeneisen. Le nom a été créé en 1861 et est dérivé du grec kamask (latte ou poutre). La kamacite est un des principaux constituants des météorites de fer (de types octaédrite et hexaédrite ). Dans les octaédrites, on la trouve dans des bandes qui s'intercalent avec la taénite pour former des figures de Widmanstätten . Dans les hexaédrites, on observe souvent des lignes parallèles fines, appelées lignes de Neumann , qui sont la preuve de la déformation structurelle de plaques de kamacite adjacentes due au choc des impacts. Il arrive que la kamacite se trouve mêlée à la taénite de façon si étroite qu'il est difficile de les distinguer visuellement, elles forment alors de la plessite . Le plus grand cristal de kamacite documenté mesurait 92 × 54 × 23 cm. - 2 La taénite (taenite ou tænite au xixe siècle) est un minéral trouvé naturellement sur Terre, principalement dans les météorites de fer . C'est un alliage de fer et de nickel , avec une teneur en nickel comprise entre 20 et 65 %. Le nom est dérivé du grec ταινία pour bande, ruban. La taénite est un constituant majeur des météorites de fer . Dans les octaédrites , elle se trouve en bandes entrelacées avec la kamacite pour former des figures de Widmanstätten , tandis que c'est le principal constituant des ataxites . Dans les octaédrites, elle peut également former un assemblage fin avec la kamacite , appelé la plessite . La taénite est l'un des quatre minéraux connus des météorites fer-nickel : les autres sont la kamacite , la tétrataénite et l'antitaénite . ​ REGMAGLYPTES Les regmaglyptes sont des aspérités en forme de creux qui peuvent se créer sur certaines météorites (la majorité des très grosses météorites en sont recouvertes). Ces aspérités sont creusées lorsque la météorite, entrant dans l'atmosphère, subit un frottement très important générant une intense chaleur qui fait partiellement disparaître par fusion ses parties les moins denses ou les plus réactives. On observe également l'apparition de motifs géométriques appelés gouges qui sont liés à une instabilité de l'écoulement du métal en fusion. Sidérolithes Pallasites Les plus connues, bien que rares sont les pallasites, ferronickel et olivine cristallisée. C’est en coupe que se révèle toute la beauté des pallasites, formant comme un vitrail. La Pallasite d’Albin, découverte en 1915 au environs d’Albin, Laramie County ,Wyoming , USA , masse totale 37 kg. La Pallasite d’Imilac a été découverte par Westerners en 1822, elle est tombée dans le désert d’ Atacama au Chili. Voir la page : Classification des météorites LES CHUTES DE MÉTÉORITES 5 4 3 2 1 impact !!! TYPES DE CHUTES 1 Étoiles filantes (de la taille d'un grain de riz) ​ 2 Un bolide qui rebondit sur l'atmosphère et repart dans l’espace 3 Une météorite pierreuse qui se vaporise 4 Une petite météorite métallique qui perd une grande partie de son volume 5 Une météorite qui se fragmente dans l’espace 6 Une grosse météorite qui arrive sur la terre et forme un cratère "Pourquoi les météorites s'échauffent au point d'éclater en rentrant dans l'atmosphère ?" ​ A partir de 100 km il y a suffisamment de molécules dans l'atmosphère pour que le frottement du caillou* avec ces molécules provoque une brutale et très importante hausse de température, plusieurs milliers de degrés, à la surface du cailloux. Les météoroïdes arrivent à très grande vitesse, de l'ordre de 15 km par seconde (plus de 50 000 km/h, une balle fusil c'est moins de 3 000 km/h), elle est aussi fonction du sens d'arrivée et de la latitude. Il faudra, soit y ajouter la vitesse de rotation de la Terre, axe de translation Est vers l'Ouest, soit la déduire dans le sens contraire, de même, cette vitesse de rotation est inférieure à celle à l'équateur quand on se dirige vers les pôles. L'angle est aussi très important un angle trop tangentiel fera rebondir le bolide dans l'espace par ricochet. ​La pression des molécules d'air produit une action de freinage, cette pression devient très très vite plus importante que la force de cohésion du caillou. Dans le cas des aérolithes, les pierreuses, qui éclatent, les morceaux se vitrifient en surface sous la forme d'une couche de fusion noire, certaines peuvent même se vaporiser. Les sidérites, métalliques, ont une force de cohésion telle, qu'elles ne subissent qu'une ablation de quelques millimètres par seconde. L'échauffement, plusieurs milliers de degré, n'a pas le temps de pénétrer et se répartir au cœur du caillou. Dans l'espace cosmique, la température ce celui-ci est de 30°K soit -243° C, si la future météorite est pierreuse, la conductibilité thermique est très faibles, donc le gradient de température ne se répartira pas et provoquera des tensions mécaniques qui feront éclater la pierre qui explosera entre 40 et 10 km d'altitude. Les sidérites ayant une meilleure conductibilité thermique mais une force de cohésion importante n'exploseront pas mais vont fondre et perdre une partie de leur surface, l’ablation, dont l'évaporation provoque un refroidissement compensant l'échauffement du à la friction, la température sera moins élevée. L'éclatement des sidérolithes est beaucoup plus rare, quand il se produit c'est à basse altitude. ​ A l'impact c'est la température interne - 240 ° C, qui refroidi quasi instantanément la météorite, si une météorite tombe près de vous il faudra ttendre un long moment qu'elle se réchauffe pour la prendre dans vos mains au risque de graves brûlures par le froid. Il lui faudra plusieurs heures pour se tempérer. * ce n'est pas encore une météorite, s'il est petit c'est un météoroïde, s'il est plus gros un astéroïde, s'il est énorme c'est un géocroiseur mais là on est mal. Sur cette vidéo l'on distingue parfaitement que le caillou se fragmente plusieurs fois en créant un plusieurs météores, la lumière dégagée par l’échauffement. (Voir les définitions en début de page.) Pour les météorites conservant une même orientation durant leur chute, elles affichent un profil plus aérodynamique parfois allant jusqu'à former un cône. La matière fondue peut laisser des trainées, des lignes de fuite, des bourrelets. On désignera ces météorites comme orientées. Les Météorites Orientées. POURCENTAGE DE CHUTES PAR TYPES DE MÉTÉORITES Il tombe chaque jour plus de 20 tonnes, en moyenne, de météorites sur la terre. Fort heureusement elles sont sous forme de poussières pour la grande majorité. Si vous passez votre doigt sur le sol de votre salon, vous allez ramasser des poussières. Si vous observez cette poussière avec un puissant microscope vous trouverez une dizaine de micro météorites. Leur tailles 0.000 01 à 0.000 5 mm leur poids 0.000 001 à 0.000 01 g. Elles sont tellement petites quelles ne subissent aucune transformation en traversant l’atmosphère. Vous en avez déjà reçu sur la tête ! INTENSITÉ DES CHUTES DEPUIS LA NAISSANCE DE LA TERRE ​ Au début de la Terre pendant les 100 premiers millions d’années il y a avait une pluie permanente de météorites dont certaines grosses comme des petites planètes. Puis il y a eu une décroissance des chutes pendant environ 1.55 milliard d’années, depuis 3 milliards d’années la situation s’est stabilisée. Mais il y a encore des risques de grosses chutes. OU TOMBENT LES MÉTÉORITES ? Cette carte nous montre les impacts recensés sur toute la planète pour des cratères de 400 mètres à 240 kilomètres de diamètre. Suivant les chutes le cratère fait 15 à 20 fois la taille de la météorite. Accéder à la page : Impacts et Astroblèmes... Meteor Crater est un cratère dans l'État de l'Arizona dans l'ouest des États-Unis d'Amérique. Il est aussi appelé Cratère Barringer.Le cratère mesure 1 200 mètres de diamètre et sa profondeur est de 180 mètres.Il se serait formé il y a environ 49 000 ans, à la suite de l'impact d'une météorite d'environ 45 mètres de diamètre et d'une masse de 300 000 tonnes, composée de fer et de nickel. L'énergie générée par le choc est estimée à 150 bombes du type Hiroshima. En 2005, Jay Melosh (Université d'Arizona) et Gareth Collins (Imperial College) calculent une vitesse de 12 km/s. DES GROS CAILLOUX AU DESSUS DE NOS TÊTES DANS LE SYSTÈME SOLIAIRE ... L'animateur 3D Alvaro Gracia Montoya de Metaball Studios a créé une animation fascinante, sinon effrayante , qui compare visuellement la taille de certains d'astéroïdes de notre système solaire aux bâtiments et gratte-ciel de New York. Si l'un d'eux à partir du troisième venaient à frapper la Terre, Il serait temps de faire une dernière prière. Le premier détruirait New York et ses environs jusqu'à 100 km environ, le second jusqu'à 500 km, le troisième provoquerait des dégâts sur toute la planète, onde de choc, tsunami, nuage de poussière tout autour du globe provoquant un hiver nucléaire et pour les autres une fin certaine du monde humain. Since 01-06-2021

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    Partager Event volcanique : Bouche ou sortie secondaire par rapport au cratère principal, par lequel jaillissent des gaz, des eaux chaudes et des laves, voir aussi fumerolle . Event sur le plateau sud de la Fournaise. - septembre 2004, Jean Perrin. Un autre sur Event sur le plateau sud de la Fournaise. - septembre 2004, Jean Perrin. Events et fumerolles sur le volcan Vulcano. Iles Eoliennes - Italie - mai 2002, Jean-Sébastien Schmidt. Cristallisations de soufre dans un évent. Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/ RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

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    MUSÉE "Minéralogie Passion" "Minéralogie Passion" est une page Facebook rejoignez l a! BOURNONITE Minéralogie Passion Scannez-moi ! Textes de Nathalie Bertrand et JJ Chevallier. La bournonite est une espèce minérale composée de sulfoantimoniure de plomb et de cuivre de formule PbCuSbS3, cristallisant dans le système cristallin orthorhombique. La bournonite contient environ 42 % de plomb, 13 % de cuivre, 25 % d'antimoine et 20 % de soufre. Inventeur et étymologie : ​ (Cf Mindat et Géowiki) elle fut mentionnée pour la première fois par Philip Rashleigh en 1797 comme étant un minerai d'antimoine. Appelée Endellione ou endellionite, suite à sa découverte à St Endellion - sa localité type, nommée en 1805 par Robert Jameson en l'honneur de Jacques-Louis, comte de Bournon [21 janvier 1751 - 24 août 1825], cristallographe et minéralogiste. Conditions de formation : La bournonite est un des sulfosels les plus fréquents. C'est un sulfoantimoniure issu des filons hydrothermaux de moyenne et basse température et est connu dans certaines fentes alpines. Elle se présente en cristaux pseudoquadratiques aplatis, souvent implantés sur la tranche avec des faces du prisme striées, en cristaux prismatiques courts à tabulaires à faces cannelées atteignant 11 cm, ou en masses compactes parfois grenues. La bournonite est surtout célèbre pour ses macles cruciformes caractéristiques "en roues dentées" ou en "pignon d'engrenage". ​ ​ Elle possède un éclat métallique souvent vif et une couleur gris acier tendant vers le noir. Très altérable à l'affleurement, elle donne fréquemment naissance à un cortège d'oxydes diversement colorés de cuivre, plomb et antimoine. Utilisation : ​ La bournonite a occasionnellement servi de minerai de cuivre, de plomb et parfois d'antimoine, elle n'est plus exploitée aujourd'hui en tant que telle, mais ses cristaux restent appréciés des collectionneurs. Les macles : ​ Très commune sur {110} cette macle ce répète pour former des cristaux à faciès cruciformes appelés "en roues dentées". Minéraux associés : ​ Elle accompagne fréquemment la galène, la pyrite, la sphalérite, la tétraédrite, la chalcopyrite, la fluorite et la baryte. Les traitements : ATTENTION ! Certains cristaux, notamment en provenance des Malines (Gard), ont pu être brossés à la brosse métallique afin d'en améliorer la qualité de surface, c'est tout le contraire qui produit, les stries naturelles des cristaux disparaissent laissant une surface lisse où l'on peut remarquer les trace laissées par les brosses. Synonymie : Berthonite Buttgenbach (1923), Endellionite Zippe (1859) d’après la localité Wheal Boys, St Endellion, Cornouailles Angleterre. Plomb sulfuré antimonifère René Just Haüy (1809), Wölchite d’après la localité Wölch, près de St. Gertraud, Carinthie Autriche. La bournonite dans le Monde : (liste non exhaustive) ​ Un des gisements historiquement célèbres est la mine d'Herodsfoot en Cornouailles - Angleterre. Des cristaux exceptionnels jusqu'à 5 cm et notamment des groupes de macles cycliques dits en "pignons d'engrenage (cogwheel en anglais)" y ont été extraits. Les meilleurs cristaux y ont été découverts dans la seconde moitié du XIXÈME siècle. Ils sont extrêmement recherchés et très rares sur le marché de la collection. De bons échantillons proviennent également, de Wheal Boys à Saint Endellion - Cornouailles - Angleterre. En Allemagne : Le district de Neudorf - Harz ou Altenkirchen (Rhénanie-Palatinat) a également donné de bons cristaux (cristaux tabulaires de 15 cm sur sidérite). Aujourd'hui, les ressources minières sont épuisées. ​ De superbes groupes décimétriques à pluridécentrimétriques ont également été extraits ces dernières années dans le département de Potosi dans la mine bolivienne de Viboras. Les cristaux brillants sont disposés en placage de pyrite et forment parfois des macles en pignons d'engrenage. ​ En Chine : ces dernières années, de remarquables cristaux prismatiques très brillants de la mine de tungstène de Yaogangxian dans la province de Hunan ont été extraits. Les cristaux allongés décimétriques sont fortement striés à cannelés et forment parfois de belles associations avec de la fluorite et du quartz plaçant ce gisement parmi les meilleurs mondiaux. Toutefois, attention aux possibilités de collage !... ​ ​ En République Tchèque - District de Pribram. ​ ​ Au Pérou : Oraya avec des cristaux pluricentrimétriques, District minier de Pachapaqui, district d'Aquia, province de Bolognesi, Ancash. Les Mines de Huaron, San Jose de Huayllay District, Cerro de Pasco, Daniel Alcides Carrión Province, Pasco Department ​ ​ En Roumanie - Cavnic proche de Baia Mare (Grande Mine). La bournonite en France : (liste non exhaustive) ​ En France, nous possédons des localités de classe mondiale pour ce sulfure., notamment : ​ Les anciennes mines de Pranal et Roure - Pontgibaud - Puy-de-Dôme ont fourni de bons cristaux pluricentrimétriques associés à la galène et à la tétraédrite. ​ ​ Le District fluoré et sulfuré de Barlet - Marsanges près Langeac - Haute-Loire, ​ Des spécimens historiques ont été extraits dans le filon Sainte Cécile de la mine de la Rodde d'Ally. Vous pouvez d'ailleurs retourner sur les pas des mineurs du XIXème siècle, venus extraire l'antimoine et le plomb argentifère. C'est un bon filon déjà exploité il y a 2000 ans ! ​ Le District des Malines - Saint-Laurent-le-Minier - Gard a fourni de magnifiques groupes de cristaux maclés à la fin des années 1970. ​ La mine de la Sanguinède - Montdardier - Le Vigan a également produit des spécimens de grande taille parfois couverts de rosasite. Les plus caractéristiques échantillons sont d'épaisses tablettes couvertes d'une patine noire et disposées sur des cristaux de sphalérite pouvant atteindre 50 cm. Ils étaient souvent brossés pour un meilleur aspect. ​ Le quartier des Grès (Sanguinède) a également livré de beaux cristaux brillants sur baryte blanche crêtée en 1990. Mais peu d'échantillons de cette qualité ont été extraits. ​ Les mines du District de La Mure et Saint-Pierre de Mésage - Isère dans les fentes alpines, ont fourni d'excellents cristaux brillants de 5 cm implantés sur sidérite. ​ La carrière d'Uclas-du-Bosc - Loiras - Hérault a quand à elle a fourni des cristaux dans des géodes de dolomite avec la tétraédrite. ​ Sources : ​ Littérature Minéraux (Julien Lebocey) aux éditions du Piat A la découverte des Minéraux et pierres précieuses (François Farges) aux éditions Dunod ​ Internet Mindat Wikipédia Géowiki Clic pour agrandir...

  • Les Grenats suite | Mineralogie-geologie|JJ-Chevallier|France

    LES GRENATS suite... GALERIE DE PHOTOS PAR ESPÈCES et VARIÉTÉS... ALMANDIN Couleur : rouge sombre ANDRADITES Couleurs : jaune vert, vert jaunâtre, brun, brun verdâtre, rougeâtre, noir grisâtre, noir, incolore, rouge brunâtre, vert. ANDRADITE VARIÉTÉ DEMANTOIDE ANDRADITE VARIÉTÉ IRIDESCENT ANDRADITE VARIÉTÉ TOPAZOLITE ANDRADITE VARIÉTÉ MELANITE GROSSULAIRE Couleurs : incolore, jaune, jaune-vert, brun-rouge, orange à noir, rose, vert émeraude GROSSULAIRE VARIÉTÉ HYDROGROSSULAIRE GROSSULAIRE VARIÉTÉ ROSOLITE GROSSULAIRE VARIÉTÉ HESSONITE GROSSULAIRE VARIÉTÉ TSAVORITES Page Tsavorite... GROSSULAIRE PSEUDOPRISMATIQUE PYROPE Couleurs : rouge foncé, rouge violacé à rouge-noir SPESSARTITE Couleurs : rouge, rougeâtre, jaune, brun, brunâtre UVAROVITE Couleurs : Vert VARIÉTÉS MOINS COMMUNES ET RARES Les variétés les moins communes et rares sont: Calderite - Pyralspite Goldmanite - analogue aux grenats vanadifère de la série Ugrandite Henritermierite - Ugrandite - l'analogue de l'holtstamite manganifère Hibschite - Ugrandite, hydrogrossulaire Holtstamite - Ugrandite - l'analogue aluminifère de l'henritermiérite Katoite - Ugrandite, hydrogrossulaire Kimzeyite - Ugrandite, "grenat au zirconium" Knorringite - Pyralspite, l'analogue du pyrope chromifère Majorite - Pyralspite, pyrope ferrosilicique Morimotoite - Ugrandite, andradite titanifère Schorlomite - Ugrandite, andradite titanifère, plus que la morimotoite Yamatoite - Ugrandite, goldmanite manganifère Voir la page Mindat pour une liste complète du groupe Garnet : https://www.mindat.org/min-10272.html SCIAGITE KHOARITE KIMZEYITE KNORRINGITE GOLDMANITE GOLDMANITE AU FUR ET A MESURE DE MES RECHERCHES, J'AJOUTERAI DES PHOTOS, DOCUMENTÉES, ICI. Bibliographie Le Minéraux, Julien Lebocey, éditions du Piat 2019 Mindat Rob Lavinsky Dr. Alain Abréal ​ ​ Crédit photos Gem-plus : https://gems-plus.com John Bennett Fines Minerals Mindat Rob Lavinsky Daniel Trichillo Fine Minerals International Spririfere Minerals The Arkenstone Mineralogy Museum from Mexico Geology In Andreas Schmid Antonio Miglioni Minfind Mundo Gump Fossilera Minerals Marco Clerici Crystal Classics Fabre Mineral Pinterest Cristal Source Carnegi Mellon Klaus Schäffer Assignment Point E-Rocks Since 01-06-2021

  • géologie| Thermodynamique, dérive des continents, paléogéographie|Jean Jacques Chevallier

    CETTE PAGE A ETE ENTIEREMENT REMPLACEE PAR 3NOUVELLES PAGES MISES A JOUR ET ENRICHIES. THERMODYNAMIQUE DE LA TERRE DERIVE DES CONTINENTS ET SA LONGUE HISTOIRE LA PALEOGEOGRAPHIE

  • géologie|glossaire-volcans|éruptions-types|JJ Chevallier

    Partager RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE Eruption volcanique : : émission de matière, lave, téphras et gaz par un volcan. Crédit Sémhur Wikigraphisme Eruption spectaculaire de l'Etna en Sicile, 7 décembre 2015 . Le cumulus flammagenitus, selon la nomenclature internationale des nuages, plus communément appelé pyrocumulonimbus, est un nuage qui se forme au-dessus d'un source de chaleur intense dans certaines conditions d'humidité de l'air. Comme dans les cumulonimbus classiques les mouvements verticaux sont très violents, les particules contenues dans le nuage s'entrechoquent parfois à plus de 130 km/h à cause du brassage vertical qu'exerce le nuage. Ces nombreuses collisions électrisent le nuage. Ce brassage arrache des électrons (charges négatives) aux différents éléments présents dans le nuage. Grâce aux frottements, il génère des charges électriques. En règle générale, les charges positives s’accumulent au sommet des nuages et les charges négatives se retrouvent dans la partie inférieure. Parfois une poche de charges positives se crée à la base du nuage. Les différences de potentiel électrique entre le magma et le nuage déclenchent des arcs électriques, éclairs. Crédit photos Marco Restivo, Demoti x Source : Olivier Maurice, voyage au Kamtchatka Pierre Thomas, http://planet-terre.ens-lyon.fr/image-de-la-semaine/Img481-2015-01-05.xml Source : Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLCS-DOST) Éruption phréatomagmatique du volcan Taal aux Philippines, ler juillet 2021 Une éruption phréatomagmatique ou éruption magmatophréatique est un type d'éruption volcanique caractérisé par l’interaction entre le magma d'un volcan et l'eau issue de terrains hydratés tels que les nappes phréatiques, des sols enneigés, englacés ou détrempés (marais, après de fortes pluies, etc). Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau, augmentant la pression interne du volcan qui produit alors des explosions d'indice d'explosivité volcanique supérieur à des éruptions déroulées dans des conditions non hydratées. Le panache volcanique formé par ce type d'éruption est composé d'une bonne part de vapeur d'eau et de lave fragmentée. Ce type d'éruption diffère des éruptions exclusivement magmatique, dites éruptions effusives, et des éruptions phréatiques. Contrairement aux éruptions phréatiques, les produits des éruptions phréatomagmatiques contiennent des éjectas de roche détritique (magma). Il est courant pour une grande éruption explosive d'avoir des composants magmatiques et phréatomagmatiques. Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLCS-DOST) Since 2021-jul-07 RETOUR SOMMAIRE GLOSSAIRE

  • Le magnétisme de la Terre | mineralogie.club | PA Bourque

    LE MAGNETISME DE LA TERRE In Mémoriam, professeur Pierre-André Bourque de l'Université Laval au Québec qui m'avait autorisé à utiliser ses travaux et chaleureusement encouragé à mes débuts. Par le Professeur Pierre André Bourque, Université Laval, Québe c La compréhension du magnétisme terrestre a constitué un pas très important dans la formulation de la théorie de la tectonique des plaques. Deux aspects du magnétisme retiennent l'attention: le paléomagnétisme (voir la page traitant de la dynamique interne de la Terre ) et les inversions du magnétisme terrestre. La découverte de bandes d'anomalies magnétiques sur les planchers océaniques parallèles aux dorsales est venue cautionner la théorie de l'étalement des fonds océaniques de Hesse. ​ ​ 1 - Le Magnétisme Bien que les Chinois aient découvert les premiers le magnétisme terrestre dès l'an 1040, il revient à William Gilbert, physicien et médecin de la reine Elisabeth I d'Angleterre au 16e siècle, d'avoir réalisé que si l'aiguille aimantée d'une boussole pointe invariablement vers le Nord, c'est qu'il y a quelque chose, une sorte d'aimant placé au centre de la terre, et qu'il devient possible de calculer la direction et l'intensité du champ magnétique en tout point de la surface du globe. La terre agit comme un dipôle magnétique, ou encore comme un aimant. Les lignes de forces magnétiques établissent tout autour de la planète un champ magnétique terrestre. C'est la raison pour laquelle l'aiguille d'une boussole s'aligne automatiquement selon les lignes de force, dans une direction nord-sud. Il aura fallu attendre près de deux siècles, soit vers la fin du 19e siècle, pour qu'on développe le magnétomètre, un appareil capable de mesurer l'intensité du champ magnétique, ouvrant la porte à l'exploration quantitative du champ magnétique terrestre. On se rend compte alors qu'il y a des anomalies, i.e. des différences entre les intensités mesurées en un lieu donné et les intensités théoriques calculées selon l'hypothèse de Gilbert: anomalie positive (champ réel > champ théorique) et anomalie négative (champ réel < champ théorique). Le physicien napolitain Macedonio Melloni (1853) découvre que chaque roche volcanique possède sa propre aimantation. Il formule l'hypothèse que cette aimantation a été acquise lors du refroidissement de la lave qui enregistre le champ magnétique terrestre de l'époque. Les laves possèdent donc une "mémoire magnétique". Deux chercheurs français, Brunhes (1906) et Mercanton (1910 à 1930), confortent la découverte de Melloni en y apportant les fondements théoriques. Il a cependant fallu attendre l'après-guerre pour voir une utilisation intensive de cette "mémoire magnétique". ​ ​ 2- Les inversions du magnétisme terrestre En 1906, Brunhes découvre que non seulement les laves ont une mémoire magnétique, mais aussi que certaines montrent des inversions du magnétisme; en d'autres termes, que le dipôle Nord-Sud aurait été à certaines époques Sud-Nord. A la même époque, le japonais Matuyama ajoute une notion temporelle à ces inversions. Il date diverses coulées de laves et conclut à l'existence d'inversions multiples à travers les temps géologiques. Les conclusions de Matuyama tombent dans l'indifférence et l'oubli pour une période de près de 50 ans, jusqu'à ce que les américains qui prenaient beaucoup leurs distances par rapport à l'application du paléomagnétisme aux dérives continentales se passionnent pour les inversions de polarité magnétique. Le physicien américain J. Graham (1950) a été en quelque sorte l'étincelle dans le renouveau d'intérêt pour les inversions. Il avait émis l'idée que les inversions de polarité magnétique ne sont pas dues à une inversion du champ magnétique terrestre comme l'avait proposé Matuyama, mais à un phénomène bien connu en physique des solides, l'auto-inversion, qui interviendrait lors de la cristallisation de certains minéraux. Bien que fausse, cette proposition a eu le mérite d'avoir amorcé un débat qui remit à l'ordre du jour le paléomagnétisme. ​ En 1960, John Reynolds du département de physique de Berkeley (Californie) et John Verhoogen du département de géologie de la même université unissent leurs efforts pour étudier des basaltes: l'un met au point une méthode de datation isotopique permettant d'avoir des âges précis, l'autre s'applique à obtenir des mesures fiables d'orientation du paléomagnétisme sur les mêmes échantillons. Ils démontrent rapidement le bien-fondé des conclusions de Matuyama. Walter Elsasser de l'Université Princeton et Ted Bullard de Cambridge en Grande Bretagne développent l'idée d'une dynamo centrale située dans le noyau terrestre. Pour expliquer les retournements épisodiques du champ magnétique, ils conçoivent que cette dynamo pourrait présenter des comportements instables. Finalement, la réalité des inversions du champ magnétique va être démontrée entre 1960 et 1966 par deux équipes issues de Berkeley: une équipe du USGS (United State Geological Survey) en Californie composée d'Alan Cox, Richard Doell et Brant Dalrymple, et une équipe de l'ANU (Australian National University) formée de Ian McDougall et François Chamalun. A partir de laves relativement récentes, ils construisent ensemble une échelle des inversions de la polarité magnétique pour les derniers 4 Ma, une échelle applicable aux U.S.A., à l'Europe, au Pacifique et à l'Australie, et qui a valeur mondiale. ​ Les schémas qui suivent expliquent comment on a utilisé les inversions du champ magnétique terrestre pour construire une échelle magnétostratigraphique. Figure A Elle montre comment on peut établir une échelle magnétostratigraphique locale à partir d'un empilement de coulées de laves, chacune bien datée. Les laves enregistrent, au moment de leur cristallisation, le champ magnétique terrestre telle qu'il est à ce moment. Par exemple, supposons que la première coulée date de -4,1 Ma; elle a enregistré la polarité de l'époque, soit une polarité normale. La seconde coulée, datant de -3,4 Ma, une polarité inverse, et ainsi de suite. Avec le temps, il se construit un édifice stratifié, constitué de coulées de polarité, ou normale, ou inverse, et de plus en plus jeunes vers le sommet de la pile. ​ Figure B Supposons que l'on fasse un forage carotté dans cet édifice; on datera une suite d'échantillons prélevés sur la carotte et pour chacun, on mesurera la polarité du paléomagnétisme. Figure C On reportera les données sur une échelle de temps géologique, en indiquant la polarité. Ainsi, dans notre exemple, un échantillon ayant donné un âge de -4,1 Ma a indiqué une polarité normale (point rouge); un échantillon d'âge -3,4 Ma, une polarité inverse (point bleu), et ainsi de suite. Plus on aura de points, plus notre échelle sera précise en ce qui concerne les âges géologiques où il y a eu inversion magnétique (par exemple ici, la précision est plus grande entre -0,8 et -0,9 Ma qu'entre -3,2 et -4,1 Ma) et la répartition temporelle des périodes normales par rapport aux périodes inverses. Figure D C'est en regroupant les données de plusieurs successions au monde (plusieurs échelles locales, obtenant ainsi une multitude de points) qu'on est parvenu à construire l'échelle des derniers 4 Ma. ​ Durant cette période géologique, il y a eu plusieurs inversions (indiquées par les changements de couleurs), mais on fait des regroupements en époques et en événements. Il y a eu des époques où c'est la polarité normale (en rouge) qui a dominé (Bruhnes, Gauss) et des époques où c'est la polarité inverse (Matuyama, Gilbert). A noter que les époques ont été dédiées aux grands pionniers de notre compréhension du magnétisme terrestre, alors que les événements portent des noms de lieux. ​ ​ 3 - Les anomalies magnétiques des planchers océaniques Lors des premières phases de l'exploration des fonds océaniques, les relevés de l'intensité du champ magnétique à l'aide d'un magnétomètre tiré par un bateau avaient montré l'existence, sur ces fonds, d'une alternance de bandes parallèles de magnétisme faible et de magnétisme élevé. On s'expliquait mal cette situation. Les schémas qui suivent expliquent comment on a utilisé les inversions du champ magnétique terrestre pour construire une échelle magnétostratigraphique. Au début des années 1960, Vine, Matthews et Morlay ont apporté l'explication voulue et montré que l'existence de ces bandes d'anomalie magnétique venait supporter l'hypothèse de l'étalement des fonds océaniques de Hesse. La formation de lithosphère océanique à la dorsale enregistre la polarité du champ magnétique terrestre au moment où cristallise le basalte. Le plancher océanique qui s'étale se comporte comme la bande magnétique d'un magnétophone qui fixe le son (ici, la polarité du champ magnétique) au fur et à mesure de son déroulement. Ce sont ces différences de polarité magnétique qui sont responsables des anomalies de l'intensité du champ. La polarité actuelle étant normale, les bandes d'intensité élevée correspondent aux bandes de polarité normale, résultant d'un effet d'addition, alors que les bandes d'intensité faible correspondent aux bandes de polarité inverse, résultant d'un effet de soustraction. Les quatre schémas qui suivent montrent comment se construit dans le temps un plancher océanique constitué de bandes parallèles, de polarités magnétiques alternant entre normales et inverses, et symétriques de part et d'autre d'une dorsale. ​ SOUCE http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html Pour celles et ceux qui veulent approfondir le sujet il existe un site scientifique remarquable où vous trouverez une importante somme de données : h ttp://www.astrosurf.com/luxorion/terre-champ-magnetique.htm

  • géologie|magmatisme et roches magmatiques|JJ Chevallier

    Par Ludovic Thebault SITUATION GENERALE Les magmas qui sont issues du manteau peuvent aussi se trouver dans la croûte. LA CROÛTE C'est la partie supérieure de la planète Terre. Elle se distingue en deux types : -croûte continentale où l'on trouve des terrains vieux de 3, 8 milliards d'années, elle n'est donc pratiquement pas régénérée par rapport à la croûte océanique qui n'a que 200 millions d'années au maximum. La croûte continentale est essentiellement composée de roches métamorphisées et de granites. Son épaisseur varie de 30/40 à 70 km sous les massifs montagneux avec une densité de 2.7, et 2.5 dans les régions sédimentaires. -croûte océanique qui est essentiellement composée de basaltes pauvres en SiO2 (la silice, minéral formant le quartz entre autre). Son épaisseur varie de 7 à 12 km avec une densité de 2, 7 à 2, 9. Grâce aux ondes sismiques, il a été possible de montrer une discontinuité au sein de la croûte continentale, à mi-épaisseur environ, principalement dans les régions les moins actives (boucliers). Cette discontinuité, de Conrad, indiquerait une différence de composition entre les deux ensembles. Les rares sites où cette croûte inférieure est possible à étudier montrent de nombreuses intrusions mantelliques basiques. Ainsi la partie supérieure de la croûte continentale est riche en SiO2 tandis que sa partie inférieure l'est moins en raison des nombreuses intrusions mantelliques. LE MANTEAU C'est la zone de discontinuité dite de Mohorovicic ou Moho, qui sépare la croûte du manteau. Il est composé de péridotites. On distingue un manteau supérieur qui comprend une couche rigide supérieure de densité : 3.4, qui forme avec la croûte la lithosphère. Dessous une région à moindre vitesse de densité : 3.5, qui constitue la partie supérieure de l'asthénosphère, puis il y a deux autres couches plus rigides et profonde jusqu'à 700 km, de densité : 3.5 et 4.0. Le manteau inférieur lui s'enfonce jusqu'à 2900 km avec une densité de : 4.5 à 6. On peut considérer la lithosphère comme un ensemble rigide et froid et l'asthénosphère comme chaude et plastique (visqueuse mais non liquide). Les roches magmatiques ou endogènes se forment en profondeur, celles qui se forment en surface sont dites, roches éruptives. Une grande partie du magma provient de l'activité tectonique, on peu dire que c'est un état transitoire et local des roches profondes. Une partie de la roche est à l'état fondu mais de nombreux cristaux restent présents. FORMATION DU MAGMA Le magma correspond à la fusion d'une partie des roches du manteau ou de la croûte puis à une cristallisation de certains minéraux caractéristiques. Il peut être formé par l'action d'une source de chaleur interne ou par un métamorphisme très évolué. Le magma obtenu dans ce dernier cas est appelé anatexique. Il est toujours crustal. LA FUSION DES ROCHES Si le mécanisme de fusion est identique pour tous les magmas, leur évolution sera différente en fonction de leur composition et de leur localisation. La comparaison d'un magma granitique et basaltique le montre bien. MECANISMES DE LA FUSION Ils sont commandés par les conditions de températures et de pressions qui règnent en profondeur mais aussi par la présence d'eau. Dans les conditions normales il ne peut pas y avoir fusion des roches. C'est pourquoi manteau et croûtes sont constitués de roches solides. Toutefois en certains endroits, le plus souvent liés à la tectonique des plaques, les conditions sont modifiées et permettent la fusion, locale, des roches. Chaque minéral possède une température de fusion qui lui est propre. La roche étant constituée d'un mélange de minéraux sa température de fusion dépendra de sa composition. La présence d'eau (dans des minéraux hydratés par exemple) permet de diminuer cette température de fusion. Elle joue un grand rôle dans la formation des magmas. Les magmas sont moins denses que les roches qui les entourent (la densité du magma est de 2, 9 contre une densité de 3, 4 dans le manteau, il est donc plus "léger"), ils tendent donc à remonter vers la surface de la terre. Sous cette poussée d'Archimède, les pressions fortes du magma sur les roches du manteau entraînent la formation de fractures par lesquelles le magma monte vers la surface. Au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de la surface, la température des roches qu'ils traversent diminue (rappel : le gradient géothermique est d'environ 30°C tous les kilomètres). De plus les magmas en s'éloignant de leur lieu de formation, et donc de la source de chaleur, vont progressivement refroidir. Les caractéristiques du magma influencent son comportement, notamment sa viscosité : la fluidité d'un magma facilite sa remontée vers la surface au travers de fissures. MAGMAS BASALTIQUES ET GRANITIQUES Il existe, grossièrement deux grands types de magma : granitique et basaltique. Un magma granitique est un magma formé par la fusion de roches riches en silice, il est épais et visqueux. Un magma basaltique, moins riche en silice, sera lui beaucoup plus fluide. Quand un magma granitique remonte vers la surface il se solidifie généralement en profondeur car la température devient vite insuffisante pour le maintenir à l'état liquide. C'est pourquoi les granites se forment exclusivement en profondeur. La température de solidification d'un magma basaltique étant beaucoup plus forte que celle des magmas granitiques (1200°C en surface contre 900°C) les magmas basaltiques arrivent le plus souvent à l'état liquide en surface. Ils donnent alors des éruptions. C'est un magma de ce type que l'on rencontre dans les volcans. La viscosité d'un magma dépend de : sa température (plus c'est chaud, plus c'est fluide) la teneur en eau qui facilite l'hydrolyse de la silice et donc la fluidification du magma la teneur en gaz (plus il y a de gaz plus c'est fluide). Cette caractéristique est à l'origine de la nature explosive ou effusive des volcans. l'acidité du magma (plus le magma est basique, c'est dire de moins en moins riche en silice, plus il est fluide). la présence de Na, Ca, Mg, Fe qui permettent la formation de petites chaînes et renforcent donc la fluidité. Lors de sa remontée vers la surface, le magma peut s'accumuler à certains endroits du manteau ou de la croûte. Ce sont les chambres magmatiques. CRISTALISATION Au fur et à mesure de la cristallisation d'un magma, il y a transformation de sa composition chimique. Ainsi un même magma peut fournir une succession de roches différentes déterminées par une série magmatique. Selon la taille des cristaux dans une roche magmatique il est facile de connaître son temps de refroidissement et donc son lieu de refroidissement. LES PHENOMENES CHIMIQUES Au cours de sa remontée vers la surface et de son stockage dans une chambre magmatique, un magma refroidit. Il peut arriver directement en surface, il subit alors peu de modification. Mais lorsqu'il stagne dans les chambres magmatiques, son refroidissement, plus intense, va entraîner des modifications dans sa composition. Lors du refroidissement, il y cristallisation des minéraux (comme le sel d'eau de mer cristallise lors de l'évaporation). Mais cette cristallisation n'a pas lieu en même temps pour tous les minéraux. En effet les minéraux ne peuvent cristalliser que dans certaines conditions de température et de pression. Il peut y avoir recristallisation des même minéraux que ceux de la roche d'origine (dont est issu le magma) mais souvent ce sont de nouvelles espèces minérales qui se forment. Des substitutions d'ions peuvent avoir lieu (rayons ioniques semblables, charge plus forte comme Na+ et Ca++). Enfin, les minéraux entrant dans la composition des premiers cristaux ne sont plus disponibles dans le magma. Ainsi au fur et à mesure du refroidissement, le magma s'appauvrit en certains éléments chimiques (ceux entrant dans la composition des cristaux) et s'enrichit en conséquence des autres éléments (quand de l'eau de mer s'évapore, l'eau encore liquide est de plus en plus riche en sel). C'est le phénomène de la cristallisation fractionnée. Un exemple est celui du Rubidium. Présent en faible quantité dans le magma d'origine, il se concentre au fur et à mesure de la cristallisation fractionnée. Cette caractéristique est utilisée pour connaître l'origine d'un magma. Il peut aussi y avoir cristallisation fractionnée quand les minéraux formés se déposent par gravité et n'entrent plus en relation avec le liquide, il n'y a plus alors d'échanges d'ions et le liquide devient plus concentré en certains ions que d'autres. La silice se cristallisant à faible température (en dernier), on peut ainsi observer une acidification de plus en plus grande au fur et à mesure du refroidissement d'un magma. En effet tous les autres minéraux cristallisant avant, le magma restant voit sa teneur en silice devenir de plus en plus importante. Le mélange des minéraux dans un magma peut modifier certaines de leurs caractéristiques : si on regarde 2 espèces minérales différentes, le mélange de celles-ci peut permettre une température de fusion inférieure à la température de fusion de l'espèce la plus fusible prise isolément, c'est le point eutectique. En plus de cette cristallisation fractionnée, la stabilité des minéraux va intervenir. En effet les cristaux ne sont stables que dans des conditions très précises de température et de pression (et d'environnement chimique). Ainsi les premiers cristaux formés à haute température vont se dissoudre à des températures plus faibles. L'olivine, par exemple, qui est un des premiers cristaux à se former, va donner un pyroxène lors de la baisse de température du magma. Les pyroxènes vont eux-même être détruits pour donner des amphiboles si la baisse de température se poursuit. Cette suite réactionnelle se poursuit avec la cristallisation de biotite au dépend des amphiboles puis de muscovite au dépend de la biotite. La formation de quartz est le terme final qui se forme lors de la cristallisation complète du magma. Pour des solutions solides (minéraux isomorphes comme les plagioclases) il y aura enrichissement ou non, de certains minéraux selon le temps de refroidissement d'un mélange liquide. A forte température c'est l'anorthite qui se cristallise, le magma restant s'enrichit donc en albite (il y a de plus en plus de Ca et de moins en moins de Na).Dans ce cas précis, l'anorthite n'est pas détruite mais reste protégée par les formations d'albites (et des minéraux intermédiaires). A travers ces différentes caractéristiques, il a été possible de classer des minéraux selon leur ordre d'apparition en fonction de la température et de la teneur en SiO2 du magma initial : (Suite réactionnelle de Bowen) La teneur du magma en silice conditionne l'évolution de cette suite. Un magma riche en silice ira jusqu'aux termes ultimes de la suite : beaucoup de quartz, un peu de micas de plagioclases (albite) et d'orthose). Un magma peu siliceux conservera les cristaux de haute température. Un magma très pauvre en silice donne ainsi une roche riche en olivine et en feldspathoïdes. CRISTAUX ET TEMPS DE REFROIDISSEMENT Plus le temps de refroidissement sera long, plus les cristaux auront le temps de se développer. Ainsi les magmas qui refroidissent en profondeur, lentement, donnent des roches riches en gros cristaux. La taille et l'abondance de ces cristaux déterminent des textures différentes : texture grenue : Il n'y a que des cristaux visibles à l’œil nu (phénocristaux). texture aplitique : les cristaux sont tout petits texture porphyroïde : il y a de gros et de petits cristaux texture pegmatitique : il n'y a que de gros cristaux texture microgrenue : il n'y a que des cristaux mais ceux-ci ne sont visibles qu'au microscope. texture microlitique : la roche n'est pas entièrement cristallisée. On trouve quelques gros cristaux, beaucoup de petits invisibles à l’œil nu qui sont contenus dans un verre. Le verre correspond à la phase liquide d'un magma ayant solidifiée très rapidement sans pouvoir former des minéraux. C'est donc un mélange d'espèces minérales non cristallisées. Les roches possédant cette texture se sont généralement formées près de la surface terrestre. texture vitreuse ou hyaline : il n'y a pas de cristaux. Ce n'est que du verre. Les roches hyalines sont le plus souvent des laves ayant refroidies très rapidement (dans l'eau par exemple). On peut toutefois y observer des pseudo cristaux (les sphérolites). CARACTÈRES DES ROCHES Il existe plusieurs classements différents et complémentaires. SELON LES MINERAUX Ces classements se basent sur les notions : d'acidité de la roche : une roche acide possède plus de 65% de silice une roche intermédiaire possède entre 52 et 65% de silice une roche basique possède entre 45 et 52% de silice une roche ultrabasique possède moins de 45% de silice. d'alcalinité : une roche alcaline est riche en feldspaths potassiques et sodiques, une roche calco-alcaline possède en plus des plagioclases une roche calco-sodique ne possède que des plagioclases. de saturation : une roche sursaturée ne contient pas de feldspathoïdes et est riche en quartz une roche saturée ne contient pas de feldspathoïdes une roche sous-saturée est riche en feldspathoïdes. de coloration : une roche hololeucocrate est blanche, elle possède moins de 12, 5% de ferromagnésiens une roche leucocrate possède entre 12, 5 et 37, 5% de ferromagnésiens une roche mésocrate possède entre 37, 5 et 62, 5% de ferromagnésiens une roche mélanocrate possède entre 62, 5 et 87, 5% de ferromagnésiens une roche holomélanocrate est noire avec plus de 87, 5% de ferromagnésiens. A ces critères se rajoute la texture de la roche. Selon la proportion en minéraux, on distingue (Classification de Jung et Brousse) : les syénites et trachytes riches en orthose, biotite et amphibole les granites et rhyolites riches en quartz, orthose, plagioclases (Na), biotite et amphibole les granodiorites riches en quartz, orthose, plagioclases (Ca), biotite et amphibole et où les plagioclases dominent sur l'orthose les diorites et andésites riches en plagioclases (Ca), pyroxènes, biotite et amphibole les gabbros et basaltes riches en plagioclases (Ca), pyroxènes et olivine les péridotites riches en pyroxènes et olivine. SELON LE MODE DE GISEMENT Ces classements se basent sur les notions : d'acidité de la roche : une roche acide possède plus de 65% de silice une roche intermédiaire possède entre 52 et 65% de silice une roche basique possède entre 45 et 52% de silice une roche ultrabasique possède moins de 45% de silice. d'alcalinité : une roche alcaline est riche en feldspaths potassiques et sodiques, une roche calco-alcaline possède en plus des plagioclases une roche calco-sodique ne possède que des plagioclases. de saturation : une roche sursaturée ne contient pas de feldspathoïdes et est riche en quartz une roche saturée ne contient pas de feldspathoïdes une roche sous-saturée est riche en feldspathoïdes. de coloration : une roche hololeucocrate est blanche, elle possède moins de 12, 5% de ferromagnésiens une roche leucocrate possède entre 12, 5 et 37, 5% de ferromagnésiens une roche mésocrate possède entre 37, 5 et 62, 5% de ferromagnésiens une roche mélanocrate possède entre 62, 5 et 87, 5% de ferromagnésiens une roche holomélanocrate est noire avec plus de 87, 5% de ferromagnésiens. A ces critères se rajoute la texture de la roche. Selon la proportion en minéraux, on distingue (Classification de Jung et Brousse) : les syénites et trachytes riches en orthose, biotite et amphibole les granites et rhyolites riches en quartz, orthose, plagioclases (Na), biotite et amphibole les granodiorites riches en quartz, orthose, plagioclases (Ca), biotite et amphibole et où les plagioclases dominent sur l'orthose les diorites et andésites riches en plagioclases (Ca), pyroxènes, biotite et amphibole les gabbros et basaltes riches en plagioclases (Ca), pyroxènes et olivine les péridotites riches en pyroxènes et olivine. Classification selon la composition LA CLASSIFICATION STREICKSEN Cette classification concerne les roches magmatiques contenant moins de 90 % de minéraux ferromagnésiens, c'est-à-dire plus de 10 % de minéraux achromatiques. Elle s'applique donc toutes les roches magmatiques à l'exception des ultramafiques. Elle découle du fait que feldspathoïdes et quartz sont incompatibles. Elle s'organise en quatre diagrammes, plus celui des ultramafiques. Classification Streckeisen ORIGINES DES MAGMAS LES MAGMAS BASALTIQUES Ils prendraient leurs origines dans le manteau à partir d'une péridotite initiale, la pyrolite, riche en feldspath. On pourrait retrouver une roche de composition proche à la base de la croûte océanique. On distingue les basaltes (tholéitiques) émis des points chauds ou OIB (type Hawaii), qui prennent leur origine dans un manteau profond, des basaltes émis au niveau des MORB (Basaltes des Rides Médio-Océaniques) qui sont issus d'un manteau plus appauvrit à la suite des nombreuses fusions partielles précédentes. On retrouve également des magmas basaltiques tholéitiques au niveau des arcs insulaires. FONCTIONNEMENT DES DORSALES Lorsque le magma monte vers la dorsale, une partie cristallise au contact des roches déjà en place, elle est à l'origine des gabbros. Plus haut le magma s'infiltre sous forme de cheminée vers la surface. Les complexes filoniens en sont les restes. Le litage des gabbros de la croûte océanique est issu du mouvement de l'asthénosphère. Proche du Moho, ces foliations indiquent le mouvement de l'asthénosphère au niveau de la dorsale, plus profondes elles indiquent des mouvements à une distance d'autant plus grande que le niveau est profond. Car l'asthénosphère va se refroidir au contact de la lithosphère (qui elle-même refroidit au cours de son déplacement) et s'accréter à la lithosphère d'où un épaississement de celle-ci. DORSALES RAPIDES ET LENTES Grâce aux ophiolites (morceau émergé d'ancienne croûte océanique), on a pu distinguer les dorsales rapides (la majorité des dorsales, qui ont un taux d'expansion de plus de 4 cm/an) et les dorsales lentes. On constate que le manteau des dorsales lentes est constitué principalement de lherzolites, péridotite normale du manteau supérieur, par contre celui des dorsales rapides est constitué de harzburgite. La lherzolite est constituée majoritairement d'olivine mais aussi de pyroxènes, l'enstatite et le diopside, plus un minéral alumineux associé, dont la nature varie selon la profondeur (plagioclase, spinelle puis grenat). Lors de la fusion du manteau, c'est le minéral alumineux et le diopside qui vont donner le basalte, le résidu réfractaire non fondu correspond alors à la harzburgite. Si la fusion se poursuit l'enstatite est fondue et le résidu correspond alors à la dunite, le basalte résultant est alors différent du premier basalte. En résumé on peut retenir l'équation suivante : Lherzolite = Harzburgite + Basalte (1) Harzburgite + Basalte (1) = Dunite + Basalte (2) Les dorsales lentes ont donc un manteau qui a fournit peu de basaltes par rapport aux dorsales rapides. Si le magma subit une fusion partielle à faible profondeur, on aura un magma tholéitique (dans ce cas les pyroxènes vont se dissoudre préférentiellement), par contre à grande profondeur ce sont les grenats qui vont se dissoudre et engendrer un magma alcalin. MAGMAS ANDESIQUES Ils sont issus généralement de la fusion du manteau supérieur au niveau d'une zone de subduction En plein océan, la subduction va former un arc insulaire. La croûte subductée subit lors de son enfouissement des températures de plus en plus grandes. Les amphiboles vont alors se transformer en éclogites. Cette transformation s'accompagne d'une perte d'eau. Cette eau va alors permettre la fusion des roches mantelliques sus-jacentes. Cela aboutit à la formation d'un magma tholéitique. Dans des zones plus profondes les magmas seront calco-alcalins car ils proviennent en partie de la fusion de la croûte subductée. On peut en rencontrer dans les arcs insulaires. Une subduction ayant lieu sous un continent donnera d'office des magmas calco-alcalins car les profondeurs sont plus importantes. La croûte subductée fusionne en partie et le magma obtenu se mélange aux magmas mantelliques. En plus de l'amphibole, la serpentine se déshydrate et fournit une source d'eau supplémentaire au processus. Au cours de la remontée vers la surface de nombreuses contaminations et cristallisations fractionnées vont aboutir à la formation d'un magma andésitique. MAGMAS GRANITIQUES Ils peuvent avoir une origine crustale, par anatexie ou mantellique. Ils peuvent provenir d'une activité orogénique ou non. L'origine crustale des granites est déterminée par le rapport 87Sr/86Sr qui est supérieur à 0, 710, le fait que ces granites soient associés aux schistes cristallins et souvent accompagnés de migmatites. Ce sont souvent des leucogranites orogéniques (localisés dans les chaînes orogéniques à la suite d'une anatexie métamorphique). L'origine mantellique est déterminée par le rapport 87Sr/86Sr qui est autour de 0, 702 à 0, 705. Ce sont généralement des granites anorogéniques océaniques, issus de la cristallisation fractionnée à partir d'un basalte alcalin (rares). La plupart des granites ont en fait une origine mixte : rapport 87Sr/86Sr intermédiaire, absence de migmatites associées, présence d'enclaves de roches basiques, Ce sont les granodiorites et monzogranites orogéniques formés dans les zones de subduction (à la suite de la libération d'eau par la transformation des amphiboles de la croûte subductée en éclogite) ainsi que les granites des complexes annulaires anorogéniques (provenant de l'injection de granite dans un système de fractures circulaire comme les caldeiras) L'auteur de ce texte : Ludovic Thebault ludovic.thebault@laposte.net Mise en page JJ Chevallier

  • minéraogie|densité|Jean Jacques Chevallier

    LA DENSITÉ DES MINÉRAUX Partager Très utile pour la détermination des minéraux, la densité d'un minéral, parfois encore appelée "poids spécifique du minéral", est le rapport qui existe entre le poids d'un certain volume d'un minéral et le poids d'un même volume d'eau à 3.98° C. Bien que sa mesure exacte demande l'emploi d'instrument de laboratoire, on parvient assez bien, avec un peu d'habitude, à l'apprécier en soupesant les minéraux. On distingue les minéraux légers de densité 1 à 2 (certains bitumes), moyennement lourds, de densité 2 à 4 (gypse, quartz), lourds, de densité 4 à 6 (sphalérite, barytine) et très lourds, de densité supérieur à 6 (galène, cassitérite). La plupart des minéraux ont une densité de 2 à 4. La densité est une constante physique qui caractérise un minéral donné. Beaucoup de minéraux ont une densité qui se situe autour de 2,7 gr/cm3, soit 2,7 fois plus lourd qu'un volume égal d'eau. Mais certains ont une densité relativement faible, comme la halite (sel gemme, chlorure de sodium) qui a une densité de 2,1 ; d'autres se situent à l'autre extrême, comme la galène (sulfure de plomb) avec une densité de 7,5 et l'or dont la densité est de 19,3. UN PETIT MONTAGE POUR CALCULER LA DENSITÉ D'UN MINÉRAL DOCUMENT ANNEXE : Le tableau Densité / Dureté du Pr. Lionel Robertson professeur de physique : Since 01-06-2021

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